mardi 17 octobre 2017

Harcellement


En même temps (comme dirait l'autre) faudrait arrêter de nous faire souffrir le supplice de Tantale...



lundi 9 octobre 2017

Scandale




C'est chez un proscrit (comme nous le sommes tous devenus apparemment) que j'ai trouvé le meilleur résumé du scandale de l'assassinat de Mauranne et de Laura à Marseille : Alain Soral.
Trop vite on est passé à autre chose, trop vite on a voulu voir dans cette horreur absolue qu'un fait divers. Le président lui-même s'en est débarrassée d'un tweet, puis, en bon comptable comme nous l'avait promis Mitterrand*, s'en est retourné à sa calculette.
Pourtant ce qui s'est passé à Marseille ne passe pas, et ne doit pas passer.
Ne pas avoir rendu hommage à ces deux jeunes filles trucidées à l'aube de leur vie, c'est avouer que l'on s'en fout de voir mourir notre pays. Au travers de Mauranne et Laura c'est la France qu'on assassine dans l'indifférence.
Mais Monsieur Macron vous vous trompez dans vos priorités : l'Europe ne vous a pas attendue pour être l'Europe. On oubliera sans doute très vite les offrandes que vous lui avez faite avec beaucoup de légèreté (Alstom, STX) ; nos enfants feront comme ils pourront avec vos contrats de travail pourris et sans avenir. Mais jamais, jamais, nous vous pardonnerons de n'avoir rien fait pour que plus jamais une jeune fille ne se fasse égorgée chez nous au cri d' Allah akbar.

Une terre, un peuple.


*« Je suis le dernier des grands présidents. Après moi, il n’y aura plus que des financiers et des comptables ».

mercredi 4 octobre 2017

Séries françaises




"J'ai 2 amours".

Résumé :
Hector découvre les aléas du désir lorsqu'il retombe amoureux de Louise avec laquelle il a vécu une histoire il y a vingt ans... alors qu'il vit désormais avec Jérémie et a un projet d'enfant ! (Arte).

Un projet d'enfant...
Même qu'ils l'ont acheté sur plans !




"Les engagés".

Résumé :
La quête identitaire et le parcours initiatique du jeune Hicham, qui quitte sa famille et débarque à Lyon chez le seul homosexuel qu'il connaisse, un activiste militant pour les droits LGTB (meilleure série Web et digitale).

Musulman et pédé, il est mal barré le jeune Hicham...





"Ramdam".

Résumé :
L'imam assez rock'n'roll d'une petite mosquée de Mont-de-Marsan, dans les Landes, va devoir gérer les affrontements ridicules, héroïques, hilarants et dramatiques d'une population de toutes confessions (France  2, meilleure série 26 minutes).

Une petite mosquée à Mont-de-Marsan...
Rendez-nous Don-Camillo !

Bon...
C'est pas tentant tout ça ? Ça ne vous donne pas envie de revoir un navet avec Bebel ?

mardi 26 septembre 2017

L'écume des jours



Je suis perdu.
Perdu, perdu. J'en étais resté aux invasions barbares, aux hordes mahométanes construisant des mosquées un peu partout dans notre vieux pays chrétien, étalant les tapis dans nos rues à l'heure de la prière ; j'avais en mémoire les chiffres du florissant commerce halal, qui disaient bien le grand remplacement. Et puis ne voila-t-il pas que ces jours-ci le sieur Régis Debray s'en vient sur toutes les ondes répétant, très satisfait de sa trouvaille, un nouveau néologisme : Gallo-Ricain. Selon lui, à l'instar jadis du vaste empire Gallo-Romain dont nous n'étions qu'une province éloignée de Rome, nous serions aujourd'hui sous l'emprise de l'empire américain et de ses mœurs protestants. Macron serait le pur produit de cette influence anglo-saxonne. J'étais tout méditatif devant l'argumentaire qu'il développe dans son livre " Civilisation. Comment nous sommes devenus américains" quand, tombant sur une émission de télé, un autre larron doigt levé au ciel nous avertissait : " Attention ! attention ! si nous n'y prenons garde c'est le modèle allemand, celui d'Angela Merkel, qui s’imposera à nous !".
Bon...
La seule chose en définitive dont nous soyons surs, c'est que le modèle français, lui, a vécu. De profundis.

Étrange épidémie que celle qui fait trembler sur leur piédestal un peu partout dans le monde certaines statues. On pense bien évidemment à celle du général Lee à Charlottesville, mais celle de Christophe Colomb à New-York est elle aussi menacée par son maire, Bill de Blasio, qui voit en elle rien moins qu'un  symbole "susceptible d'évoquer la haine"...
Il y aussi celles qui, comme cela s'est passé au Sénégal récemment, tombent toutes seules et que d'aucuns aimeraient ne voir jamais remontées.
Plus proche de nous une association de noirs bien de chez nous a dans le nez celle de Colbert qu'elle réduirait volontiers en miettes au prétexte que le ministre de Louis XIV était accessoirement esclavagiste.
Mais ne croyez pas qu'à l'Est il en aille différemment. Comme le montre la vidéo qui suit, en Ukraine aussi on déboulonne à tout va dans la joie et la bonne humeur.

