mardi 13 décembre 2016

Epitaphe



La gauche est morte, vive la gauche!


Quand les éléphants sentent leurs derniers moments arriver, ils s’en vont loin, voulant éviter au troupeau le spectacle de leur agonie. Ils se dirigent, pour y mourir, vers le cimetière des éléphants, où tant d’autres pachydermes les ont précédés. Cette dernière étape de leur vie a toutes les caractéristiques de la dignité. On est en droit de trouver ça beau.

La mort de la gauche s’accomplit sous nos yeux avec tous les attributs de la laideur. Son corps malade et corrompu conjugue Alzheimer, Parkinson, avec les métastases de la plus belle des arrogances. Vieillarde décrépite dans une chaise roulante, elle lance d’une voix qui se veut guillerette : « Regardez comme je suis vivante, jeune et belle ! » Quelques nigauds s’y laissent encore prendre : ils ne sont pas très regardants sur la chair avariée. Une personne falote et quelconque, le président de la République, a pendant cinq ans plastronné : « Je suis la gauche ! » Des députés médiocres, bornés et passablement analphabètes ont occupé le devant de la scène en criant fort : « Nous sommes la gauche ! » Et le clergé officiant de cette gauche-là, installé dans les médias et dans les associations bien-pensantes, a seriné au bon peuple : « La gauche, c’est nous ! » Une entreprise acharnée de « décervellement ». Marquée par le désir de détruire ce qui était beau et digne.

Ils ont eu le pouvoir. Et ils en ont usé pour mentir et tromper. Ils ont inventé de nouvelles « couches populaires » qui n’étaient populaires que parce que venues d’ailleurs. Et les vraies couches populaires sont allées voter pour le Front national. Ils ont remplacé le social par le sociétal et l’associatif. Tout ce qui est était marginal, différent, et donc pas franchouillard, a été célébré par eux au-delà de toute mesure. La gauche, pendant longtemps, avait été la mère bienveillante des petites gens : elle est devenue leur marâtre. Les gens du peuple, pas idiots quand même, ne se faisaient pas d’illusions sur la capacité de cette gauche-là de faire mieux que la droite contre le chômage.

“Que cette gauche-là crève !”
Mais ils pouvaient espérer qu’on leur reconnaîtrait ce qui reste aux plus démunis quand tout a disparu : leur fierté et leur identité. Et cela leur a été farouchement nié. Puisque les petits marquis issus de l’UNEF et de SOS Racisme avaient décidé de se prosterner devant une autre identité, admirée parce qu’immigrée, non blanche et non catholique. Et avec leurs petits mocassins vernis, ils ont consciencieusement piétiné la France, les Français, le peuple.

Si l’on veut sentir l’odeur de putréfaction qui se dégage de la bête qui meurt, une seule phrase suffira. Celle de Pierre Bergé, chaud partisan de la GPA, qui pendant la bataille du Mariage pour tous, a déclaré : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » Difficile d’être plus abject. Ni François Hollande, son obligé, ni les députés socialistes, ni les associations féministes prétendument de « gauche » n’ont moufté. Pierre Bergé était l’un des leurs. Et en plus, il était millionnaire.

Alors oui, que cette gauche-là crève ! Le plus vite possible. Plus tôt elle mourra, plus tôt quelque chose qui s’appellera vraiment la gauche pourra renaître. Quels que soient les choix politiques de chacun, la France en a besoin. Ça fait partie de son patrimoine. Pour le moment, les spadassins de François Hollande se donnent l’impression d’exister en aiguisant leurs couteaux contre Manuel Valls. Le seul à ne pas avoir craché sur le mot dignité. Et c’est bien pour ça qu’on veut le tuer. Pas sûr que la bête blessée et donc toujours méchante y arrive.
Benoît Rayski, Causeur.

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