vendredi 30 juin 2017

On pénalisera


Pour comprendre ce qu'il convient de pénaliser on peut se contenter de la capture d'écran ci-dessous.
Mais on peu aussi suivre ce lien.


jeudi 29 juin 2017

Montmorency


Pourquoi Montmorency ?
Sans doute, certainement même, parce que voila bientôt 56 ans, par une belle journée ensoleillée de juillet, tandis que sur un autre mont s'éteignait Louis Ferdinand Céline, j'y vis le jour. Or donc, depuis ce jour béni des dieux, et bien que distante de chez moi que d'une petite trentaine de kilomètres, je n'avais encore éprouvé ni le désir ni la curiosité d'aller voir à quoi ressemblait la ville où je fis mes premiers pas. Paresse de la proximité sans doute qui toujours nous fait dire "une prochaine fois".
C'est aujourd'hui chose faite.



Montmorency conserve résolument un caractère provincial mais à cela s'ajoute un curieux mélange architectural que je crois assez unique. Comme toutes les villes provinciales elle a son "auberge du Cheval Blanc", ses kebab et ses Suédois (d'aucuns disent aussi Lyonnais) et même un tabac qui persiste à s'appeler "le Disque Bleu". Le Disque Bleu... C'est comme s'il s'était appelé "le Boyard", cela nous renvoie à un temps que les moins de vingt ans... La disque bleue c'était autre chose que le petit gris ou le caporal : c'était la gauloise de luxe. Mon père en fumait quand il avait fait des heures-sup.
Le curieux mélange dont je parlais plus haut s'observe dans la façon qu'ont les belles demeures bourgeoises aux jardins arborés de voisiner avec des bâtisses plus modestes, ouvrières ou paysannes, d'en partager l'espace sans frontières de classes, héritage peut-être de l'ancien régime dont l'on devine encore les parfums. La plupart des villes opèrent une ségrégation spatiale, pratiquent un entre-soi où l'insolente réussite rejette à la périphérie la misère et l'indigence. Ce n'est pas le cas ici. Au hasard des rues j'en ai vu de ces bâtisses qui menacent ruines quand elles n'en sont pas déjà. Bientôt dans leurs espaces libérés s'exprimera le génie des architectes de ce 21ème siècle en marche comme on peut déjà le voir ici ou là. Je peux me tromper, et d'ailleurs je ne rejette pas en bloc tout ce qui se construit aujourd'hui (bien des verrues du 19ème méritaient d'être rasées) mais il me semble qu'autrefois la mixité sociale (quand elle existait) n'engendrait pas tant de laideurs.



 J'ai poussé jusqu'à la collégiale Saint-Martin qui date du 16ème. Sorte de cathédrale en miniature avec de magnifiques vitraux, elle a en plus l'avantage d'avoir un parvis qui offre un point de vue exceptionnel sur la plaine en contrebas et jusqu’à Paris dont aujourd'hui, dans un ciel lavé par les pluies de la veille, on distinguait parfaitement les monuments, les tours de la Défense, celle de Montparnasse ainsi que la tour Eiffel. Peut-être est-ce ici que mon père nous emmenait mon frère et moi admirer, quand il s'en tirait, les feux d'artifices sur la capitale ? Nous habitions alors la ville basse.





Bref.
C'est une ville aux charmes étranges que j'ai découvert là, qui navigue dans plusieurs âges, adoptant parfois maladroitement une modernité qui bientôt aura raison d'elle, et je trouve que j'ai bien eu raison d'y naître un jour, quand elle était encore belle : elle convient à ma nature romanesque.
Avec tout ça j'ai oublié de vérifier si l'on y trouvait encore de ces petites cerises aigrelettes qui font sa réputation.
J'y retourne immédiatement.

NB : toutes les photos sont cliquables.

dimanche 25 juin 2017

Gros dégoût





Les incroyables clauses des contrats de mères porteuses.