Je crois que seule une statue du "roi des cons" serait réellement inamovible. Il ne reste plus qu'à la couler et l'inaugurer. Mais sous quels traits ? Les postulants pour servir de modèle sont si nombreux que l'on a que l'embarras du choix.




Pauvre Lénine
Tu vois tu tombes
Et puis tu roules
Dans le fossé

A propos de con. Un pédagogue comme il y en a pléthore à l'E-N, Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), annonce mardi sa démission en raison de ses désaccords avec Jean-Michel Blanquer. 



Il l'a mauvaise Lussault. Un ministre ouvertement de droite a bien l'intention de remettre à plat tout le travail de déconstruction de ses prédécesseurs. Oui mais ça c'est de l'insolence, de l'outrecuidance ! D’habitude ça ne se passait pas comme ça ! Alternance ou pas il y avait comme un accord tacite, une règle non écrite, qui voulaient que l'E-N (comme la culture d'ailleurs) soit affaire de gens de gôche, un pré-carré inviolable. Alors, après des décennies de méticuleuse démolition, on comprend que les velléités de M. Blanquer de reconstruire quelque chose qui retrouve un minimum de sens restent au travers de la gorge de M. Lussault.
Mais il y a pire : M. Lussault reproche au ministre de l'Education Nationale d'avoir donné ses premières interviews non pas à l'Obs ou Libé comme le veut la coutume mais à Causeur et Valeurs Actuelles, soit ce qui se fait de plus réactionnaire sur le marché de la presse. Ça donne le ton et ressemble un peu à une humiliation pour tous ceux qui depuis des lustres trouvaient naturel de dire ce qui était bon à fourrer dans nos chères têtes blondes. D'où sans doute les fameux désaccords. Mais qui est le plus en désaccord avec qui ? Qui réfute les méthodes jusqu'ici employées ? M. Lussault un peu de modestie !
Reste que rebâtir l'E-N n'est pas une mince affaire et que cinq ans ne seront pas de trop.


Sur ce bonne soirée en Macronnie comme dirait l'autre.

jeudi 21 septembre 2017

Au cœur de la manif


Cet après-midi je me suis offert une petite promenade sous le soleil aux côtés de nos amis che-guevaristes, ceux du Black Bloc et de ce qui reste de mobilisable à la CGT. Force est de constater que la contestation de rue ce n'est plus ça : les rangs étaient clairsemés les manifestants plutôt âgés ; la jeunesse, pourtant première concernée par la nouvelle loi travail, était absente. Tout passera donc comme une lettre à la poste dans ce pays où la résignation et la démotivation sont les grandes gagnantes de l'époque. La société est tellement disloquée que plus aucun grand mouvement de masse n'est envisageable. Une époque se termine bien.
De cette ballade j'ai ramené quelques photos que voici :

Quelques slogans amusants :




Ici le but du jeu est de casser l'asphalte afin de faire provision de projectiles :



Comité d’accueil rue Bobillot :


Devant les locaux surprotégés du journal "Le Monde", petite échauffourée. Mais le cœur n'y était pas : à la première grenade de gaz lacrymogène on se carapate :




L'indispensable vidéo de l’échauffourée :



Macron t'as gagné : ce n'est pas encore cette fois que la rue dictera sa loi.

Rajout de dernière minute :

La préfecture vient de communiquer les chiffres de la participation : 16000 manifestants.
J'aurais dit moins...

samedi 16 septembre 2017

PMA saison deux



Puisque l'équipe à Macron, par conviction, calcul ou manœuvre, a cru bon de ressortir le dossier bien clivant de la PMA pour toutes (avant la GPA pour tous que l'on garde en réserve pour plus tard) imitant ainsi maladroitement son prédécesseur, j'aurais pu me fendre d'un billet dans lequel j'aurais dit toute ma détestation de ces adultes capricieux qui estiment qu'un enfant c'est un droit comme un autre. J'aurais pu aussi tenter de démonter les arguties de ceux qui prétendent agir au nom du sacro-saint principe d'égalité. J'aurais pu dire le dégoût que m'inspirent ces femmes (ou ces hommes) qui pensent à leur petit bonheur personnel avant de penser à celui de l'enfant privé de père (bientôt de mère), de filiation, dire combien je souhaite la révolte de ces enfants, un jour devenus adultes, qui ne manqueront pas de réclamer des comptes à leurs parents, à cette société déréglée .
J'aurais pu.
Et puis je suis tombé sur cet article du Figaro qui exprime mieux que je ne saurais le faire mon sentiment sur la question.
Je vous le soumets :

LE FIGARO.
Ceux qui s'opposent à l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) sont souvent qualifiés d'homophobes. Que vous inspire cet anathème ?

