dimanche 25 juin 2017

Gros dégoût





Les incroyables clauses des contrats de mères porteuses.

Accès à l'assistance médicale à la procréation, tourisme procréatif, homoparentalité ? À l'heure des chamboulements dans la construction des familles, la Mission de recherche droit & justice - créée par le ministère de la Justice et le CNRS - vient de publier, après trois ans de travaux, un rapport sur « Le droit à l'enfant et la filiation en France et dans le monde », réalisé sous la houlette de la juriste Clotilde Brunetti-Pons, maître de conférences à l'université de Reims. « Aujourd'hui, la logique de marché domine ces évolutions, avance cette dernière. Nous sommes entrés dans une forme d'ultralibéralisme de la filiation. Le droit international de la famille a toujours cherché à lutter contre les trafics d'enfants. Ces évolutions balaient des années d'efforts pour les éviter. »
Un propos que le rapport illustre notamment au travers d'une étude sur des conventions de gestation pour autrui proposées par des sociétés étrangères, principalement aux États-Unis, et la revue d'ouvrages anglo-saxons de criminologie et de psychiatrie.
Élaborées par des avocats, ces con­ventions sont dans l'ensemble « très précises et très complètes ». En moyenne, les commanditaires débourseront entre 40 000 et 200 000 euros selon le pays où la gestation pour autrui est pratiquée, rappelle le rapport. Une somme sur laquelle 3 000 à 20 000 euros sont versés à la femme qui porte l'enfant. Les parents d'intention ont également la main sur la grossesse avec la possibilité de soumettre la mère porteuse « à un suivi médical et psychologique de son choix » ou encore d'imposer « une amniocentèse, un avortement, une césarienne, un cerclage ». Au-delà, « les clauses du contrat permettent aux commanditaires de définir le mode de vie de la femme enceinte », pointe l'étude. Comme la possibilité de continuer à travailler ou non pendant la grossesse ou l'autorisation de voyager.
Ces règles générales peuvent être accompagnées de listes pour le moins exhaustives d'interdits : « Ne pas mettre du vernis à ongles, ne pas porter de piercings (?) ne pas faire de sport, dormir convenablement, prendre telles vitamines, marcher suffisamment ou faire de l'exercice, ne pas assister à des funérailles, manger bio (?) ne pas utiliser de micro-ondes » Une intrusion « si forte » que les parents d'intention peuvent aller jusqu'à « encadrer, comme ils le souhaitent, la vie sexuelle de la jeune femme ».
Pour s'assurer du respect de ces obligations, la mère porteuse fait l'objet d'une « surveillance assidue », souligne cette étude. Une surveillance qui peut prendre la forme de visites de contrôle « diligentées par les commanditaires ou par la société intermédiaire » dans les États américains, tandis qu'en Inde les mères porteuses sont le plus souvent « tenues enfermées dans des cliniques spécialisées et soumises à un régime et à un emploi du temps strict » pendant neuf mois.
Après la naissance, hormis les sanctions financières prévues au cas où la mère porteuse refuserait de donner le bébé, « de nombreuses clauses de la convention ont pour objectif évident d'éviter que la gestatrice développe de l'affection pour l'enfant et essaye de le garder ». Comme l'interdiction de l'allaitement ou, au contraire, le tirage de lait de la mère porteuse dont la durée, la quantité ou les jours de livraison aux parents d'intention peuvent être circonscrits. Le contrat « va parfois jusqu'à interdire que l'enfant soit vu, touché, porté, a fortiori câliné » par la mère porteuse. Enfin, pour la remise de l'enfant, « une livraison pure et simple à la naissance sans aucun contact avec la mère porteuse et les parents commanditaires » est parfois prévue, tandis que d'autres contrats organisent des périodes de transition

Le Figaro du 21 juin 2017.


C'est aujourd'hui dimanche
Tiens, ma jolie maman,
Voici des roses blanches,
Que ton coeur aime tant
Va, quand je serai grand
J'achèt'rai au marchand
Toutes ses roses blanches
Pour toi, jolie maman....

13 commentaires:

  1. Et il y a une assurance en cas de marchandise non conforme malgré la suppression du vernis à ongles ou le contrat ne le dit pas?

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  2. Je dois retarder sur l'évolution des choses, en tant que mère, je ne comprends pas comment on peut porter un enfant 9mois, ne pas avoir d'échanges intra-utéro avec lui, accoucher et remettre cet enfant contre un chèque et rentrer tranquillement, comme si rien ne s'était passé, et quel choc émotionnel pour le fétus ! quel conséquences psychologiques de ne pas avoir de contact avec cette mère ! non, vraiment, pour moi, c'est non seulement impensable mais en plus d'une barbarie sans nom ! merde après tout, la nature est ce qu'elle doit être, si 2 mecs ne peuvent pas avoir d'enfants c'est bien que c'est logique, quand aux 2 bonnes femmes, elles peuvent encore plus en faire elles-mêmes naturellement sans avoir recours à une esclave, autant je me fiche pas mal de la vie sexuelle des autres et de leurs déviations qui ne me concernent pas , autant je suis furieuse que l'on ose jouer avec les gosses pour se faire plaisir avec égoïsme

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    1. Cette notion de "droit à l'enfant" me fait gerber.

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    2. Le monde est devenu fou, y-compris le climat.
      Cela m'évoque ce prophète dans les Tintin dont je ne me souviens plus du nom !
      Il faudra que je jette un coup d'œil dans les profondeurs de ma bibliothèque pour voir si j'ai un album où il figure !
      Auquel cas je vous ferai part de ses propos prophétiques...

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    3. Bon je m'étais assigné d'autres priorités mais c'est bien plus amusant d'en dévier !
      Donc j'ai retrouvé l'album en question et j'avoue que je ne me rappelais plus du tout du très sérieux Directeur de l'Observatoire ni de l'araignée sur le télescope !
      On s'occupe vraiment à des choses charmantes avec vous...

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    4. On s'occupe vraiment à des choses charmantes avec vous...

      Si je vous fais redécouvrir la grande littérature j'en suis ravi !

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    5. Oui, vous êtes un bon capitaine !
      Et parfois même conducteur de train-fantôme... j'ai cru distinguer un assez long texte dont le contenu, je l'avoue est un peu brumeux dans mon esprit, mais que j'ai néanmoins commenté, m'efforçant d'en savoir un peu plus. Et pfuit, plus rien.
      Vous allez sans doute invoquer votre témoin anonyme. Mais je pense que c'est en l'ignorant que vous allez le vaincre, car je suppose qu'il cherche à vous énerver. Faites donc comme s'il n'existait pas, c'est la pire des frustrations.

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    6. besoin d'un paton pour y éponde? pas sû

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    7. Pardon Barbara mais mon billet n'était qu'un copié-collé sans intérêt.
      Poubelle donc.

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  3. "A vot' bon coeur sieux dam'.

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A condition toutefois de rester dans les bornes habituelles, largement connues de tous.