Accès à l'assistance médicale à la procréation, tourisme procréatif, homoparentalité ? À l'heure des chamboulements dans la construction des familles, la Mission de recherche droit & justice - créée par le ministère de la Justice et le CNRS - vient de publier, après trois ans de travaux, un rapport sur « Le droit à l'enfant et la filiation en France et dans le monde », réalisé sous la houlette de la juriste Clotilde Brunetti-Pons, maître de conférences à l'université de Reims. « Aujourd'hui, la logique de marché domine ces évolutions, avance cette dernière. Nous sommes entrés dans une forme d'ultralibéralisme de la filiation. Le droit international de la famille a toujours cherché à lutter contre les trafics d'enfants. Ces évolutions balaient des années d'efforts pour les éviter. »
Un propos que le rapport illustre notamment au travers d'une étude sur des conventions de gestation pour autrui proposées par des sociétés étrangères, principalement aux États-Unis, et la revue d'ouvrages anglo-saxons de criminologie et de psychiatrie.
Élaborées par des avocats, ces con­ventions sont dans l'ensemble « très précises et très complètes ». En moyenne, les commanditaires débourseront entre 40 000 et 200 000 euros selon le pays où la gestation pour autrui est pratiquée, rappelle le rapport. Une somme sur laquelle 3 000 à 20 000 euros sont versés à la femme qui porte l'enfant. Les parents d'intention ont également la main sur la grossesse avec la possibilité de soumettre la mère porteuse « à un suivi médical et psychologique de son choix » ou encore d'imposer « une amniocentèse, un avortement, une césarienne, un cerclage ». Au-delà, « les clauses du contrat permettent aux commanditaires de définir le mode de vie de la femme enceinte », pointe l'étude. Comme la possibilité de continuer à travailler ou non pendant la grossesse ou l'autorisation de voyager.
Ces règles générales peuvent être accompagnées de listes pour le moins exhaustives d'interdits : « Ne pas mettre du vernis à ongles, ne pas porter de piercings (?) ne pas faire de sport, dormir convenablement, prendre telles vitamines, marcher suffisamment ou faire de l'exercice, ne pas assister à des funérailles, manger bio (?) ne pas utiliser de micro-ondes » Une intrusion « si forte » que les parents d'intention peuvent aller jusqu'à « encadrer, comme ils le souhaitent, la vie sexuelle de la jeune femme ».
Pour s'assurer du respect de ces obligations, la mère porteuse fait l'objet d'une « surveillance assidue », souligne cette étude. Une surveillance qui peut prendre la forme de visites de contrôle « diligentées par les commanditaires ou par la société intermédiaire » dans les États américains, tandis qu'en Inde les mères porteuses sont le plus souvent « tenues enfermées dans des cliniques spécialisées et soumises à un régime et à un emploi du temps strict » pendant neuf mois.
Après la naissance, hormis les sanctions financières prévues au cas où la mère porteuse refuserait de donner le bébé, « de nombreuses clauses de la convention ont pour objectif évident d'éviter que la gestatrice développe de l'affection pour l'enfant et essaye de le garder ». Comme l'interdiction de l'allaitement ou, au contraire, le tirage de lait de la mère porteuse dont la durée, la quantité ou les jours de livraison aux parents d'intention peuvent être circonscrits. Le contrat « va parfois jusqu'à interdire que l'enfant soit vu, touché, porté, a fortiori câliné » par la mère porteuse. Enfin, pour la remise de l'enfant, « une livraison pure et simple à la naissance sans aucun contact avec la mère porteuse et les parents commanditaires » est parfois prévue, tandis que d'autres contrats organisent des périodes de transition

Le Figaro du 21 juin 2017.


