dimanche 19 mars 2017

La chanson du dimanche


Retour en arrière.
Nous sommes un dimanche soir de mai 2005. Dans la matinée je suis allé voter "non" comme 55% de Français au projet imbitable de constitution Européenne qui s’avérera par la suite n'être qu'un désespérant traité commercial, contraignant et entravant pour les Etats Européens, un désastre pour leurs citoyens.
Il est 18 heures environ, j'écoute une radio, j'ai oublié laquelle, Fip peut-être mais ce n'est pas certain. Toujours est-il que les chansons et autres morceaux musicaux s'enchaînent sur la station quand arrive ce titre de Polnareff : "C'est une poupée".
18h30 : je m'aperçois qu'il me manquera quelques bricoles pour passer une bonne soirée électorale, sors et me rends d'urgence à l'épicerie la plus proche. Dans celle-ci aussi il y a un fond musical. Je suis dans les rayons quand arrive de nouveau la poupée de Polnareff. "Ils se sont donné le mot", pensais-je, hésitant sur un Côtes du Rhône médaille de bronze Orange 2004 et un Gigondas "réserve grande cuvée millésimé grand siècle vieilli en fûts de chêne recommandé par le guide du routard et plein d'autres idéal avec des grillades". Et puis je réalise d'un coup : ce soir ce sera "NON".
Merci pour la programmation et le message subliminal !
Le "NON" sera confirmé une heure et demi plus tard.

La poupée qui fait non:
Sans même écouter, elle fait non...non...non...non...
Sans même regarder, elle fait non...non...non...non...
Toute la journée, elle fait non...non...non..non...






5 commentaires:

  1. Une coïncidence, comme disent les avocats...

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    1. Possible mais je ne crois pas.
      Je pense au contraire que l'omerta qui prévaut les soirs d'élection jusqu'à 20 heures n'est pas de mise dans les salles de rédaction, les radios où les chiffres qui remontent sont connus et circulent dans tout un microcosme.
      Je pense qu'il y eu ce soir-là quelques programmateurs facétieux pour nous faire partager le résultat qu'ils connaissaient déjà.

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  2. Ou alors c'est vous qui êtes devin. Je crois en effet déceler chez vous cette forme particulière d'intelligence subliminale...

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    1. Quant à moi je détecte chez vous une forme d'ironie qui n'a rien de subliminale...

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    2. Et bien vous avez tort et cela me chagrine.
      Je dis toujours ce que pense.

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