Nathalie HEINICH. - La principale difficulté dans ce type de débat n’est pas tant le fond de l’argumentation que sa surdétermination par des catégorisations en clans : progressiste ou conservateur, « néo-réac » ou « gauchiste », etc. Comme si se retrouver dans la « bonne » catégorie politique était le seul enjeu, alors qu’il en va souvent de décisions fondamentales pour toute la société. Ainsi, les arguments contre le pacs ou le mariage homosexuel ont été d’emblée occultés derrière le renvoi à une présumée position « droitière », conservatrice, voire homophobe, ce qui permet de ne pas y répondre.
En ce qui me concerne, j’ai toujours voté à gauche, ma seule religion est l’attachement à la laïcité, et je n’ai aucune passion pour l’institution familiale. Or c’est au nom de mes convictions, et non pas contre elles, que j’estime que ce qui est prioritaire aujourd’hui dans la défense des plus faibles en Occident, ce n’est pas tant la lutte contre les discriminations homophobes (qui a, heureusement, largement porté ses fruits, en tout cas sur le plan juridique), mais plutôt la défense des enfants nés ou à naître et des femmes que la pauvreté pousse à faire de la gestation un service payant. C’est cela pour moi, le combat progressiste.

Les partisans de cette mesure évoquent « l’égalité des droits » et la fin d’une « discrimination » entre couples hétérosexuels et couples homosexuels. Le mot « égalité » est-il ici approprié ?

Il s’agit plutôt d’une extension de la valeur d’égalité à un contexte qui n’est pas pertinent, en l’occurrence celui des droits civils (droit à se marier, à avoir des enfants, etc.). En démocratie, l’égalité civique (droit de vote) est devenue une règle quasi absolue, alors que l’égalité civile est toujours soumise à conditions (ne pas être déjà marié, ne pas avoir de liens de parenté, être marié pour pouvoir adopter, etc.). Et heureusement, car une valeur peut rarement se réaliser de façon absolue, du fait qu’elle entre souvent en conflit avec d’autres valeurs, tout aussi respectables. En l’occurrence, la valeur de protection de l’intérêt des enfants devrait avoir au moins autant sa place, dans cette histoire, que la valeur d’égalité, dont j’ai montré ailleurs qu’elle est sujette à une extension souvent démesurée, aboutissant à des aberrations juridiques, voire morales.
Le droit pour un enfant de connaître ses origines ne peut pas être négligé face à ce que certains invoquent comme un « droit à l’enfant » - encore que les militants LGBT aient cessé d’utiliser cette expression, ayant finalement compris qu’il ne va pas de soi de considérer un enfant comme un bien ou comme un service. Par ailleurs, l’argument de l’égalité, invoqué pour aligner le statut des couples homosexuels sur celui des couples hétérosexuels, sera forcément utilisé pour exiger la GPA, au nom de l’égalité des couples gays par rapport aux couples lesbiens. Et là, ce sont encore d’autres problèmes éthiques qui sortiront de la boîte de Pandore…
Comme souvent, les conflits de valeurs ne portent pas tant sur la valeur elle-même que sur l’objet auquel il convient de l’appliquer. Appliquons donc notre exigence d’égalité aux enfants, et pas seulement aux parents actuels ou virtuels : entre un enfant qui peut dire « mon papa » et celui qui ne le peut pas, n’y a-t-il pas une criante inégalité ?

« C’est un droit. Cela n’enlève rien aux autres », disent les partisans de cette mesure. Invoquer le mot « droit » au sujet de la procréation est-il selon vous approprié ?

Mais ôter à un enfant la moitié de sa généalogie, c’est bien lui enlever quelque chose, et quelque chose de fondamental ! S’obstiner à ne pas le voir, en dépit de l’évidence, dénote l’hypocrisie de l’argument de l’« amour » pour l’enfant : privilégier ses propres droits de parent potentiel en déniant ceux des enfants, c’est faire preuve d’un égoïsme, ou plus probablement d’un narcissisme, qui devrait inquiéter quant aux capacités à élever un enfant en respectant ses besoins. Comme disait le psychiatre Winnicott, ce n’est pas d’amour qu’un enfant a besoin, mais de parents !

L’extension des droits est-elle une mécanique sans fin propre à l’individualisme libéral ?

