samedi, octobre 13, 2018

mardi, octobre 09, 2018

Je suis là




Il y a dans cette saison, l'automne, ici plus qu'ailleurs sans doute, quelque chose d'émouvant qui m'arracherait presque des larmes. Cela tient à cette lumière mourante sur ces collines si douces, à ce silence imperturbé, à ma solitude radicale, éloigné que je suis de tout et de tous.
Il y a encore quelques années de cela mes amis ne redoutaient pas l'inconfort des lieux. Nous nous retrouvions  alors vers la Toussaint autour d'un civet de sanglier, réchauffés par un  grand feu de cheminée  qui est ici l'unique source  de chaleur. Mais il faut croire qu'ils se font vieux et passé l'été il devient compliqué de se retrouver tous réunis dans ce qui est pourtant le seul coin de paradis que je connaisse sur terre.
Cette solitude n'est ni triste ni douloureuse : elle est tout simplement, et je l' apprivoise, en fais ma compagne, ma maîtresse de quelques jours.
Que je vienne à mourir et c'est ici et nulle part ailleurs que je veux renaître.
Avec mes souvenirs...


samedi, octobre 06, 2018

Le public de Zemmour


Un reportage du talentueux Vincent Lapierre lors de la séance de dédicaces du livre d'Eric Zemmour à la Nouvelle Librairie.
Je souhaite à ce jeune homme à la tête bien faite une belle carrière journalistique loin des sentiers battus.
A partir de la minute 5:20 on s'amusera (on savourera même) de l'éviction de la "journaliste" de "Quotidien", comme on s'amusera de la démonstration qui s'en suivra.
Le public de Zemmour :



vendredi, octobre 05, 2018

Œnologie




Moi qui suis d'un autre siècle, du siècle précédent pour tout dire, je ne reconnais plus mes vins.
L'autre soir avec ma belle avons ouvert un Graves.
C'eût été un coteau du Languedoc que nous n'aurions pas fait la différence. J'ai dégusté des Côtes du Rhône mille fois plus intéressants.
Tous les vins désormais se veulent  "raisonnés", "bios dynamiques" pour les plus téméraires.
Ils se ressemblent tous, ne ressemblent plus à rien.
Mais que le Bordelais s'y résigne...
Je me souviens d'un temps, pas si lointain, ou dans un verre de vin je pouvais deviner la terre, la sentir. Je me souviens du Vieux Bistrot près de Notre Dame, d'une fricassée de girolles que venait exploser un cru bourgeois du Bordelais.
C'est bien fini.
Tout est devenu pâle et sans relief  dans ces vins qui veulent séduire le plus grand monde, qui ont renoncé à leur identité.
J'en suis à me satisfaire de vins de pays bien plus honnêtes, à 3euros 50 le flacon.

jeudi, octobre 04, 2018

Le voyage aux Antilles




Il habite seul avec maman, dans un très vieil appartement rue du Faubourg St Honoré. Et l'autre soir, dans la maisonnée réputée si tranquille, il y a eu des éclats de voix, des mots un peu plus hauts que les autres. Alors il s'est assis au coin du lit second empire, s'est pris la tête entre les mains et a lâché :
- J'en ai marre... j'en ai marre de cette turne qui sent le renfermé ! Je préside une start-up nation et je crèche dans une baraque aux parquets qui craquent, aux murs couverts de peintures au plomb ! Et toi maintenant qui me tire une tronche de six pieds de long ! Ecoute mamie, pardon, ma mie, demain je m'casse de l'Elysée, je pars respirer un grand coup au pays des fleurs et des alizés. La France périphérique rien à f... ! C'est l'ultramarin qu'il me faut séduire, et avec lui toutes les banlieues.

Tout de suite en sortant de l'aéroport du Lamentin il a senti le choc : 25°, 90% d'humidité, et ce chant incessant des insectes dans la nuit, le même chant de St Pierre au Vauclin, de Rivière Salée à la Trinité, et ces effluves tantôt suaves et sucrées, tantôt fortes et poivrées qui vous prennent la gorge. Tout de suite il a été dans le bain, s'est senti chez lui, comme libéré. Rhum-coco, chiquetaille de morue-piment langue d'oiseau, et toujours cette moiteur tropicale, ont fait monter en lui une fièvre désinhibante, ont achevé de troubler ses sens. A la jeunesse noire ébène il a fait don de son corps, s'est laissé enlacer, caresser, a rendu les caresses. A Paris les commentateurs les plus acquis à sa cause regardaient atterrés le spectacle, se demandant comment tout cela allait se terminer. Et puis le Grand Charles, à point nommé, est mort. Et sa mort est venue éteindre toutes polémiques. D'autant que, entre-temps, il était rentré à Paris où de nouveaux ennuis l'attendaient.

