mercredi 1 février 2017

Pour longtemps encore, nous sommes tous des paysans


Re-mar-quable !!!
C'était avant-hier, et c'était une autre civilisation : la nôtre.
Chers blogueurs qui passez par ici, ne passez pas à côté de ce film : il parle de vous, de nous, nous aide à comprendre comment notre cher pays est devenu ce qu'il est aujourd'hui...
L'histoire d'une expropriation en règle de gens aux accents rugueux que l'on assassina une seconde fois en quelques décennies. Une expropriation qui n'en fini pas et prend d'autres formes que chacun peut voir et constater chaque jour en croisant ceux qui prétendent remplacer ces belles gueules, ces têtes bien faites qui ne sont rien d'autre que nos ancêtres.
Je ne suis pas peu fier de vous le proposer sur ce blog.
(De plus il est très court : une heure seulement).

Il est quelque chose de pire que l'esclavage, c'est d'avoir des esclaves et de les appeler citoyens.
Pierre Poujade.


3 commentaires:

  1. Il y quelque temps est sorti un rapport intitulé "Hyper-ruralité"
    Voici ce qu'en dit Sylvain Tesson. Sur les Chemins Noirs. Gallimard 2016.

    "Hyper-ruralité. Une batterie d’experts, c’est-à-dire de spécialistes de l’invérifiable, y jugeaient qu’une trentaine de départements français appartenaient à « l’hyper-ruralité ». Pour eux, la ruralité n’était pas une grâce mais une malédiction : le rapport déplorait l’arriération de ces territoires qui échappaient au numérique, qui n’étaient pas assez desservis par le réseau routier, pas assez urbanisés ou qui se trouvaient privés de grands commerces et d’accès aux administrations. Ce que nous autres, pauvres cloches romantiques, tenions pour une clef du paradis sur Terre –l’ensauvagement, la préservation, l’isolement- était considéré dans ces pages comme des catégories du sous-développement.
    Le rapport se faisait rassurant, les auteurs étaient de confiants prophètes : « Courage, citoyens campagnards ! Nous arrivons. »
    Bientôt, grâce à l’Etat, la modernité ruissellerait dans les jachères. Le wi-fi ramènerait les bouseux à la norme. Au lieu d’écrire par les champs et par les grèves, le futur Flaubert qui traverserait ces étendues pourrait se fendre d’un « Par les ZUP et par les ZAC »

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    1. J'ai lu son livre : ses chemins noirs parcourent les ruines abandonnées de l'ancien monde. C'est assez triste.

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    2. Au lieu d’écrire par les champs et par les grèves, le futur Flaubert qui traverserait ces étendues pourrait se fendre d’un « Par les ZUP et par les ZAC »

      Oui.
      Sans oublier les ZEP qui se répandent comme la gale...

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Chacun peut ici donner libre cours à sa fantaisie.
A condition toutefois de rester dans les bornes habituelles, largement connues de tous.