C'est aujourd'hui dimanche
Tiens, ma jolie maman,
Voici des roses blanches,
Que ton coeur aime tant
Va, quand je serai grand
J'achèt'rai au marchand
Toutes ses roses blanches
Pour toi, jolie maman....

samedi 24 juin 2017

Volubilis




Cette année, contrairement à la précédente, ma glycine ne m'a pas honoré de quelques grappes de fleurs, lourdes et mauves. Non. Elle qui se tient sagement et invariablement sur le balcon depuis près de dix ans, a eu cette fois-ci une autre lubie, une autre fantaisie : s'étendre et se répandre à raison de cinq centimètres par nuit, enlaçant amoureusement les fers du balcon, bien décidée semblait-il à le conquérir tout entier. Au début la chose m'amusa et je l'aidais même dans sa marche triomphante, la guidant dans la recherche de ses prises. Et puis je me suis interrogé : tout cela n'allait-il pas finir par lui être préjudiciable ? De quelle quantité d'eau allait-elle avoir besoin et n'allait-elle pas terminer l'été totalement épuisée ? Après quelques clics sur Google, j'appris qu'il était juste et bon de freiner ces ardeurs si l'on ne voulait pas se retrouver rapidement face à un fouillis inextricable. Mais j'appris autre chose que j'ignorais : ces tiges prolifiques sont dites (poésie du jardinier) volubiles tout comme la variété de plantes auxquelles elles appartiennent. Je me suis pris à imaginer des conversations à la fraîche sur l'eau trop chlorée, en quantité insuffisante ou le contraire, la paresse de certaines racines... Mais ce n'est pas tout !
Dans cette famille de plantes volubiles donc, s'opère une distinction assez amusante : la glycine par exemple, un brin réac probablement, est dextre, c'est à dire qu'elle ne s'enroule que sur sa droite dans le sens des aiguilles d'une montre ; à contrario le liseron, autre plante volubile, en bon gauchiste insoumis, s'obstine à ne s'enrouler que par sa gauche (on parle alors d'enroulement senestre). Et n'allez pas tenter de contrarier leur nature profonde : toujours, même si elles doivent en passer par des figures difformes, ces plantes reviendront dans leur sens commun.
Bref...
En conclusion il convient bien, non pas de leur tailler la bavette, mais de réduire leurs prétentions au strict minimum : 20 à 30 centimètres pas plus.
Ce que je fis sur le champ sans état d'âme.




Camus/Lebras


Pour une fois qu'on lui donne la parole (il était temps de réparer cet oubli, merci à Alain Finkielkraut de l'avoir fait), je m'en voudrais de ne pas la relayer ici :
L'un parle de ce qu'il connait, s'abrite confortablement derrière des chiffres et des statistiques, l'autre parle d'une chose plus immatérielle qui échappe à la science : l'âme des peuples.
Les deux semblent hélas irréconciliables.
Bonne écoute.


jeudi 22 juin 2017

La vie parisienne


Aujourd'hui j'ai pris le métro.
J'y fus un peu obligé.
Outre que ma vieille guimbarde n'avait probablement pas le droit de rouler en ce jour de pollution, que je ne le saurai jamais vu que j'ai négligé de me procurer la vignette qui m'aurait informé de mes droits,  elle était, coïncidence bienvenue, immobilisée dans un petit garage de banlieue, garage à l'ancienne où l'on pratique encore l'honnêteté, le diagnostic sincère et non faussé, le tarif étudié.
Donc j'ai pris le métro non pas aux heures de pointe comme Mado la Niçoise (ne soyez pas bégueules, regardez au moins les dix premières minutes) mais dans une de ces parenthèses calmes et rares où l'on a l'impression que la RATP ne fonctionne que pour vous.
En fredonnant "La Vie parisienne" j'ai pris cette petite vidéo :




C'est bien peu de chose, j'en conviens, mais fallait marquer le coup : demain je récupère ma chignole.

mercredi 21 juin 2017

Rompez !




Alors moi c'est peu dire que je ne suis guère Macron-compatible.
Mais je viens de regarder le discours de Président à l'adresse des musulmans à l’occasion du truc qui leur est cher et qui clôture la torture du jeûne.
Et c'était loin d'être si bisounours, en dépit du respect qu'il devait à la puissance invitante.
Que leur a-t-il dit en substance entre la datte et le fromage (avant en fait) ?
Il leur a dit que s'ils ne voulaient pas retraverser la Méditerranée avec un bon coup de pied au cul il fallait qu'ils se mettent dare-dare à l'Islam light, zéro calorie, compatible avec les mini-jupes et la pétanque-51. En gros.
En quelque sorte il leur a rappelé que l'invité n'était pas lui, ni nous, mais eux pour avoir poussé la porte de notre demeure un peu trop fort.
C'est un bon début je trouve.
A la fin on a entendu quelques applaudissements polis et Président a conclu :
- rompez !