Ce qui me semble se profiler derrière la volonté d’autoriser la réalisation du désir individuel d’être parent à tout prix, c’est une forme d’hubris, un fantasme de toute-puissance : « J’en ai envie, donc personne ne peut m’en empêcher. » Comme si l’on vivait aujourd’hui, après le règne de l’enfant roi, le règne des ex-enfants rois devenus adultes, c’est-à-dire parents rois : je veux un enfant, donc personne n’a le droit de m’en priver. Et, de ce point de vue, le cas des mères célibataires qui veulent à tout prix un enfant me paraît encore plus problématique que celui des couples de lesbiennes : ces dernières, au moins, admettent un tiers entre l’enfant et elles, en la personne d’une compagne, tandis que les mères célibataires, en évacuant le père, évacuent tout tiers qui pourrait interférer dans leur toute-puissance sur l’enfant. La clinique des pathologies psychiques engendrées par ce type de situations est assez connue pour qu’on évite de les fabriquer de toutes pièces.
D’ailleurs, l’un des arguments des membres du comité d’éthique qui viennent de se prononcer contre la PMA - ils ont été malheureusement minoritaires - est que l’on ne peut pas, d’un côté, tenter de limiter les dégâts causés par les familles monoparentales et, de l’autre, encourager leur formation. L’autre argument est que l’on ne peut pas créer des situations d’impossibilité pour l’enfant de connaître ses origines, alors même que la France est en infraction sur ce point avec la loi européenne, et que l’on connaît, là encore, l’ampleur des dégâts psychiques occasionnés par ces situations. Faire comme s’il n’y avait là aucun problème - du moins aucun problème qui vaille qu’on s’y attarde face à l’impérieuse pulsion de toute-puissance parentale - me paraît d’une inconséquence effrayante.

Comment peut-on, selon vous, défendre l’idée de la nécessité d’une filiation symbolique sexuée sans définir une famille naturelle biologique idéale ?

L’invocation de la nature pour justifier des décisions concernant les humains est absurde : les besoins naturels de l’humanité se limitent à peu de choses, fondamentales certes (respirer, boire et manger, digérer, s’abriter, s’accoupler), mais les besoins sociaux sont tout aussi fondamentaux et autrement plus complexes. Or une « filiation symbolique sexuée » relève des représentations et des institutions sociales, et nullement de la nature : se repérer dans une généalogie, s’identifier à un sexe, sont des opérations qui font intervenir le langage, l’image de soi, le rapport à l’autre, bref, ce qui ressortit à la socialisation. L’interdit de l’inceste n’a rien de naturel, il n’en est pas moins fondateur de la plupart des sociétés, en tout cas de la nôtre. C’est donc au nom des besoins sociaux de l’enfant qu’il faut leur assurer un état civil, donc des repères, qui ne constituent pas un déni de la réalité. Ce sont les psychanalystes, les juristes et les anthropologues qu’il faut consulter sur ce point, et non pas les biologistes ou les généticiens.
Le problème n’est pas celui de la parenté « naturelle », c’est-à-dire génétique ; il n’est pas non plus celui de la parenté d’éducation, car il n’y a pas de raison que des homosexuels soient moins aptes que des hétérosexuels à élever un enfant ; le problème est celui de la parenté symbolique, c’est-à-dire la possibilité pour l’enfant de se penser à la fois dans une continuité généalogique et dans la différence des sexes, fondatrice de la conscience qu’il y a de l’autre, et que cette altérité est au cœur de la vie sociale.

Ah !!!
Rajout de dernière minute :

Après que la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé mardi l'ouverture dès 2018 de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes - célibataires et homosexuelles -, l'exécutif a immédiatement tenu à rectifier le tir. 

Par la voix de l'Élysée, d'abord, comme le relatait Le Figaro  dans son édition de vendredi, puis par celle du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, lors du "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI" de ce dimanche.


Le locataire de Beauvau a en effet évoqué une mesure qui "pose sans doute un certain nombre de problèmes". "Il faudra mettre des garde-fous", a-t-il répété à deux reprises, au sujet de ce type de "lois sensibles qui peuvent heurter les consciences". Il a ensuite assuré qu'il ne s'agissait pas du tout d'une priorité pour le gouvernement. "Je proposerai qu'on puisse résoudre le problème du chômage avant de s'attaquer au problème civilisationnel", a-t-il balayé. "Pour moi, la priorité est aujourd'hui économique et sociale", a-t-il poursuivi, assurant qu'il n'avait "pas vu ce projet être porté dans le calendrier qu'on (lui) a donné". Le message est clair.