- Quoi de neuf ma biche ?
- rien... Ou plutôt si : y'a Gégé qui retourne à Lyon.
- à Lyon ? Mais pourquoi ma tendre ?
-j'sais pas... il a dit comme ça que Paris était trop minéral, que ses traboules lui manquaient.
- trop minéral ? Mais il est complètement frappadingue le croquemitaine ! Comme ça ! Y m'laisse tomber comme une vieille chaussette ! Quand je pense qu'il y a un an il me chialait sur l'épaule...
- je crois qu'il est jaloux. Il s'est bien rendu compte que tu ne l'écoutais pas, que tu lui préférais le vieux-jeune de 68, et tous ces autres qui ont le double des clés de la Grille du Coq. Tu sais ce qu'il a dit à Edouard ? Que "les Français vivaient côte à côte mais que demain ils pourraient bien vivre face à face". Il a dit ça à Edouard mais je crois que c'est à toi que le message était adressé. Au fond il est parti parce qu'il a bien compris que tu n'en ferais toujours qu'à ta guise. N'es-tu pas Louis XIV  et Napoléon à la fois ? Oui... Louis XIV et Napoléon... mais pour faire quoi au juste ? Régner ce n'est pas être fort avec les faibles ! Ce n'est pas faire les poches des retra...
- oh tu ne vas pas t'y mettre toi aussi !
- un dernier truc : t'es à 32%, plus bas que Hollande sur la même période. Ça cause non ?
Sinon t'as fait bon voyage ?

mercredi, octobre 03, 2018

Tartufes !


Oh qu'il est pas beau !
Oh qu'il a l'air méchant !
Oh qu'il a une sale tronche de petit blanc pas net, de violeur en puissance !
Heureusement que le gentil couple mixte est là...
Rappelez-nous les statistiques ?
Ah mais oui j'oubliais...
Faut pas stigmatiser !

Tartufes !


lundi, octobre 01, 2018

Mon hommage à Charles Aznavour


Bon...
C'est un peu terne mais j'ai les cordes vocales encrassées par un mauvais rhume.
Sans compter la clope...
Pis en plus elle n'est pas facile à chanter cette p... de chanson !


dimanche, septembre 30, 2018

D'une barbarie l'autre

Sans doute cette histoire de rappeur appelant à tuer les blancs, à égorger leurs bébés, n'est-elle qu'un énième  buzz comme on dit. N'empêche...
N'empêche que je ne peux m'empêcher de penser à tous ces morts que nous allons bientôt faire mine de célébrer, et qui sont morts pour ça : que des nègres, des musulmans, des barbares, envisagent d'achever le peu qu'il leur reste de descendance. Car c'est bien le programme de la chanson dont on parle ces jours-ci, leur Mein Kampf brouillon qui ne demande qu'à s’épanouir.
L'histoire se répète, la guerre est proche nous le sentons tous.
Mais je dis à mes enfants : si l'on vous invite aux prochains massacres n'y allez pas. Soyez fiers d'être des déserteurs.
De tous temps les guerres furent celles des rois, des empereurs, des industriels et des banquiers. Jamais celles des peuples.
- Des bras des bras ! pour défendre mon royaume.
- Des bras des bras  ! pour défendre la nation.
- Des bras des bras ! pour piquer nos mines.
- Des bras des bras ! pour porter nos fusils .

Mes enfants : si l'on vous prend par la main avec des promesses de médailles et de belles commémorations, fuyez !
Souvenez-vous de la chanson de Craonne et dites leur : si vous voulez faire la guerre, payez-la de votre peau.


jeudi, septembre 27, 2018

Ce soir ou jamais


Alléluia on a retrouvé "Ce soir ou jamais" et son célèbre animateur aux cravates rayées.
Ce soir le thème débattu était " l'économie européenne est-elle trop libérale ou pas assez ?".
Thème d'échauffement, on s'en doute.
J'attends avec beaucoup d'intérêt les prochains épisodes.
C'est sur Russia Today.