8/10/2018

Tiens...




...après les réfugiés climatiques, les réfugiés économiques, ceux se réclamant du droit d'asile, voici venir une autre race d'opprimés que les occidentaux vont devoir prendre en charge : le réfugié «violences conjugales»...
C'est quoi la prochaine étape ? Le réfugié «fuites urinaires» ?

8/07/2018

Ben alors ?



- Oh Galinette...
- oui papet....
- ils ont dit quoi ce soir aux news rapport aux orages ?
- ben y'a une bien jolie fille qui nous a dit comme ça qu'on allait en voir des vertes et des pas mûres.
- et elle tenait ça d'où ?
- de gens de météo France je crois bien papet, des gens qui ont plus de diplômes que le cerisier d'Anglade donne de cerises...
- oh mais c'est pas bon ça Galinette... va-t-en savoir si ces gens là ne discutent pas avec les nuages...d'ici à ce que...
- oh dit papet ! On s'en fout des experts ! Ce sont les mêmes qui nous ont prédit que notre récolte de pois chiches était foutue. On en à fait deux tonnes papet, deux tonnes !
- oui mais ils sont tout petits Galinette... tout petits... ah si tu avais vu nos pois chiches il y a...
- mais papet on s'en fout !!!  Nos pois chiches sont plus petits c'est vrai, mais ils sont cuisson-minute !!!!
- ah Galinette je me fais vieux, c'est toi qui a raison sans doute...
Mais dis-moi il est où cet orage ?

8/06/2018

La guêpe maçonne



Ce que l'on voit sur la photo ci-dessus, c'est l'arrière du cache d'une enceinte de chaîne hi-fi. Les petites amphores blondes sont celles qu'une guêpe maçonne y a construit, estimant l'endroit assez coquet et ventilé pour y faire son nid. Jugeant au contraire qu'une enceinte n'est pas l'endroit idéal pour le domicile d'une guêpe, fût-elle maçonne, en raison aussi du bourdonnement incessant que produisait l'industrieuse bestiole, fiston et moi décidâmes de l'en déloger. Ce qui fut fait  sans trop de difficultés, l'insecte  étant de nature  accommodante et peu belliqueuse .
Mais, obstinée, résolue et opiniâtre (on peut compléter), amoureuse du lieu probablement comme nous le sommes de son environnement plus vaste, elle est revenue et a de nouveau construit ces petites amphores de boue qui sont le garde-manger de sa progéniture (ainsi que d'elle) dans lesquelles elle stocke des araignées, des mouches, enfin toutes sortes d'insectes qu'elle endort ou paralyse au préalable plus qu'elle ne les tue car elle aime manger frais.
La nôtre en plus est mélomane : elle apprécie Barbara et la musique classique mais s'enfuit dès que l'on met du rock. Fiston pense que si on lui mettait du rap, elle pourrait carrément devenir agressive.
Par chance nous n'en n'avons pas.



L'humeur vagabonde





Fiston tout comme moi avait été séduit par l'élégance de l'écriture d'Antoine Blondin dans un «Singe en hiver». Alors il a fait ce que j'envisageais de faire à savoir acheter un autre livre de l'auteur en question. Ce fut «L'humeur vagabonde» que nous avons lu chacun alternativement, moi dans la fraîcheur relative des matinées vivaraises, lui l'après-midi tandis que je faisais la sieste, jouant ainsi à saute marque-pages.
«L'humeur vagabonde» conte les infortunes d'un candide provincial (pléonasme ?) qui au sortir de la guerre  décide de plaquer femme et enfants, laisse derrière lui son Limousin natal et débarque à Paris avec dans un bras un poulet et dans l'autre un bouquet de fleurs. Et on n'a pas idée de ce qu'un bouquet de fleurs peut-être source de tracas et de déconvenues... Ce Rastignac un peu pitoyable a pour tout viatique quelques adresses de lointaines relations et son bachot en poche. (Bachot des années quarante tout de même...). Ainsi armé il compte bien conquérir la capitale et y refaire sa vie. Mais la vie justement réserve parfois bien des surprises et pas toujours des meilleures. Et Paris ne tarde pas à se dérober.
C'est drôle, finement écrit, avec un humour presque british même quand la farce vire à la tragédie.
Alors moi vous savez quoi ? Cette fois ci je vais devancer fiston et commander «L'Europe buissonnière»  (son premier roman, prix des Deux Magots 1950) car Antoine Blondin je le constate ne déçoit jamais.

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Je viens de terminer «L'humeur vagabonde» dont la fin pourrait se résumer d'une formule très confucéenne : deviens ce que tu es.

