lundi, septembre 23, 2019

Les maîtres de l'art naïf



Hier ma belle et moi sommes allé au musée Maillol voir la très belle exposition consacrée à ceux que l'on a appelé en leur temps, avec beaucoup de mépris et de condescendance, les peintres naïfs ou bien encore, et il semble que l'expression fut inventée pour eux, les peintres du dimanche. Peintres du dimanche car tous exerçaient une profession, ne vivaient pas de leur art ou si mal. Ainsi Henri Rousseau plus connu sous le nom du Douanier Rousseau travaillait à l'octroi de Paris où il contrôlait les entrées de boissons alcoolisées. Séraphine Louis fut bergère, domestique et femme de ménage.
Naïve Séraphine Louis ?
Peut-être. Mais beaucoup auraient aimé avoir son talent ! Comme beaucoup ont sans doute envié la liberté de ton d'un Camille Bombois.
Aujourd'hui plus de mépris mais une reconnaissance un peu tardive. Après tout ne sont-ils pas d'une certaine façon les précurseurs de l'art moderne ?
Du reste Picasso avait pour eux une grande admiration.
Mais je vous laisse en juger avec une sélection de quelques photos :













samedi, septembre 21, 2019

Journée du patrimoine




La France s'ennuie.
Elle n'a plus de boulot et les programmes télé sont pourris.
Entre marasme économique et invasion migratoire, elle ne sait plus trop qui elle est, où elle en est.
Tout ça pour dire que des samedi comme celui-ci il y en aura encore beaucoup d'autres je pense.
Enfin...
Aujourd'hui c'était la journée du patrimoine. Mais de beaux monuments n'ai point visité. Un pas devant l'autre je suis arrivé Bd du port Royal. Et c'est ainsi que tout naturellement je me suis retrouvé au cœur de la manifestation pour le climat. Mais ne me demandez pas si c'était pour le climat tropical ou tempéré, équatorial ou arctique, les organisateurs n'avaient pas pris la peine de le préciser.
Si la tête du cortège était bon enfant, c'est, comme d'habitude, vers la fin que ça s'est un peu gâté. Avenue des Gobelins, avec des slogans assez convenus (la police, l'état et les fachos en prenaient pour leur grade) il y avait même pas mal d'énervement et l'air devenait franchement irrespirable. D'ailleurs il faudrait leur expliquer, aux manifestants, que les feux de poubelle c'est pas bon pour l'environnement. Si on y ajoute les gaz lacrymogènes...
Ça devenait vraiment tendu, comme on dit sur BFM ou LCI. Avant de prendre un coup de matraque distribué au hasard, j'ai pris la tangente. En parlementant deux minutes j'ai pu franchir un imposant cordon de CRS qui interdisait l'accès au Bd Arago. Un boulevard infiniment désert et calme.
Ahhh les manifestations...
Finalement n'est-ce pas ça notre véritable patrimoine culturel ?




Vidéos :







Rajout de dernière minute :
Il semblerait que le bobo parisien nuit debout coco compatible, tantôt vert tantôt arc-en-ciel, prenne goût lui aussi aux manifestations. Il fait ce soir barbecue éco-responsable place de la Bastille en agitant des drapeaux rouges.
Pauvres gilets jaunes qui se font doubler par leur gauche...

En jaune et bleu



En ce samedi que d'aucuns nous prédisent très jaune (et très bleu aussi...), je ne résiste pas au plaisir de vous remettre cette petite vidéo que j'avais prise à l'occasion de l'acte..., de l'acte..., je ne sais plus combien.