vendredi 15 septembre 2017

Strasbourg



L'autre jour (c'était au début de ce mois) mes obligations professionnelles, dont je ne sais plus si je dois me réjouir ou me désoler de leur proche fin, m'ont menées à Strasbourg, ville que je n'avais plus revue depuis ma vie de jeune homme, quand déjà je voyageais beaucoup dans notre cher et vieux pays. En sortant de la gare rien ne m'était plus familier alors que je vécu là, au début des années 80, presque une année entière avec de nombreux aller-retour avec la capitale. Tout juste je notais que l'on avait trouvé judicieux d'envelopper la façade de la gare d'une coque de verre, sans doute dans le but de protéger le voyageur des rudesses hivernales de la région, lui offrir avant son voyage une attente au sec et au chaud. Louable intention, même si le mariage du fer et du verre avec la vieille pierre laisse un peu perplexe.
Mais le pire est ailleurs : j'arrivais à la mauvaise heure.
Dans le train déjà, une fringale infernale me taraudait l'estomac, j'avais les crocs force 5 et me pris à rêver, puisque mon terminus était déjà un peu l'Allemagne, d'une choucroute monumentale, de jambonneaux bien gras, de saucisses au raifort, de bière glacée. Nous entrâmes en gare un peu avant 14 heures et sans plus attendre, tout à mon idée fixe, slalomant avec ma valises à roulettes au milieu d'une foule de mollusques qui ignorait tout de mon urgence, je me mis en quête d'une brasserie alsacienne. Traversant la place j'en avisais une, sorte de Terminus Nord en miniature. Après un rapide coup d'oeil sur la carte j'en vins à la conclusion que l'on devait pouvoir trouver mieux et m’engouffrais dans une rue, le ventre plein d'espoirs et l'esprit d’hallucinations qui prenaient la forme de saucisses de Francfort.
Le premier troquet avait une carte alléchante et, voyant que je la contemplais pleins de désirs gourmands, un loufiat aux cheveux gominés s'approcha de moi et me demanda dans un accent rital ce que je désirais.
Manger ! Je voulais manger ! Mais lui était très désolé, vraiment très désolé, son cuistot venait de prendre sa pause, mais c'était bien volontiers qu'il me préparerait un croque-monsieur. Je le remerciais et m'enfonçais un peu plus dans l'inacueuillante ville, tirant ma valise qui commençait à peser des tonnes, passant devant des kebabs, d'improbables pizzerias, quand soudain une évidence me frappa : il fallait que je fasse demi-tour, que je revienne vers la gare, vers le Terminus Nord en miniature. Là-bas, c'était évident, le service était 24h/24h. Une brasserie quoi ! En me traitant gentiment de couillon, mais avec la certitude d'arriver à mes fins, j'entrepris le chemin inverse, ruminant contre tout ce temps perdu.
- Bonjour, c'est pour déjeuner.
- Ah mais monsieur le service s'arrête à 14 heures.
- 14 Heures !? Mais on ne peut pas... ?
- Non Monsieur, désolé.
- Mais où peut-on encore manger à Strasbourg après 14 heures ?
Et il m'indiqua l'enseigne voisine, celle du clown qui se fend la pêche, qui jamais ne ferme, jamais ne cesse de servir.
Et vous savez quoi ?
Ben oui...

Je vous parlerais bien aussi de Mutzig, mais ce serait trop long.
Sachez simplement que l'on y fait plus de bière, que le village se meurt tout doucement comme tant de villages ailleurs en France.




dimanche 10 septembre 2017

La coterie


Coterie :
Péjoratif. Groupe de personnes qui se soutiennent pour faire prévaloir leurs intérêts : Une coterie littéraire.
Une coterie est une association entre certains groupes d’individus unis par un intérêt commun qui favorisent ceux qui font partie de leur compagnie et cabalent contre ceux qui n’en sont pas. Phénomène aussi ancien que la société elle-même, l’esprit de coterie est prêt à se défendre par tous les moyens et à sacrifier tous les intérêts contraires à son profit pour mettre une personne, une chose en crédit ou, au contraire, pour la discréditer.

Oui c'est vrai, nous nous sommes fait dégager. Et comme il faut encore... Pour tout dire nous l'avons bien mérité. Fumistes nous l'avons toujours été, désintéressés du sort de notre pays aussi ça va de soi. Nous possédions bien un dernier refuge  à St Martin ou à St Barth pour aller méditer des conséquences de notre inconséquence, mais il vient d'être balayé.
Alors vous avec qui nous avons toujours été d'une totale indulgence, vous à qui nous n'avons jamais mégoté les privilèges et les subventions, vous nous ferez bien une petite place n'est-ce pas ?
Chroniqueurs d'un monde qui nous échappe c'est de toute façon un point que nous partageons, et vous ne voudriez tout de même pas nous voir pointer à Pôle Emploi, devenir des sans-dents.
Ensemble nous dirons du mal des politiques, les Français adorent ça et nous sommes bien placés pour le faire. C'est combien la pige ?

