dimanche 9 octobre 2016

Euh...

euh...
Marque l'hésitation, le doute, la restriction, la réticence.

- bonjour Alexandre euh... vous vous trouvez devant l'hôpital psychiatrique où 60 migrants euh...vont arriver. C'est ce qui pose problème, cet hôpital psychiatrique ?
- euh...oui bonjour Catherine alors pas seulement , euh... de ce t'hôpital euh...mais pas seulement euh...cette arrivée de migrants euh...pour une durée de huit mois euh... reconductibles, euh... pose questions. Un millier de personnes environ euh... sont venues euh... soutenir leur maire. On a senti aussi euh...beaucoup d'inquiétude euh...ils disent également euh...ils ont également euh... évidemment euh...peur. Et un peu plus tard dans la mitinée...euh... [...]...
...Le maire euh...sans étiquette euh...souhaite éviter euh...toute récupération politique.
- merci beaucoup euh...Alexandre.
- euh...
- non : c'est fini.





Euh.......
Quand on voit la qualité des reportages, on est bienheureux de payer sa redevance et de se sentir aussi correctement informés.




4 commentaires:

  1. je ne sais pas où ils vont chercher leurs " correspondants " mais quelque soit la chaine, on est gâtés, entre ceux qui ne savent pas poser leur voix et leur respiration et qui pousse des temps respiration de baleines, et ceux qui bégayent des euh, franchement, ça manque de professionnalisme ! dans mon temps, au siècle dernier, on nous apprenait à placer notre voix et à respirer avant de nous lancer dans le grand bain

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    1. Le "correspondant" en question a dû faire ses études de journalisme en version "light et accélérée".
      Quant à la diction elle était en option.

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  2. Les "euh", sont du dernier chic, de la haute rhétorique, même le Président de la République s'y adonne, ça fait celui qui réfléchit avant de parler. Mou-Président-Je, pour faire peuple, utilise même la redondance du syle "La république, elle euh... Le gouvernement, il euh..."

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    1. Le dernier Président qui parlait encore Français, il faut lui reconnaître ça, c'était François Mitterrand.

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Chacun peut ici donner libre cours à sa fantaisie.
A condition toutefois de rester dans les bornes habituelles, largement connues de tous.