lundi 19 février 2018

L'affaire Wauquiez




Pas bien compris l'affaire Wauquiez. Faut dire que la droite LR pour ce qu'elle me passionne... Mais on lui reproche quoi au juste à Laurent ? D'avoir un peu trop déniaisé des étudiants en sciences politiques ? De leur avoir, et à nous, un peu trop montré les coulisses du théâtre à l'insu de son plein gré ? Ma foi la pièce qui se joue sous les projecteurs est si mauvaise, nous en connaissons depuis si longtemps les rouages et les ficelles, que si le spectacle est dans les coursives, derrières les feuilles de décors et les accessoires, alors nous sommes preneurs. Tant pis si l'éclairage est mauvais, le son approximatif ; l'important n'est-il pas le texte ?
Et si dans ce nouveau drame Laurent veut y jouer le premier rôle, alors qu'il assume jusqu'au bout, qu'il ne vienne pas demain se dédire, se contredire.
Alors peut-être pourra-t-il revenir dans la lumière avec un scénario nouveau, une chute moins attendue.
Mais Laurent est LR, c'est là son handicap.

Maître Pierre




D'après Jacques Plante et Henri Betti (Ange Betti), interprétée entre autres par Yves Montand, Fredi chante Maître Pierre, chanson populaire s'il en est.


dimanche 18 février 2018

De l'avenir des blogs


C'est en se rendant chez Aristide qui conserve intacte sa blogroll que l'on mesure le mieux la pérennité des blogs. Décès, lassitude, renoncement ou revirement, l'insoumission date d'il y a quatre ans.
A qui le tour ?


vendredi 16 février 2018

Le philharmonique de Paris-Pantin




La mésaventure de cette violoncelliste agressée à Pantin et qui s'est faite dérober son instrument m'a remis en mémoire ce billet que j'avais commis au moment de l'inauguration du philharmonique de Pantin.
Ma foi je le trouve assez drôle.
Mais quelle idée aussi d'avoir transféré Pleyel là-bas...

    Le philharmonique de Paris-Pantin


J'ai honte. Oh oui j'ai honte. Mais mettez-vous à ma place : il faut bien vivre et c'était une belle commande. On m'a dit :
- Il conviendrait que ça ne ressemble à rien, n'évoque rien, ne parle de rien mais à tout le monde. Vous voyez le topo ?
De ce point de vue y'a pas à dire c'est réussi.
- l'idéal serait un bâtiment qui aurait tout autant sa place à Shanghai ou Abou Dabi. Voyez-vous Paris est une ville-monde. Ayez ça constamment présent à l'esprit en concevant votre projet.
Une ville-monde...mais où vont-ils chercher tout ça ?
On dit que l'on ne comprend certains auteurs qu'un siècle après leur mort. Je veux bien. Mais moi je ne me comprends pas moi-même. Je me sens comme cet accusé en garde à vue incapable d'expliquer son geste.
Non moi j'étais fait pour autre chose. Je viens trop tard ou trop tôt. J'envie, j'ai de la jalousie, pour les architectes du 3ème Reich, ceux de l'Union Soviétique qui maniaient si bien le béton. Ou Perrault à la rigueur. Une ville entière tout de même, ça n'est pas rien. Mais mon héros c'est le Baron, quand il écartelait Paris, lui libérait ses bronches encombrées à grands coups de sabre, craque ! craque ! Je pensais à ça l'autre jour dans mon taxi. J'étais pris dans un ralentissement, un bouchon quoi. A la hauteur de la Porte de Pantin j'ai jeté un coup d’œil à la dérobée. "Effet vol d'hirondelles" ça devait rendre. Le résultat c'est plutôt "chiures de goélands", faut bien admettre. J'ai détourné le regard vers les moulins.
On a inauguré le truc avec une expo "David Bowie", un personnage ambigu comme on dit. C'était parfait. J'attends avec impatience la rétrospective "Conchita Wurst". Ah les cons... Enfin l'honneur est sauf : dans les chiottes ils diffusent du Schubert, "La truite", paraît que ça fait aller. J'vous jure...
Ça coinçait vraiment. Mon taxi, un chinois rigolard, a agité son index vers la chose.
- c'est vous qui avez fait cela ! Hi hi hi !
D'où il me connaissait celui-là ? Est-ce que je lui demande, moi, si sa femme pose à poil pour les fonds de tasses à saké ? C'est incroyable ça !
- non, non, vous devez confondre, ai-je répondu. Tenez : prenez donc par le Pré-St-Gervais, je connais un raccourci.
J'ai honte je vous dis.

Pour Barbara, lectrice exotique :