jeudi 7 septembre 2017

Vogüé


Dans la série "les cartes postales de l'été", aujourd’hui Vogüé, charmant village surplombant l'Ardèche (méridionale), raisonnablement encombré l'été, quasi désert en hiver.
C'est la (grande) famille de Vogüé, (comtes, marquis, banquiers, prélats etc...) qui donna son nom au village et y bâtit un château qui porte encore beau malgré de nombreuses blessures. Comme bien souvent dans les châteaux, la vue sur les alentours est imprenable.
En sus l'été on peut y admirer devinez quoi ? Gagné ! Des expositions d'art contemporain.
C'est fou ce que la France compte d'artistes....
Photos :










mercredi 6 septembre 2017

Invasion



Ce n'est pas pour faire mon Jacques Etienne (qui d'ailleurs est inimitable) mais nous aussi, sudistes à l'occasion, avons nos nuisibles, nos indésirables. J'en ai cet été fait la pénible expérience. Je veux parler ici d'un papillon qui, à l'état de chenille, est de la même famille que les petites bêtes qui bouffent les choux de J-E : la pyrale du buis. Ce papillon (ou cette chenille) a été introduit accidentellement en France au début des années 2000, venant (merci la mondialisation) de la lointaine Chine. Dire qu'il s'est plu dans ses nouvelles terres de conquête serait un euphémisme. Arrivé dans l'Est de la France et n'ayant rencontré à ce jour aucun obstacle, aucun prédateur, il a réussi à coloniser en un temps record pas moins de 80 départements et son expansion ne semble pas devoir s'arrêter d'autant que la bestiole a trois cycles de reproduction dans l'année. Cette année il s'est offert l’Ardèche et ses nombreux buissons de buis qui peuplent nos collines. Si cela ressemble bien à une catastrophe pour la végétation, c'est aussi un cauchemar pour le vacancier. Dès la tombée de la nuit, alors que s'allument les premières lumières, c'est l'invasion : des centaines, pour ne pas dire des milliers, de papillons envahissent les terrasses, frappent aux fenêtres que l'on doit impérativement garder closes quand on aimerait profiter de la brise nocturne pour se rafraîchir des chaleurs de la journée. Un papillon ça va, nous en avons de très beaux (celui-ci ne l'est pas), mais des milliers... Dans les phares des voitures on croit à une averse soudaine de neige en plein mois d’août.
Pour avoir parler de ce phénomène à l'édile de mon village, celui-ci m'a fait part de son impuissance : impossible de procéder à des épandages d'insecticides qui tueraient sans distinction les autres insectes dont la précieuse abeille. Notre seul espoir selon lui : que l'intrus disparaisse quand il aura totalement ravagé les buis dont les feuilles sont à la fois son gîte et son couvert, ou bien espérer qu'un hiver réellement rigoureux (mais il n'y en a plus guère) exterminera l'indésirable.
Pour finir ne vous avisez pas d'écraser la bestiole : comme pour affirmer ses origines asiatiques, écrasée elle sent le poisson pourri, le nuoc-mâm.

mardi 5 septembre 2017

L'effort



L’effort

Il s’agit toujours de renoncer à une ambition, de fuir une responsabilité. Il s’agit toujours de choisir le parti du moindre effort, d’opter pour la solution de facilité. Réguler l’immigration, c’est un effort, tandis qu’il est si facile de s’ouvrir aux quatre vents. Assimiler ou intégrer des immigrés, c’est un effort, tandis qu’il est si facile de s’en remettre aux communautés. Être une nation, c’est un effort, tandis qu’il est si facile de n’être qu’une société d’individus. Être une République, c’est un effort, tandis qu’il est si facile de n’être qu’une juxtaposition d’intérêts. Poursuivre son histoire, c’est un effort, tandis qu’il est si facile de négliger son héritage. Assumer une autorité, c’est un effort, tandis qu’il est si facile de se défausser. Éduquer, c’est un effort, tandis qu’il est si facile d’enseigner uniquement des compétences. Maintenir l’ordre, c’est un effort, tandis qu’il est si facile de céder à l’augmentation de la violence. Peut-être nos idées faussement progressistes sont-elles ce qui reste de l’esprit européen quand il est fatigué. Peut-être devrait-on dire de leurs promoteurs ce que Stendhal disait des bourgeois de Paris en 1830 : « Ils prennent l’étiolement de leur âme pour de la civilisation et de la générosité. » Ou de manière tout aussi lapidaire : ce n’est pas ouvrir les bras que de n’avoir plus l’énergie de les lever.