Peut-être peut-on encore, pour se faire une idée et éventuellement doucher mes illusions, le réécouter ici.

Rajout du 22/06/17 :

Je trouve ça chez Causeur et du coup me sens moins seul : à l'évidence d'autres ont lu entre les lignes le discours de Président et en ont apprécié la tonalité.

mardi 20 juin 2017

Etre militant


Si nous voulions vraiment que les choses changent, nous serions tous comme ce jeune homme : nous irions porter la contradiction chaque jour là où la folie multiculturaliste fait sa propagande. Nous soumettrions à la question ces dégénérés qui ont fait vœux de trahison. Nous viendrions avec des camisoles pour les moins touchés, des pals pour les plus obtus.
Au minimum on peut faire comme lui : les filmer, enregistrer pour les générations futures leur hébétement face à quelques vérités énoncées.



lundi 19 juin 2017

L'odieuse routine




Fiché "S", 33 ans (Dieu est son maître mais c'est pas le crucifié), roulait en bon patriote en Renault Mégane avec dans son coffre tout un arsenal, armes de poing, kalachnikov, et bonbonne de gaz pour la pyrotechnique. La routine dans un pays en voie de libanisation bien avancée. Monsieur Molins désolé d’interrompre votre sieste mais vous avez encore une déclaration à faire. Au rapport !
Il va finir sur les rotules le proc...
Pendant ce temps une armée mexicaine tendance bobo très prononcée, cool, sympa, prenait d'assaut le palais Bourbon.
- tu sièges à quelle place toi ?
- j'sais pas on m'a pas encore donné l'info. Et toi ?
- tout là-haut à côté du gros Gilbert.
- Gilbert Collard ? Oh putain la lose !

A part ça je vais demander l'asile climatique au Groenland : je fonds comme un vieux morceau de saindoux.

samedi 17 juin 2017

Despotisme mou



Puisqu'on veut la faire taire ici ou là, et pour faire suite à mon billet d'hier au soir, donnons-lui encore, dans les limites de nos modestes moyens, la parole. 
Après-demain la télé sera redevenue ce qu'elle doit être : un désert pour l'intelligence.