samedi, septembre 14, 2019

Levallois en parady




A force de voir les Levalloisiens réélire imperturbablement leur maire, en dépit de ses déboires judiciaires, de les entendre inlassablement chanter ses louanges, j'avoue que j'étais, comme beaucoup, de plus en plus intrigué par cette si proche banlieue et pourtant de moi tant inconnue : Levallois-Perret. Mais c'est une vieille dame, interviewée hier sur LCI, qui m'a décidé d'y aller faire un tour. La pauvre disait d'une voix sanglotante le pur scandale que représentait à ses yeux l'emprisonnement de l'élu de son cœur : Patrick Balkany. N'avait-on pas affaire-là à un bienfaiteur de l'humanité ? Certes il avait bien caché quelques millions au fisc, mais qu'est-ce donc au regard de tout ce qu'il a fait depuis des décennies pour sa ville ? Par comparaison les édiles des municipalités voisines passeraient pour des minables, des ostrogoths incapables de gérer correctement leur ville, des impuissants. Alors que lui pardon... Et puis que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre ! Et de partir dans la description d'une ville où il fait si bon vivre, si calme, si propre, si...  À l'écouter c'est bien simple on avait l'impression qu'elle nous décrivait le paradis. Et elle savait de quoi elle parlait ! Ancienne parisienne elle avait habité successivement le 19ème puis le 8ème. Du 19ème elle en avait déploré l'insécurité galopante, les incivilités comme ils disent, tout ça. S'en étant plainte auprès de quelque élu, elle s'était entendu répondre que c'était ainsi, qu'il fallait s'adapter aux changements de populations (ben voyons...). Dans le 8ème, si elle avait retrouvé une certaine tranquillité, elle avait regretté le côté froid et impersonnel de l'arrondissement. Ce n'est finalement qu'à Levallois qu'elle avait pu goûter de nouveau une réelle douceur de vivre. Pareil témoignage a fini de me convaincre qu'il y avait un truc avec Levallois et, tout à l'heure, je me suis engouffré dans le métro, direction l'incomparable, la radieuse cité.

En sortant je fus un peu déconcerté : je me trouvais dans une grande avenue faite d'immeubles de bureaux en verre, un peu comme une annexe de la Défense. Puis, m'en écartant, je retrouvais une apparence de ville, un parc assez grand où des gens paressaient au soleil et que je traversais, longeant une aire de jeux vaste et fournie (en jeux), peuplée d'une marmaille bruyante et joyeuse. Passant la grille j'étais cette fois-ci bel et bien dans le cœur de ville. Architecturalement c'est un mélange d'immeubles 19ème et de constructions récentes. Récentes mais de qualité, on sent qu'on n'est pas sur du logement social mais bien dans le haut, voire le très haut de gamme : Larges balcons aux formes arrondies comme la proue des bateaux, terrasses généreuses, longues baies vitrées coulissantes exposées au sud, blancheur méridionale des façades. En fait, on a très vite l'impression de ne plus se trouver à deux encablures de Paris mais dans une ville de province, une villégiature de bord de mer comme La Baule ou quelque chose d'approchant. Mais à la morte saison et sans les cris des mouettes. Pour être calme c'est vrai que c'est calme ! Et d'une propreté irréprochable, j'en témoigne volontiers. Tant de calme et de propreté c'est même presque anormal je trouve. Clinique.
Il y avait peu de monde dans les rues si l'on excepte un mariage qui allait ou avait été célébré à la mairie. Un mariage mixte, franco-mauricien, et des participants avec des costumes traditionnels aux couleurs chatoyantes. En dehors de ça la ville semblait vidée de ses habitants. Peut être étaient-ils à Deauville ? J'ai l'impression que c'est bien le genre des Levalloisiens que de passer le week-end à Deauville. Reste que nulle part je n'ai vu le paradis (nous autres parisiens, au moins, pouvons nous enorgueillir d'avoir une rue du paradis...), tout juste une ville qui respirait l'ennui, un genre d'EHPAD en grand dont les époux Balkany seraient la direction. Finalement je comprends la vieille dame...
J'ai traversé la ville d'un pas soutenu vers la porte de Champerret. Passé le périph j'ai reconnu ma ville, celle que j'aime malgré ses nombreux travers et ce que certains s'évertuent à vouloir en faire. A quoi reconnait-on que l'on est de nouveau à Paris ? A des petits riens : à ces milliers de mégots et de détritus dans les caniveaux, aux feuilles mortes que l'on néglige de ramasser, à ses pavés disjoints, sa multitude grouillante et bigarrée. Son odeur aussi. Croyez-moi Paris a une odeur.

Je ne serai jamais, Dieu m'en garde, Levalloisien, c'est la seule certitude que je ramène de ce petit périple.

Et des photos ! (Cliquables comme chacun sait pour plus de lisibilité) :








Rajout de dernière minute :
Je viens de réaliser ce qu'il manquait à Levallois : quelques sources et un casino et c'était un mouroir comme Vichy.
Sans son glorieux passé bien sûr.


mercredi, septembre 11, 2019

Urgences




Le problème des urgences dans les hôpitaux, c'est que la France s'est mis en tête de soigner la terre entière.
C'est beau c'est grand c'est généreux, mais c'est au-dessus de ses forces, de ses moyens.
L'urgence c'est la thrombose.
Et c'est à Roissy et en Méditerranée qu'il faut l'opérer, la traiter.
Et il y a urgence : la France "Terre d'asile" est en train de couler.