Extrait du livre de Stéphane Perrier (La France au miroir de l'immigration) publié par le Figaro de ce jour.

vendredi 1 septembre 2017

Overdose

Et j'en ai des dizaines comme ceux-là tous les jours que Dieu fait, tantôt en Portugais, tantôt en Anglais.
C'est assez pénible et si le but est de décourager le blogueur c'est presque réussi.
Presque seulement.





samedi 19 août 2017

Vals-les-Bains


Vals-les-Bains j'y suis retourné cette année. Pour son aspect un peu décati qui fait tout son charme. Sans doute-a-t-elle été jadis plus flamboyante, du temps où la sécu moins regardante sur son trou remboursait volontiers des cures thermales aux vertus invérifiées. Mais, un soir d'été, il fait encore bon traverser son parc, admirer la succession de ponts et le lit de la Volane habilement éclairés. On y trouvera encore un casino, des kiosques à musique, des manèges de chevaux de bois, un tournoi international de longue. On se restaurera honorablement dans l'un des nombreux restaurants de la ville, puis on terminera par une glace chez "Béatrix", l'institution incontournable. Par compte on ne pourra pas comme autrefois remplir une bouteille de la fameuse eau à bulles. Pour une raison que j'ignore, la municipalité a coupé les robinets, même la source des pauvres s'est transformée en cendrier.
Quelques photos :


                                     Elle a le pied poli par les caresses des passants.

                                    La glace se déguste à l'arrière sous les platanes.

vendredi 18 août 2017

Contrôle technique




- Monsieur le policier je voulais vous faire part de mon inquiétude.
- Je vous écoute Madame.
- Voilà : c'est au sujet de ma voiture. Elle a depuis quelques temps un comportement anormal. L'autre jour en passant devant la synagogue de mon quartier elle s'est mise à trembler, à mugir. J'ai peur.
- Vous voulez bien me montrer son contrôle technique ?
- Ah mais non Monsieur vous vous méprenez ! A part le miroir de courtoisie fêlé elle est en parfait état. Non. J'ai peur qu'elle devienne folle, qu'elle ne commette un jour l'irréparable. Pourtant j'en prend soin vous savez, même s'il est vrai qu'elle n'a pas son garage à elle.
- Elle dort dehors ?
- Oui. A côté de la mosquée. J'y trouve toujours une place, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Gratuite en plus.
- Je vois...
Il tira un tiroir et en sortit un carton grand comme une carte de visite et le tendit à la dame.
- C'est quoi ?
- L'adresse du plus grand centre de déradicalisation d’île de France de voitures comme la vôtre, une casse automobile sur la nationale 20. Nous y traitons les cas désespérés. Rendez-y-vous sans plus tarder. Et prenez soin d'éviter les quartiers trop animés.

samedi 5 août 2017

Rue du bourreau




Ben quoi ?
Il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps, en notre nom, il rendait bien des services. Il a donc bien mérité de donner le sien à une rue.
La commune reconnaissante en quelque sorte.

mercredi 2 août 2017

Mémoires de S. suite




Non je n'ai pas renoncé à la viande non...
Mais ici, par ces chaleurs infernales, tandis que souffle un sirocco barbare, l'idée d'une côte de porc ou d'un steak me coupe par avance l'appétit. Alors, chose assez rare en ce qui me concerne, moi le carnassier sans vergogne, l'invétéré viandard, je me confectionne des salades : tomates, concombre, brins de fenouil, échalotes, œufs durs, olives noires, thon du petit bateau et, luxe suprême, des anchois ; ces anchois qui sont le sel indispensable à toute bonne salade. Jamais au grand jamais je n'y ajoute  cette graine jaunâtre que l'on nomme maïs, cette cochonnerie douceâtre et écoeurante dont je ne comprends pas pourquoi on ne l'a pas définitivement cantonnée à sa seule utilité reconnue : nourrir les volailles et les cochons.
Grâce à ce changement radical de régime je pense être en mesure d'affronter cette funeste canicule sans trop dépérir, d'autant que j'ai toujours par-devers moi, au frais, une cuvée du Pradel qui, aux heures les plus chaudes, m'envoie dans les bras de Morphée dans l'attente de l'heure exquise.

Le Recours de la Méthode



Alors que le dictateur et sa garde rapprochée ont trouvé refuge dans une grotte, qu'ils descendent quelques gobelets de rhum tandis que dehors gronde une tempête phénoménale, voici qu'un caillou jeté dans l'obscurité du refuge vient briser une jarre de terre cuite d'où apparaît une momie probablement Inca. Ce passage n'est pas sans rappeler une scène du Temple du Soleil, et est peut-être un clin d'œil à Hergé. Il faudrait vérifier la chronologie de sortie des deux ouvrages.
Reste que chaque page de ce roman d'Alejo Carpentier que je viens de commencer est parsemée d'un humour fin et érudit.
Voici le passage où il est décidé du devenir de ces momies :