C'est le principe du raisonnement par l'absurde : décliner les conséquences logiques d'une proposition pour en démontrer le caractère aberrant et donc l'invalider. Par exemple, un scrutin majoritaire uninominal en période de défiance du peuple envers les institutions et les partis, qui aboutirait à ce que 15 % des inscrits disposent de plus de 75 % des sièges à l'Assemblée nationale. Absurde, en effet. C'est pourtant le visage de notre démocratie. Une question s'impose : ce que nous appelons démocratie ne serait-il pas devenu le sympathique habillage d'une forme de despotisme plus ou moins consenti ? Certes, il nous est rappelé tous les matins par des médias soucieux de nous montrer le droit chemin que nous avons la chance infinie de ne pas vivre en dictature et qu'il nous faut donc applaudir à ce système qui garantit si bien nos libertés et droits fondamentaux.
Offrons-nous le frisson de quelques minutes hors des chemins balisés de la communion obligatoire. La démocratie serait donc une affaire d'institutions, et les nôtres joueraient bon an mal an leur rôle : exprimer la volonté du peuple. Qui peut écouter sans rire Benjamin Griveaux, porte-parole d'En marche ! expliquer qu'il n'y a aucun problème et que la démocratie consiste à ne se soucier que des votes exprimés (ou des survivants LR et PS se scandaliser d'un système qu'ils défendaient quand il les maintenait au pouvoir malgré une assise électorale de plus en plus restreinte). Les institutions ne sont qu'un outil, l'architecture permettant de traduire, dans une loi fondamentale qui tient compte de l'histoire et de la culture politique de chaque peuple, ses aspirations et ses choix. Celles de la Ve République ont visiblement atteint leurs limites.
Mais nous savons depuis Tocqueville que des institutions, si équilibrées soient-elles, ne sauraient définir à elles seules un régime démocratique. La démocratie est une pratique. Élire tous les cinq ans le prince pour mieux se rendormir une fois qu'il est acquis, couvertures de magazines à l'appui, qu'il marche sur les eaux, n'a que peu à voir avec cela. C'est bien le paradoxe de ce moment politique. La promesse du jeune prodige était un renouveau démocratique par la libération des énergies individuelles. Une forme de libéralisme tocquevillien qui prétendait rompre avec les pesanteurs de la sphère administrative pour rendre aux hommes la liberté dans les « petites affaire », seul vaccin contre le despotisme. Ainsi a-t-on vu ces « marcheurs» exaltés retrouver l'envie de participer à la chose publique et se porter candidats pour renouveler des élites sclérosées. Bouleversant.
Hélas, le bel élan démocratique n'a fait que nourrir l'ouragan jupitérien. Pourquoi ' Parce que la démocratie est avant tout un état social. Et parce que cette séquence politique a marqué la victoire du renouveau sans risque, de l'éviction des élites politiques pour mieux préserver les élites économiques. Rien à voir avec un réveil démocratique de la Nation tout entière.
Dans une société fondée sur le bien-être et l'extension indéfinie du domaine de la consommation, la plus grande peur est de perdre le peu que l'on a. La part des citoyens que leur statut social protège des ravages du libre-échange (désindustrialisation, destruction des structures traditionnelles?) consentira à bien des abandons pour préserver sa tranquillité. Surtout si, par ce choix, le miroir médiatique lui renvoie l'image valorisante de la modernité et de la résistance au populisme.
Une société authentiquement démocratique n'a rien à voir. Elle repose sur des institutions équilibrées, dans lesquelles le législatif ne serait pas inféodé à l'exécutif, sur l'articulation entre l'expression du peuple et le poids des corps intermédiaires. Elle repose surtout sur la reconquête par les individus de leur autonomie, la possibilité de maîtriser leur vie sans dépendre d'un système imposé ou d'une puissance extérieure. Elle repose sur l'idée que tout abandon de souveraineté individuelle et collective doit être consenti. En ce sens, une société où les paysans dépendent de quatre multinationales pour obtenir des semences n'est pas démocratique. Une société où l'attention des individus devient une richesse vendue par des fournisseurs Internet contre des espaces publicitaires n'est pas démocratique. Une société dans laquelle 25 % des enfants de 10 ans ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux n'est pas démocratique. Une société où les citoyens ont abandonné tout espoir de maîtriser leur destin collectif et de modifier un système économique qu'ils jugent injuste, au point de cesser de voter, n'est pas démocratique.
Ce n'est pas seulement une réforme institutionnelle qui renversera le despotisme mou, c'est une révolution économique et culturelle partant, non pas des sphères jupitériennes, mais de la base, c'est-à-dire de chacun de nous.

Natacha Polony.

Et puisque demain c'est dimanche :

Un peu Piaf, un peu Fréhel ou Damia, la chanson du dimanche proposée par un intervenant de ce blog :