jeudi 15 février 2018

Le commandeur




Et puis le commandeur est entré sur le plateau. Pour l’occasion j'ai l'impression qu'il s'était fait teindre les cheveux. Un peu trop.
- élève Blanquer au rapport ! Allez vous poursuivre mon grand-oeuvre ? En êtes vous seulement digne ?
Et notre ministre de sembler soudain si petit...
- vous êtes, cher Jack, mon modèle indépassable, et d'ailleurs dès demain, sur vos recommandations toujours précieuses, j'apporterai des corrections à mon devoir sur table qui d'ailleurs n'est qu'une ébauche. Comme il se doit je soumettrai à votre magnificence l'épreuve définitive pour approbation.
- élève Blanquer je crois que, grâce à vous, je resterai le meilleur ministre de l'Education que ce pays n'a jamais connu. Je quitte ce plateau rassuré, inégalé comme il se doit.
Puis on a enchaîné sur des sujets subalternes où l'on a appris que les musulmanes souffraient de façon héréditaire d'une allergie au chlore qui justifie leur refus d'approcher les milieux aquatiques profonds standardisés, que le soleil tournait autour de la terre etc... Et sur terre notre ministre y est redescendu en apportant ses réponses enmêmetempstistes, en faisant tout pour ne pas avoir une mauvaise note, ne pas froisser le commandeur qui devait depuis les loges suivre la suite de l'émission.
Comme à chaque fois que je regarde l'Emission Politique, quel que soit son invité, je ne peux m'empêcher  de me demander :
quel est donc ce grain de sable qui est venu gripper notre harmonie et que l'on ose pas nommer sous peine de se faire gronder par le commandeur aux multiples visages ? Là dans nos écoles, nos lycées, ici dans tel quartier, partout. C'est plus un grain de sable mais une tempête ! A chaque fois le ministre concerné doit y répondre sans y répondre. Exercice compliqué qui demande du courage... ou de l'habilité. Quelle est donc cette gangrène qui occupe inutilement et de façon récurrente nos débats de façon subliminale  et contre laquelle personne n'apporte de remède ? Qui sont ces gens à qui nous avons bien légèrement ouvert nos portes, qui trouvent dans nos hésitations la solution à leurs problèmes en devenant le nôtre ? On pourra parler encore et encore, faire des émissions ad vitam aeternam, si on ne répond pas à cette question on aura répondu à rien.
La réponse pourtant crève les yeux : rien ne se fera sans une maîtrise de nos frontières, sans une défense résolue de notre pays contre l'invasion. La culture, l'éducation, l'économie s’effondreront ; le vivre-ensemble ne sera plus qu'un avorton, Blade Runner une utopie séduisante en désespoir de cause.
Pour faire plaisir au commandeur ?
Élève Blanquer qu'en pensez-vous ?

Rajout du 16/02/18 :

Je découvre le bloc-notes d'Ivan Rioufol, sa partie accessible du moins.
Les termes qu'il emploie pour décrire notre situation sont sensiblement les mêmes que les miens.

mercredi 14 février 2018

Bio




Ce qui m'horripile dans ces reportages qui nous font croire que la France paysanne n'est pas morte, qu'elle survit encore dans des résidus de territoire, c'est qu'à chaque fois on nous présente le cultivateur reconverti en "bio".  Celui-ci fait sa farine "bio", cet autre son lait "bio". Je crois bien que celui-là baise "bio".
 Le "bio" s'opposerait au conventionnel, au traditionnel. Mais "Bio" c'est une arnaque au langage ! Un détournement des mots que plus personne ne semble en mesure de relever. Jusqu'aux années 60, avant que l'on introduise en masse pesticides et autres "intrants", nos parents, nos grands-parents, faisaient du "bio" sans le savoir. Ils faisaient du traditionnel ! Du conventionnel !
Alors j'aimerais dire à tous ces nouveaux paysans à catogans et dreadlocks : votre démarche est sans doute intéressante, il est regrettable que vous passiez après une hécatombe, celle des vrais paysans que l'on a éloignés du "bio" qu'ils faisaient depuis toujours.
En mémoire d'eux n'ayez plus jamais peur du mot "tradition", dites au moins de temps en temps aux parigots de journalistes qui viennent, émerveillés, à votre rencontre dans vos réserves, que vous essayez de renouer avec une agriculture traditionnelle, ancestrale.
Tout simplement.
Alors peut-être j'achèterais "bio".

mardi 13 février 2018

Sous le soleil de Satan



Je viens de revoir ce soir "Coup de torchon", de  Bertrand Tavernier.
Par curiosité je suis allé voir ce qu'en disait Wikipédia. Ça donne ça :

Ce film est adapté du numéro 1 000 de la Série noire, 1 275 âmes (Pop. 1280 en version originale) de Jim Thompson qui se situe dans un petit village du Sud des États-Unis : les Noirs du Sud deviennent les Indigènes des colonies dans le film. Tavernier fait une transposition personnelle du récit de Voyage au bout de la nuit de Céline située dans l'Afrique coloniale à la veille de la Seconde Guerre mondiale tout en s'imprégnant de Voyage au Congo d'André Gide (1927).

C'est assez succinct comme résumé je trouve, et il me semble que Tavernier en écrivant le scénario ne pouvait pas ne pas avoir Bernanos présent à l'esprit. Si c'est bien le cas il est amusant qu'il ait situé le royaume du démon en Afrique : cela expliquerait en effet pourquoi tant de ses habitants souhaitent aujourd'hui la fuir cette Afrique, quand elle reste pour nous un paradis perdu. Paradis dans lequel Poiret, démon ordinaire et après des débuts hésitants, retrouve peu à peu ses marques et s'accomplit enfin.
Et nous sommes tous un peu ses semblables, diablotins gauches, mîmes médiocres, disciples dissipés, nous sommes nés pour ça, nous n'aspirons à rien d'autre : refaire le voyage au bout de la nuit, sous le soleil de Satan.

mercredi 7 février 2018

Dans le ciel gris


Dans le ciel gris la neige tombe
À gros flocons tombe sans fin
Elle étincelle sur les branches
Des arbres noirs de mon jardin







lundi 5 février 2018

L'escroc


Je lance un appel désespéré à mes compatriotes : il ne vous reste que quatre ans, j'espère moins, pour mettre un nom sur le personnage à la droite* de ce tableau :

*Vous, malheureusement et pour l'heure, vous remplissez le côté gauche.