Retrouvant l'extraordinaire sérénité qui succédait d'habitude à ces beuveries, le premier magistrat chargea son secrétaire de rédiger un rapport adressé à l'Académie des sciences du pays, au sujet de la découverte des momies ; on devait y relever l'orientation de la caverne, la position de l'entrée par rapport au soleil levant, l'emplacement exact des jarres, etc., comme le faisaient les modernes archéologues. De plus, on ferait don de la momie principale, celle du centre, au musée du Trocadéro de Paris, où elle serait mise en valeur dans une vitrine, sur un socle de bois, avec une plaque de cuivre : Civilisation précolombienne. Culture de Rio Verde, etc., etc. Quant à son antiquité, c'est l'affaire des experts de là-bas, plus prudents en ce domaine que les nôtres, trop enclins à vouloir démontrer, chaque fois qu'ils trouvaient l'anse d'une cruche archaïque, ou une amulette d'argile, qu'elles avaient été fabriquées selon une technique antérieure aux plus vieilles techniques d'Égypte ou de Sumer... Mais, de toute façon, plus la date gravée sur la plaque serait reculée, et plus de prestige en retirerait  le pays ; celui-ci posséderait ainsi des vestiges comparables, quant à l'antiquité, à ceux trouvés au Mexique ou au Pérou, dont les pyramides, temples et nécropoles constituaient comme les armoiries de nos civilisations. Et l'on démontrerait que nous n'avions rien d'un monde nouveau ou d'un Nouveau Monde puisque nos empereurs se paraient de splendides couronnes d'or, de pierreries et de plumes de Quetzal, à une époque où les ancêtres supposés du colonel Hoffmann erraient dans des forêts noires, vêtus de peau d'ours, des cornes de bœuf sur la tête, et où les Français, alors que la Porte du Soleil de Tiahuanaco comptait plusieurs siècles, n'avaient guère fait autre chose que de dresser des menhirs -pierres mal dégrossies dressées sans art ni grâce- sur les côtes de Bretagne.


lundi 31 juillet 2017

Petit à petit, la dictature



Étranges libéraux que la bande à Macron qui semble avoir oublié que dans ''libéral'' il y a le mot liberté. Que font-ils à peine arrivés au pouvoir ? Ils restreignent encore un peu plus la liberté d'expression  pourtant déjà réduite à peau de chagrin. À quoi peut bien servir de changer les têtes, de rajeunir les assemblées, si c'est pour entendre encore et toujours les mêmes conneries ? Quand donc serons-nous débarrassés de cette clique moralisante ? Ils prétendaient représenter le renouveau, une autre façon de faire de la politique et tombent dans les mêmes travers que leurs prédécesseurs socialistes.
Tout ça pour ça...

- Les députés LREM ont adopté un amendement au projet de loi de moralisation prévoyant une « peine d’inéligibilité » en cas de manquement à la probité. Celle-ci impliquerait « les faits de discrimination, injure ou diffamation publique, provocation à la haine raciale, sexiste ou à raison de l’orientation sexuelle », précise l’amendement.
Mathieu BOCK-CÔTÉ. - Vous me permettrez d’être franc : j’en suis effaré. Évidemment, tout le monde s’entend pour condamner le racisme, le sexisme ou l’homophobie. J’ajouterais que nos sociétés libérales sont particulièrement tolérantes et ont beaucoup moins de choses à se reprocher qu’on veut bien le dire. Mais le problème apparaît rapidement : c’est celui de la définition. À quoi se réfèrent ces concepts ? Nous sommes devant une tentative d’exclure non seulement du champ de la légitimité politique, mais même de la simple légalité, des discours et des idées entrant en contradiction avec l’idéologie dominante. Il faut inscrire cet amendement dans le contexte d’une offensive plus large pour comprendre sa signification. Prenons l’exemple du racisme. Depuis quelques années, on a amalgamé le racisme et la défense de la nation. Pour la gauche diversitaire et ceux qui se soumettent à ses prescriptions idéologiques, un patriotisme historique et enraciné n’était rien d’autre qu’une forme de racisme maquillé et sophistiqué. Ceux qui voulaient contenir l’immigration massive étaient accusés de racisme. Ceux qui affirmaient qu’il y avait un lien entre l’immigration et l’insécurité étaient aussi accusés de racisme. De même pour ceux qui confessaient l’angoisse d’une dissolution de la patrie. Cette assimilation du souci de l’identité nationale à une forme de racisme est une des tendances lourdes de l’histoire idéologique des dernières décennies. On l’aura compris, on accuse de racisme ceux qui ne se plient pas à l’idéologie diversitaire. Quel sort sera réservé demain à ceux qui avouent, de manière articulée ou maladroite, de telles inquiétudes ? Prenons l’exemple du débat sur le mariage pour tous. Pour une partie importante des partisans du mariage homosexuel, ceux qui s’y opposaient, fondamentalement, étaient homophobes. Ils n’imaginaient pas d’autres motifs à leur engagement. Comme toujours, chez les progressistes, il y a les intolérants et les vertueux. Pour eux, deux philosophies ne s’affrontaient pas : il y avait d’un côté l’ombre et de l’autre la lumière. Doit-on comprendre que dans l’esprit de nos nouveaux croisés de la vertu idéologique, ceux qui ont défilé avec la Manif pour tous devraient être frappés d’inéligibilité ?
Source Le Figaro de ce jour.