vendredi 16 juin 2017

L'Europe en 38 minutes

De ces élections qui auront été épuisantes pour tout le monde il n'en sera donc rien ressorti. Elles s'achèveront dimanche soir avec la constitution d'un parlement de branquignols incapables pour beaucoup de s'exprimer dans une langue intelligible, de maîtriser un commencement d'idée cohérente. Quelques vidéos assez sidérantes circulent qui donnent un aperçu du vide abyssal de nos futurs représentants, de leur inculture politique. Cette inculture politique est pain béni pour ceux qui comptent bien poursuivre le projet dictatorial européen : il n'y aura guère d'opposition dans un parlement composé de semi-débiles.
Dans cette campagne électorale tout a été fait pour parasiter les vrais sujets, ceux qui nous concernent et concerneront nos enfants au quotidien : immigration, souveraineté, Europe.
S'agissant de l'Europe je découvre chez Grincheux Grave une vidéo, fort bien réalisée par un talentueux militant UPR (j'imagine) qui nous explique dans quelle dictature nous vivons. Je m'en serais voulu de ne pas la relayer ici.
Je n'ai pas voté pour Monsieur Asselineau mais je lui reconnais le mérite d'avoir élevé le débat au-dessus des costumes de F. Fillon.
Je ne suis pas convaincu, c'est peu dire, que les 450 députés LRM en seront capables demain mais je ne doute pas qu'ils représenteront parfaitement cette France crétinisée dans laquelle il nous faudra vivre malgré tout jusqu'au jour où elle aura totalement mourue.
Si vous ne voulez pas finir aussi con qu'un militant LREM prenez le temps de regarder cette vidéo.



jeudi 15 juin 2017

Le web expliqué par Barbara





Le modèle connectiviste semblait devoir apporter une ouverture sur le monde, de même qu'une optimisation radicale des standards de l'information. Après quelques années d'internet à haut débit, on voit déjà qu'il n'en est rien. Bien au contraire, on constate que l'utilisateur compulsif des plateformes de connexion vit dans un univers parallèle qui est en vérité une sorte de brouillard opacifiant et neutralisant. Le surfeur ne "ride" pas, il est juste manipulé.

La suite ici et un blog à découvrir. 


mardi 13 juin 2017

Camembert plus vidéo Michel Onfray


Joli camembert trouvé chez Incarnation (voir ma blog-roll).
Une fois n'est pas coutume, j'appartiens au camp des vainqueurs !



Michel Onfray qui comme moi et tant d'autres s'amuse à dire qu'il appartient aussi au camp des vainqueurs puis, plus loin, brandit le camembert proposé ci-dessus et en fait l'analyse :

dimanche 11 juin 2017

La fête des pères




Quand une femme belle à s'en damner vous dit un soir d'été "fais moi un bébé" comment dire non ? On s'exécute en se disant que ça ne marche pas à tous les coups. Sauf qu'entre nous ça marchait à tous les coups. C'est si simple et si compliqué de devenir père. Je le sais. Il y a 25 ans je perdais à jamais mon insouciance, le reste de ma vie restera définitivement suspendu à ce nouvel état, à ces mots lourds de conséquences : je suis père.

Bonus chanson du dimanche :

Avertissement !
Contrairement à ce que l'on pourrait légitimement penser ce morceau n'est pas de Chopin.
Mais c'est joli quand même.


vendredi 9 juin 2017

Tapiner

tapiner
Définition
Travailler, se prostituer, faire le tapin

Moi j'ai rien contre les tapins, bien au contraire.
Mais il y a un âge, je trouve, où il faut savoir s'arrêter.
Ou prendre le risque de dégoûter le chaland.

Elisabeth Guigou, 70 ans, faisant de la retape le 5 juin dernier à Pantin auprès des musulmans de Seine-Saint-Denis, derniers électeurs socialistes :


mardi 6 juin 2017

Nouveau jeu




- Salut Riton !
- Salut mon Pierrot... j'te paie un demi ?
- Pourquoi seulement un demi ? Non je déconne... tu joues à quoi ?
- C'est un nouveau jeu : miser sur le prochain attentat.
- Ah bon !? ... c'est quoi les règles ?
- Ben tu vois c'est assez simple : là tu choisis le pays où aura lieu le prochain attentat, puis tu sélectionnes une ville, ensuite tu coches une date dans les quinze jours prochains jours.
- Génial ! Et ça rapporte ?
- Ça dépend... ça dépend de la bonne volonté des terroristes. En gros tu rentres facilement dans tes frais.
- Mais c'est nul ton jeu !
- Pas tant, pas tant... tu vois, là, tu paris sur le nombre de morts, c'est le numéro chance. Si tu l'as c'est jackpot ! Tu peux enfin te barrer de ce pays de merde !
- Passe moi une grille. Et à la tienne mon frérot.