samedi 15 avril 2017

Le compagnon qui me manque






Si, plutôt que de vivre à Paris comme un imbécile j'habitais la campagne, j'aurais pour compagnon un chien comme celui ci-dessus. Lui nous l'avions récupéré un soir de novembre, épuisé, affamé par je ne sais combien de journées d'errance dans nos collines du Bas Vivarais. Il s'était jeté sur les croquettes du chat qui l'avait regardé faire dépité, avait vidé son bol d'eau puis était parti s'écrouler sur le canapé. Encore jeune, sans collier, j'ai eu ce soir là une grande envie d'adoption. Mais ce n'aurait pas été raisonnable. Ceux de sa race ont un besoin d'espace sans limite, une énergie qu'aucun mur ne peut contenir. Jamais il ne se serait satisfait de deux promenades-pipi par jour dans nos rues. Quoiqu'il en soit le dilemme fut vite résolu : dans la matinée suivante on toquait à notre porte : c'était son maître qui faisait toutes les maisons du quartier à sa recherche.
Son initiation à la chasse était terminée.

Rajout :
Ah tiens ! sur d'autres photos il en a bien un de collier. L'en aurait-on débarrassé sournoisement en vue d'un kidnapping en bon et due forme ? Je n'en ai plus le souvenir.
Adorable bestiole en tout cas...



3 commentaires:

  1. Il a l'air bien maigrichon sur la photo. Etes-vous vraiment sûr que son propriétaire s'en occupait comme il faut et que ce chien n'était pas maltraité ?

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    1. Avant de les emmener à la chasse on les fait jeûner pour augmenter leur motivation.
      Et puis c'était un très jeune chien.

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Chacun peut ici donner libre cours à sa fantaisie.
A condition toutefois de rester dans les bornes habituelles, largement connues de tous.