8/03/2018

Fin de partie



Que dire ?
Que vous auriez gagné la partie ? N'y pensez pas une seule seconde mes petites salopes ! Certes cette année encore votre pouvoir de nuisances reste immense, mais je me réjouis à l'idée qu'elle est probablement aussi celle de votre baroud d'honneur, de votre chant du cygne. Car en vous jetant ainsi sans retenue depuis deux ans sur nos buis qui constituaient une bonne part de l'identité de nos collines, en les détruisant de façon systématique ne leur laissant aucune chance, vous avez aussi détruit votre garde-manger et le milieu naturel où vous alliez pondre vos larves maudites. Je ris à votre désarroi de voir s'interrompre brutalement une colonisation jusqu'ici trop facile, je m' enthousiasme en pensant aux premières gelées qui extermineront les dernières survivantes de votre espèce importune, vous emportant à la façon d'un mauvais souvenir, comme si jamais nous avions eu à vous connaître autrement qu'en cauchemar.
Alors oui nos buis font triste mine (photo). Mais leurs racines sont profondes et je sais de ces pluies de printemps qui réveillent de vieux amandiers que l'on avait donnés pour morts.
Quant à vous mes garces, soyez bien assurées que personne ici ne vous regrettera.


7/26/2018

Un singe en hiver




C'est un livre plein de délicatesse et de sensibilité que je suis en train de lire : «Un singe en hiver». les mots semblent y être déposés précautionneusement à chaque page avec une finesse presque timide, pour dessiner un tableau mélancolique et banalement humain d'une rencontre entre deux hommes pareillement perdus, l'un dans ses habitudes l'autre dans sa fuite en avant de feu follet.
La seule difficulté ( mais en est-ce une tant leur interprétation était géniale), c'est qu'à tout moment je vois Gabin et Belmondo.

7/24/2018

Dérive personnelle



Dérive personnelle, c'est donc l'élément de langage (comme on dit puis) qu'il faut retenir de la fameuse affaire. Le mec il prend son flingue son casque et son brassard «police» et va s'offrir un peu d'adrénaline place de la Contrescarpe, comme ça, juste pour le fun. Il n'a que 26 ans,  faut comprendre, il a besoin de s'amuser un peu, se rappeler la téci. Moi je veux bien, j'suis pas bégueule, mais par contre à qui attribuer la dérive personnelle de faire de cet olibrius un lieutenant-colonel voire un sous-préfet? À qui ? Quelle dérive personnelle lui a octroyer un laissez-passer permanent à l'Assemblée ? Quelle dérive personnelle lui a offert un 200 mètres carrés quai Branly après rénovations facturées 180000 € ?
Et toutes ces explications alambiquées depuis deux jours, qui n'en sont pas, dévoilent le gang  qui a pris  possession du pouvoir : le gang des postiches. Faux flic, faux ministre de l'Intérieur, faux président et véritables usurpateurs, la République en marche ressemble de plus en plus à une armée de mercenaires au service d'un digne descendant des Borgia.
Espérons simplement que son règne sera moins long que celui d'Alexandre 6.

7/10/2018

Le Camp des Saints




C'est un classique souvent cité dans la fachosphère (que je n'avais pas encore lu et que l'on m'a gentiment offert pour mon anniversaire afin de me faire une religion, comme si ma religion n'était pas déjà faite...) que je viens de terminer : Le Camp des Saints de Raspail. Un livre extraordinairement mal écrit mais pourtant tout à fait indispensable et qui, à presque cinquante ans d'intervalle, est d'une brûlante actualité. On y retrouve tous les personnages qui, aujourd'hui encore, sévissent en faveur de notre disparition par submersion : toutes les associations militantes, les chroniqueurs inamovibles (on pense à la dernière homélie pro-migrants de Monseigneur Attali dans l'Express de la semaine dernière), les mouvements gays et même le Pape avec son église au grand complet. Les politiques sont veules à souhait (déjà), irrésolus, et le peuple ne vaut guère mieux. Même l'armée y est décrite impuissante après trop de propagande émolliente ingurgitée depuis tant d'années. Devant l'invasion d'un million d'hères partis des rives du Gange, elle se montrera incapable d'arrêter la catastrophe. Seule une poignée d’irréductibles mènera un ultime combat aussi comique que perdu d'avance : un million d'hommes résolus, déterminés à rejoindre le paradis, notre pays, débarquera sans difficultés notables sur les côtes de Provence. Quand ils l'atteindrons ce paradis, les riches donneurs de leçons abandonneront micros et feuilles de choux pour fuir avec armes et magot vers la Suisse encore épargnée. Le peuple du sud remontera apeuré, abandonné à son sort, vers le nord, laissant aux pilleurs leurs riches villas provençales.
Et c'en sera fini du paradis.
Le livre sortit en 1973. Depuis nous savons que les flux (dont on ne voit jamais le reflux) ont probablement fait exploser ce chiffre d'un million à 12 ou 15 millions. On songe bien évidemment aussi à l'Aquarius, à A. Merkel, au fatal regroupement familial, au droit d'asile détourné ; aux mille astuces imaginées pour en finir avec le peuple français, sa race.
Car le livre de Raspail est ouvertement un livre raciste dans le sens ou l'auteur croit aux races précisément et il est un détail amusant : bien avant ce projet de loi que les députés viennent de voter qui vise à supprimer le mot "race" de la constitution, l'auteur l'envisage au niveau mondial, décidé par l'ONU.
Alors oui sans doute ce livre est-il bourré de lourdeurs et pourtant il est essentiel de le lire.