samedi, avril 04, 2020

Apero balcon


Tous les troquets étant tristement fermés pour une durée indéterminée, ma belle et moi, le week-end venu, ne pouvons plus fréquenter notre terrasse préférée.
Alors, depuis le début du confinement et grâce à une météo complice, nous improvisons tous les samedi un apero balcon.
Aujourd'hui c'était chardonay-olives.
C'est pas si mal :


Une pétition


Je viens de la signer.
Peut-être que quelque-uns de ceux qui passent par ici auront envie d'en faire autant :

Ne perdons plus de temps  

(sur change.org)

Le message des deux médecins à l'origine de cette pétition :


Parodie




vendredi, avril 03, 2020

Dans la file d'attente


                                                          Photo d'illustration.

Toujours ce nez qui pique. Et qui coule...
D'une certaine façon c'est assez rassurant. Si j'ai bien compris la façon de voir les choses du truc, il n'est pas du genre à faire du tralala, à parlementer soixante douze heures. Quand il est là, il est là, et n'y va pas avec le dos de la cuillère. Lui son genre ce serait plutôt un grand coup de boule dans les bronches direct, avec en accompagnement un solide coup de massue sur le crâne. Plus perte de goût et d'odorat, me rappelle un commentateur. J'en suis loin. Donc rhinite allergique, je connais l'ordonnance : attendre que ça passe.
Tout à l’heure, ausweis en règle, j'étais en partance pour le tour quotidien du pâté de maisons. Mais c'est alors que j'avise une queue monumentale sur le trottoir d'en face. "Quécéça ?" me dis-je. C'était la queue des clients du Carrefour Market qui s'étirait, qui s'étirait... J'ai donc changé mon programme et pris ma place dans la file, le magasin fermant de plus en plus tôt. Si au début les messages de précaution avaient visiblement du mal à passer chez certains, aujourd'hui ce n'est plus le cas. La distanciation sociale n'est plus d'un mais de trois mètres au moins. Il est loin le temps des embrassades et qui sait quand il reviendra. Une demi-heure plus tard, j'aperçois deux petites vieilles qui remontent la file. Je les suis du regard. C'est bien ça : elles vont prendre leur tour bien sagement tout au fond. Je dis à une autre dame, juste derrière moi :
- vous me gardez la place au chaud ?
Et je remonte la queue vers les petites vieilles.
- Mesdames, vous savez que vous êtes prioritaires ?
- Ah non, non Monsieur, seulement à certaines heures.
- Pas du tout : vous l'êtes tout le temps !
Elles me remercient et je regagne ma place. Au bout d'une à deux minutes (ça marche pas vite une petite vieille) je les vois s'engouffrer triomphalement dans le magasin.
C'était ma b-a du jour.

Aphorisme nocturne et désabusé


Finalement nous avons bien un président.
Il s'appelle Édouard Philippe.

jeudi, avril 02, 2020

Premiers symptômes ?




Je mets un point d'interrogation à mon titre, tant cette saloperie qui parcourt le monde a tendance à nous rendre paranos. Mais les faits sont là : depuis deux jours j'ai le nez qui pique et coule. Pourtant ce n'est pas faute de les respecter ces fichus gestes barrières, et Fredi n'est pas du genre à manquer d'hygiène, à sortir des chiottes sans se laver les mains. D'ailleurs à force de me les laver elles sont devenues toutes blanches mes mains... Où aurais-je pu la choper cette m...? Chez ce bon dentiste qui m'a si bien soulagé ? Sauf à battre des records d'incubation c'est beaucoup trop loin. Dans la file d'attente de mon Carrefour Market ? L'autre jour c'est vrai, une femme a violemment éternué, s'amusant, cette imbécile, de la réaction des gens. Et moi j'étais sous le vent... Non... Ça ne peut pas être si simple ou alors on va tous y passer ! Alors ? Simple rhinite allergique de printemps comme il m'arrive d'en faire fréquemment sans plus m'en inquiéter ?
Toux ? Non.
Fièvre ? Non.
Gêne respiratoire ? Non. Hier ma belle et moi avons fait la promenade réglementaire d'une heure (langage carcéral auquel j'ai du mal à m'habituer). Nous avons gravi au petit trot les escaliers qui mènent à la terrasse surplombant l'entrée du parc Montsouris. Elle m'a rejoint en haut quelques instants plus tard, étonnée et un peu jalouse de voir que je l'attendais sans un essoufflement.
Alors ?

Qui sera saura
Demain n'est jamais bien loin
Laissons l'avenir, venir
Qui sera saura

Reçu des nouvelles de fiston, toujours confiné en Nouvelle Zélande. Qui se souvient parmi mes lecteurs de la chanson de Gainsbourg dans l'album "Mélody Nelson", "Cargo Culte"? Superbe texte entre parenthèses :

Au hasard des courants
As-tu déjà touché
Ces lumineux coraux des côtes guinéennes
Où s'agitent en vain ces sorciers indigènes
Qui espèrent encore des avions brisés

Allez-y voir. Mieux : écoutez-la.
Tout ça pour dire que fiston côtoie des gens qui pratiquent encore le culte du Cargo. Ils l'ont surnommé "John Frum". Avec eux il improvise des danses papous.
Au moins lui ne s'ennuie pas durant son confinement...

mardi, mars 31, 2020

Discovery




Pic nic douille
C'est toi l'andouille
la chloroquine tu l'auras ou pas.

Cette histoire de chloroquine, à défaut de nous soigner un jour (ce que nous souhaitons tous) va finir par nous rendre fous. On ne sait toujours pas à l'heure qu'il est comment la chlore*.
Pas plus tard que tout à l'heure, sur un plateau de télé, un toubib, un médecin, un professeur, testé** positif au virus chinois et dont j'ai oublié le nom, nous livre un dialogue surréaliste :

- journaliste : vous avez été testé positif au Covid 19 et, dès les premiers jours, vous avez suivi le protocole du professeur Raoult. Aujourd’hui vous êtes guéri. Recommanderiez-vous son traitement ? 
- toubib : ah non... non... jamais ... rendez-vous compte : les risques sont trop grands ! J'aurais pu faire un infarctus ! 
Le mec il est vivant ! La première chose qu'il a faite en apprenant sa contamination c'est de suivre les recommandations d'un iconoclaste. Et, alors qu'il respire de nouveau, tout ce qu'il trouve  d'intelligent à faire c'est de le dézinguer en direct !

Pendant ce temps, ce temps si long, de grands scientifiques lancent une nouvelle loterie.
Son nom ?
Discovery, en bon français.
A vous de jouer.


*J'aurais bien aimé, mais non elle n'est pas de moi.
**Chanceux.

Il faut qu'un bon sabotier save save son métier


Fiston, confiné en Nouvelle Zélande et sans doute nostalgique de sa mère patrie, regarde les archives de l'INA et m'envoie une vidéo.
Elle est intéressante cette vidéo : on y apprend qu'en Bretagne, en 1965, un homme, sabotier de son état, vivait encore dans les bois, qu'il y avait toujours vécu comme quelques-uns de ses semblables avant lui, dans une hutte. 1965 ! Ce n'est pas si lointain !
Détail amusant on croit voir le grand-père de Michel Houellbecq...