La fucking polémique




Je ne comprends pas ces soudaines pudeurs de gazelle autour des bruyantes manifestations supposées homophobes des supporters de foot. On semble découvrir que l'ambiance dans les gradins des stades n'est pas tout à fait et ne sera jamais celle des salons de bridge. La belle découverte que voilà !
Que serait un classico comme PSG-OM sans les traditionnels "Paris ! Paris ! On t'enc... !" Franchement...
Et quoi ? Ces mêmes parisiens refuseraient désormais de se faire enc... ? Si tel devait être le cas pour le coup j'y verrais une preuve accablante d'une réelle homophobie. Car enfin en criant ces mots, ces supporters ne disent-ils pas leur pleine adhésion à certaines pratiques du milieu gay ?
Et puis si l'on veut voir des stades aux trois quart vides continuons comme ça. Que restera-t-il au bétail prolétarien s'il ne peut plus s'adonner à ces plaisirs enfantins dans une saine camaraderie ? Déjà qu'il faut avoir la foi du charbonnier pour venir encourager par tous les temps son équipe deux fois 45 minutes, dans l'inconfort glacé et venteux des tribunes, sans même le réconfort d'une bière à la mi-temps...
Non. Tout ça n'est pas bien sérieux.
Allez !
Tous avec moi !
- Paris ! Paris ! On t'enc... !

mardi, septembre 10, 2019

Franchement je retourne au bled

Nous voilà prévenus :

vendredi, septembre 06, 2019

Légère modification




Je viens de changer le chapeau de ce blog. Je l'ai remplacé par cette phrase :

Dans l’ancien monde, les jeunes gens qui défendaient leur frontière contre les envahisseurs étaient des héros. Nos monuments aux morts en sont pleins. Aujourd’hui, on les insulte, on les traite de racistes et on les met en prison.

Cette phrase c'est Eric Zemmour qui l'a prononcée, prenant la défense des identitaires récemment odieusement condamnés. Cette phrase  j'aurais aimé la dire, l'écrire, et, plus que tout, j'aurais aimé l'entendre dans la bouche de nos politiques. Oh pas de tous bien sûr ! Mais au moins dans celle de ceux qui se réclament de la nation, de la patrie chérie. De la droite...
Pour ce blog c'est un changement mineur, de pure forme, mais le sens de cette phrase en revanche, me semble d'une force absolue, dit une tout autre modification.

Le billet du jour




Par Ivan Rioufol.

Ainsi va la France maltraitée : ceux qui défendent des frontières sont sanctionnés par la Justice et traînés dans la boue ; ceux qui les violent sont décorés et traités en héros. Jeudi dernier, le tribunal correctionnel de Gap a condamné à six mois de prison ferme trois responsables du mouvement Génération identitaire. Au printemps 2018, leur organisation avait occupé symboliquement le col de l’Échelle, qui délimite les Alpes italiennes et françaises : un passage utilisé par des clandestins. Pour sa part, en juillet dernier, la ville de Paris a offert sa médaille Grand Vermeil à Carola Rackete et Pia Klemp (qui l’a refusée), les "capitaines courage" du Sea Watch 3. Leur navire avait forcé les eaux territoriales italiennes pour débarquer des clandestins à Lampedusa. Génération identitaire avait déjà été condamnée après une occupation momentanée, en 2012, du chantier de la grande mosquée de Poitiers. En comparaison, les "sans papiers" qui ont, cet été, envahi le mausolée du Panthéon aux cris de "Debout les morts !" en sont ressortis libres et n’ont pas été inquiétés par la justice. Ainsi va la France déboussolée…

Rien n’ébranle les certitudes du petit monde qui a décrété la France "pays ouvert". La générosité de façade des mélangistes suffit à leur donner raison, en dépit des drames humains nés de leur utopie. L’autre jour, le maire (PCF) d’Avion (Pas-de-Calais) a choisi de reloger ailleurs les 41 locataires d’une tour tombée aux mains des caïds. La débandade est passée quasi inaperçue. Ces abandons sont monnaie courante, tant les territoires perdus s’étendent comme des flaques. La loi des couteaux et des armes à feu s’est banalisée, y compris dans des villes naguère paisibles. À Villeurbanne, samedi, c’est un jeune Savoyard de 19 ans, Timothy, qui a été égorgé et éventré par un Afghan. Il a expliqué avoir reçu d’Allah l’ordre de tuer. L’assassin bénéficiait d’un droit d’asile en dépit de plusieurs identités usurpées. Mais si l’État ne surveille plus ses frontières, s’il ne contrôle plus les demandeurs d’asile, s’il recule devant la canaille, à quoi sert-il ? Timothy serait en vie si les "élites" avaient accepté de prendre enfin leur distance avec l’idéologie diversitaire - le diversitisme - qui disloque le pays et l’ouvre à l’islam.

