mardi 14 mars 2017

Jean-Marie Le Pen


Sur bien des blogs que je fréquente je vois souvent l'engouement que suscite MLP chez beaucoup de commentateurs. Mais c'est un engouement caché, avoué à demi-mots, presque honteux. Tellement honteux qu'il est rare sinon inexistant de voir relayé une interview d'elle ou de son menhir de père. Et bien pour ma part je le confesse : bien avant la fille j'ai eu une admiration sans borne pour le borgne dont les affiches électorales dans le village où j'étais enfant me terrorisaient. Il est pour moi l'homme politique du siècle écoulé, celui qui aura le mieux compris les enjeux de celui qui commence. Celui qui aura été l’infatigable lanceur d'alertes de ce que l'on nous présentait alors comme des fantasmes, des peurs irrationnelles.
L'Europe de Monnet à Maastricht ?
Il a tout dit sur elle, bien avant que des philosophes à la petite semaine commencent à s'y intéresser, à en discerner les conséquences, comme Philippe Séguin d'ailleurs, qui ne disait pas autre chose que lui. L'Europe de la prospérité, depuis, est bien devenue l'Europe de la paupérisation pour tous où plus personne ne saurait dire ce qu'est un Européen, où d'églises on fait des mosquées, où de paysans on fait des suicidés, où de travailleurs on fait des chômeurs.
L'immigration de peuplement, le grand remplacement ?
Avec Raspail et bien avant Camus il les voyait venir, les dénonçait comme un crime contre le peuple historique. Pour l'avoir vécue il la comprenait très bien l'image du Général, celle de l'huile et du vinaigre ; une suite ininterrompue d'attentats, du métro St Michel au Bataclan, des violences urbaines quotidiennes, une partition du territoire toujours à nos dépens (jusqu'à notre disparition ?), notre espace vital qui se rétrécie comme peau de chagrin, notre tranquillité, nos choix de vie malmenés chaque jour, lui donnent raison.
Ce paria que nous avons tant aimé détester voulait nous mettre en garde, avait tout vu venir, nous n'avons pas su l'entendre. Aujourd'hui il est vieux, ne brigue plus rien, pas même le Panthéon où pourtant il aurait sa juste place, lui le combattant de toujours de nos libertés.
Tant qu'il est encore là écoutons le encore un peu le menhir : il nous manquera bientôt.


     

4 commentaires:

  1. Ah! j'ai enfin trouvé le blogueur selon mes rêves : cultivé, écriture alerte et agréable, billets fréquents, thèmes qui m'intéressent.
    Je vous ai donc mis en haut de ma liste des favoris : ce n'est donc pas blogueur qu'il faudrait dire, mais plutôt dealer...

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    1. Merci de votre indulgence Barbara.

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    2. Méfiez-vous des Barbra, Fredi ....

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    3. C'est pourtant un bien joli prénom...

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Chacun peut ici donner libre cours à sa fantaisie.
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