dimanche 18 décembre 2016

Pics de pollution




Je vous le dis tout net : les parigots sont des salauds.
Sournoisement ils stockent dans leurs chambres de bonne devenues inlouables des stères, des montagnes de bûches de chêne. Nuitamment ils se font livrer discrètement des tonnes et des tonnes de sacs de boulets de coke dont ils remplissent leurs caves : sur d'antiques chaudières mijotent leurs ragoûts. Et leurs cheminées crachent une fumée grasse, épaisse, qui vous fait des poumons de mineurs de fond, noircit les façades blanches des immeubles. Et le ciel de Paris se couvre d'un mauvais brouillard qui obscurcit tout. Et chacun de fabriquer le cancer du voisin...
De qui se moque -t-on ?
Qui pourra croire cette fable ?
Ils ne sont pas si nombreux ces parisiens à s'offrir, à l'occasion, une flambée. Une flambée qui n'a pour seul but que le plaisir contemplatif d'un soir. Car qui se chauffe réellement encore au bois ? D'ailleurs les pics de pollution se produisent rarement en hiver mais plutôt avec le retour des beaux jours, quand les cheminées sont éteintes depuis belle lurette.
Non.
Il y a bien pour certains une écologie qui se doit d'être punitive, une écologie de pisse-froid qui chassent tous les petites joies de notre existence. Ah il est certes plus facile de montrer du doigt ces salauds de bourgeois, qui éclairent leur cheminée en attendant Noël, que de renouveler le parc des bus qui roulent encore au diesel ! Tout comme il est intelligent sans doute de fermer un axe majeur comme les voies sur berges, engorgeant, congestionnant du même coup toute la capitale !
Le coupable comme toujours, c'est celui que l'on peut condamner à moindre frais, celui qui permettra de dire "on a fait quelque-chose". Pendant ce temps les vrais pollueurs continueront de polluer.

2 commentaires:

  1. sans compter les cheminées d'usines qui polluent comme des porcs ! c'est facile de taper effectivement sur les quelques veinards qui peuvent se payer une cheminée à Paris ! il suffit aussi d'aller le long du canal pour voir ce que crachent en merdouilles de fumées diéséliques les bateaux qui baladent les touristes, idem sur la seine

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    1. Voila !
      Et au passage tant pis si mon billet ressemble un peu à un marronnier.

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Chacun peut ici donner libre cours à sa fantaisie.
A condition toutefois de rester dans les bornes habituelles, largement connues de tous.