L’État est doublement coupable, quand il renonce à protéger son peuple et laisse punir ceux qui pallient ses insuffisances.
Faudrait-il poursuivre les citoyens qui ont tenté d’arrêter l’Afghan au prétexte que ce rôle revenait d’abord à la police? Absurde. Tous les docteurs Folamour, qui ont rejoint la macronie, devraient répondre de leurs trahisons: ils persistent à abîmer la nation au prétexte qu’elle devrait éviter le «repliement». Ce poncif fait baisser les bras devant les violences impunies faites à la France. Ses règles d’accueil sont si laxistes qu’elle est le pays d’Europe qui accepte le plus de demandeurs d’asile. Les fraudeurs sont quasi assurés d’y trouver les allocations et les hébergements qui leur sont refusés ailleurs, comme en Allemagne. Ils savent que les nombreux déboutés ont peu de chance d’être expulsés. Les clandestins peuvent même espérer décrocher, à terme, la nationalité française et sa carte Vitale…

Le plus odieux est d’entendre les gentils fossoyeurs accuser l’«extrême droite» d’instrumentaliser les drames qu’ils produisent. Ils sont imperméables à la critique. Ces gens triturent les faits et la morale jusqu’à l’indécence. Le gratin de Saint-Germain-des-Prés a vite passé l’éponge sur le passé antisémite et négationniste, dévoilé récemment, de l’écrivain Yann Moix. Il est vrai que Moix, converti au parti du Bien, n’en finit plus de se rédimer en louangeant Bernard-Henri Lévy, en dénonçant les «xénophobes», en soutenant les «migrants», en s’enthousiasmant à la perspective d’une France «qui pourra être musulmane». Il a tout bon. A contrario, Renaud Camus reste le pestiféré en dépit du faux procès en antisémitisme qui lui fut fait au début des années 2000. Il faut dire que le talentueux homme de lettres ne fait rien, lui, pour s’amender. Il ne cesse d’alerter sur l’immigration de remplacement et la déculturation…

Pour une droite… de droite

Les violences faites à la France mériteraient, au minimum, les attentions portées aux violences faites aux femmes. Contre cette régression, le gouvernement a présenté mardi ses premières mesures. Mais qui sont les brutes qui ont tué Salomé, Julia, Chloé, Daisy, etc.? Pourquoi ces bourreaux ne sont-ils jamais désignés par leur nom, leur prénom? 101 femmes sont mortes depuis le début 2019. Tout est fait, dans le récit médiatique, pour faire comprendre que toutes les classes sociales seraient concernées. De fait, les femmes battues se retrouvent chez les bourgeois et les prolétaires. Reste que la culture islamique a aggravé ces comportements machistes. Quand le Coran permet au mari de frapper sa femme («Frappez-la!»), le courage serait de dénoncer ces incitations. À quoi bon un «plan Marschall» et un «Grenelle» si les indignés se contentent de demi-vérités, afin de préserver l’apparence du vivre ensemble?

Avoir à rappeler, pour la énième fois, l’urgence d’une maîtrise de l’immigration fait comprendre que rien n’a jamais été fait. Ni la gauche ni la droite n’ont osé passer outre les interdits de penser sur la préservation d’une identité commune, ce dessein «nauséabond». Ces lâchetés ont assez duré. Si la droite veut renaître, elle ne doit plus avoir honte de protéger la France d’invasions subventionnées, de plus, par les contribuables. Elle ne doit plus avoir honte d’en finir avec la préférence étrangère, le regroupement familial, le droit du sol, le droit d’asile pour ceux qui viennent de pays sûrs. Elle ne doit plus avoir honte d’accélérer les retours pour les déboutés, les déchus de la nationalité et pour tous les étrangers qui haïssent la France et la confondent avec un distributeur de billets de banque. Bref, la droite ne doit plus avoir honte d’être à droite.

Un peuple qui souffre

Derrière la France maltraitée, il y a un peuple qui souffre. Or non seulement ses inquiétudes sont ridiculisées par le Système, mais elles sont reléguées au rang des préoccupations dangereuses par ceux qui craignent la voix des citoyens oubliés. En Italie comme en Grande-Bretagne, la profession parlementaire fait obstacle, ces jours-ci, à l’expression des urnes. Ce faisant, elle montre son despotisme, jadis dénoncé par André Tardieu (1). Les ennemis de la démocratie se disent démocrates.
(1) Le Souverain captif (réédité par les Éditions Perrin).