mercredi 7 décembre 2016

Azouz Begag pense




Tout est bon quand on veut démontrer le racisme des Français, y compris les postulats les plus nuls :

Un peu plus tard, l’usage de diminutifs a permis de masquer l’indésirabilité sociale du prénom : Mustapha est devenu « Mouss », Mohamed « Momo », Samir « Sami », Messaoud « Mess », Kader « Kad », etc. ; puis l’usage du verlan a fait de Karim « Rimka », de Maurad « Radmo » et de Kamel « Melka », etc.
L’impact psychologique à long terme de telles simulations-dissimulations identitaires sur toutes les générations de jeunes Arabes à venir était prévisible. Le rejet du prénom par la société signifiait le rejet de l’histoire des parents, des ancêtres, de la généalogie et, en somme, de l’islam.

Azouz Begag, Le Monde.


J'en parlais cet après midi avec Jeanfi, Ben, Lulu, Gégé et Pat. Bebert n'était pas là because un rencart avec Cat. Momo dealait au coin de la rue comme d'habitude.
Gégé, qui n'est pas la moitié d'un con, me repris :
- Il faudrait dire à Azouz que les diminutifs sont le plus souvent bienveillants, affectueux. Je me souviens d'un joueur de ballon taciturne, il y a quelques temps, que l'on avait familièrement surnommé "Zizou" au prétexte qu'il avait marqué quelques buts qui réjouirent  la France.
Il se tut un instant puis ajouta :
-... il faudrait aussi que Le Monde arrête de publier des tribunes à la con, ça vraiment ce serait bien.
Gégé est un rêveur qui souffre en silence de simulations-dissimulations identitaires.

3 commentaires:

  1. Moi aussi quand on me surnomme affectueusement "Anita" je sais que c'est juste pour masquer le rejet de l'histoire de mes parents immigrés, le rejet de mes ancêtres, de ma généalogie, et, en somme, du catholicisme espagnol... :)

    Pour oublier tant de "haine" je m'en vais me servir un grand verre de vin blanc.

    Votre Gégé a raison : il faudrait vraiment que l'Immonde arrête de publier des tribunes à la con. (surtout les tribunes de "Zouzou" Begag, qui, dans sa longue liste de diminutifs, a oublié celui qui devait certainement lui être accolé quand il était môme. Diminutif qu'il ne semble toujours pas avoir "accepté" psychologiquement).

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    1. C'est joli Anita.
      C'est le diminutif de quoi ?

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Chacun peut ici donner libre cours à sa fantaisie.
A condition toutefois de rester dans les bornes habituelles, largement connues de tous.