mercredi 24 août 2016

Tourisme



Il paraît que les chiffres du tourisme en France cette année sont catastrophiques, que les Bataves et les Teutons, les Belges et autres citoyens du nord à la peau blanche carencée en vitamines "D", traversent notre beau pays sans s'y arrêter sinon pour y faire le plein sur une aire de l'A7, pressés de gagner l’Espagne ou le Portugal. Alors certains incriminent le climat, syndical ou météorologique, pour expliquer le phénomène.
La vérité est toute autre et plus personne n'oserait la nier.
En dépit de nos indiscutables défauts qui faisaient et font toujours notre charme, le monde entier venait nous rencontrer, s'amusait du serveur qui renversait la moitié du café dans la sous-tasse en faisant la gueule. Sacrés Français...on nous aimait bien malgré tout. Nous étions ces Italiens tristes, un peuple à part, singulier. Des ethnologues toujours étonnés étudiaient nos mœurs à la loupe comme ils l'auraient fait d'une tribu amazonienne.
Mais.
Mais de Français râleurs, antipathiques, infréquentables, nous sommes en plus devenus dangereux et, pour beaucoup, déséquilibrés. Les râleurs sont devenus égorgeurs, conducteurs de camions "fous", se promènent dans les rues avec des machettes, des coupe-coupe à canne à sucre.
Déséquilibrés...
Des déséquilibrés, ce n'est pas récent, nous en avons toujours eu à la pelle mais des comme-ça...
Le problème prend de l'ampleur, une ampleur sans précédent sans que nos spécialistes y trouvent une explication valide. Tous tournent autour du pot, cherchent dans la vase, éludent. Ce qui me fait douter par ailleurs des spécialistes mais passons.
Traverser la France aujourd'hui c'est traverser une France agressive, en état d'émeute quasi permanent, c'est risquer sa vie sur la Riviera ou dans une église normande, c'est traverser un pays transfiguré par de folles utopies, massacré par des intérêts marchands, un pays cyniquement assassiné au profit de quelques vampires qui ont avec constance et ténacité défiguré les abords de nos villes même les plus petites et qui comptabilise en prime un nombre toujours croissant de déséquilibrés. C'est étaler sa serviette de bain sur une plage et prier pour qu'il n'y ait pas d'embrouilles. C'est traversé un pays en état de guerre où l'on croise des soldats en armes là où jadis et naguère on déambulait paisiblement. Et si Paris n'est pas encore Beyrouth, tout laisse penser qu'elle ne tardera pas à y ressembler. C'est l'intranquillité permanente où que l'on soit ou presque (au fin fond du Vercors ou de la Lozère on doit encore pouvoir trouver la paix).
Alors on les comprend ces touristes : vite ! Le plein ! Et vivement le col du Perthus !

2 commentaires:

  1. Quand on voit l'état de Paris en particuliers dans mon quartier, franchement, c'est pas étonnant ! mais les Allemands ne sont pas mieux lotis que nous, Berlin actuellement, quand aux Anglais, ils feraient bien de prendre tous les gens qui rêvent de leur belle patrie tranquille du côté de Calais !

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    1. Chez les Brits, c'est déjà fait. Quant aux Allemands, ils sont en train de réussir le tour de force de rejoindre le club des nations envahies à marche forcée, à coup de 1 millions de "migrons" (tous plus misilmons les uns que les autres) et plus par an.

      L'Occident est devenu un vaste asile d'aliénés, dans lequel ce sont les gardiens qui sont fous à lier.

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