samedi 24 juin 2017

Volubilis




Cette année, contrairement à la précédente, ma glycine ne m'a pas honoré de quelques grappes de fleurs, lourdes et mauves. Non. Elle qui se tient sagement et invariablement sur le balcon depuis près de dix ans, a eu cette fois-ci une autre lubie, une autre fantaisie : s'étendre et se répandre à raison de cinq centimètres par nuit, enlaçant amoureusement les fers du balcon, bien décidée semblait-il à le conquérir tout entier. Au début la chose m'amusa et je l'aidais même dans sa marche triomphante, la guidant dans la recherche de ses prises. Et puis je me suis interrogé : tout cela n'allait-il pas finir par lui être préjudiciable ? De quelle quantité d'eau allait-elle avoir besoin et n'allait-elle pas terminer l'été totalement épuisée ? Après quelques clics sur Google, j'appris qu'il était juste et bon de freiner ces ardeurs si l'on ne voulait pas se retrouver rapidement face à un fouillis inextricable. Mais j'appris autre chose que j'ignorais : ces tiges prolifiques sont dites (poésie du jardinier) volubiles tout comme la variété de plantes auxquelles elles appartiennent. Je me suis pris à imaginer des conversations à la fraîche sur l'eau trop chlorée, en quantité insuffisante ou le contraire, la paresse de certaines racines... Mais ce n'est pas tout !
Dans cette famille de plantes volubiles donc, s'opère une distinction assez amusante : la glycine par exemple, un brin réac probablement, est dextre, c'est à dire qu'elle ne s'enroule que sur sa droite dans le sens des aiguilles d'une montre ; à contrario le liseron, autre plante volubile, en bon gauchiste insoumis, s'obstine à ne s'enrouler que par sa gauche (on parle alors d'enroulement senestre). Et n'allez pas tenter de contrarier leur nature profonde : toujours, même si elles doivent en passer par des figures difformes, ces plantes reviendront dans leur sens commun.
Bref...
En conclusion il convient bien, non pas de leur tailler la bavette, mais de réduire leurs prétentions au strict minimum : 20 à 30 centimètres pas plus.
Ce que je fis sur le champ sans état d'âme.




22 commentaires:

  1. Jolie description de votre fidèle amie au nom si romantique...
    Peut-être que son manque de floraison indique simplement qu'un nouvel élément dans son environnement l'indispose. Je pensais à la pollution ou à la chaleur, mais la première n'a guère d'effet sur les plantes, quant aux effets de le chaleur le jardinier expérimenté que vous semblez être saura y remédier.
    Ne vous reste plus qu'à jouer au détective télépathe !

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    1. La floraison de la glycine en pot n'est jamais acquise, c'est à son bon vouloir sans que l'on sache ce qui la décide ou non.

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  2. Sinon, ils soldent chez Truffaut.

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  3. https://www.youtube.com/watch?v=LwHdvcjVtu0
    Bonnes vacances alors.

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    1. Celle là aussi j'aime bien
      https://www.facebook.com/qcinsolite/videos/1979959438885932/?pnref=story

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    2. Encore ou ça tourne? Non parce que j'en ai d'autres, des blagues sur le thème, no soucaÏ, comme dirait l'autre.

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    3. Ah elle est belle la jeunesse tiens...

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    4. Complètement nul oui!

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    5. Personne ne songe à vous les voler...

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    6. Comme c'est bizarre.

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  4. Elle s'enroule à SA droite ou à droite quand on la regarde ? La question est importante car j'espère (ou espérais) que la mienne se développe vers la droite quand je la regarde. Si c'est impossible, je me trouverai bien embarrassé de l'avoir plantée au mauvais endroit pour qu'elle décore la façade de ma maison...

    Avec mes remerciements anticipés pour votre réponse.

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    1. La glycine est une liane qui s'enroule sur elle-même et autour des supports qu'elle rencontre comme tente de le démontrer la photo d'illustration. C'est de cet enroulement là qu'il s'agit, pour le reste elle poussera bien là où vous voulez la faire pousser.

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    2. De plus je m’aperçois que sur la photo en question la mienne semble faire exactement le contraire....

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  5. Vous m'en apprenez sur les plantes et leur pousse. Comme je suis un indécrottable urbain, je ne m'y entends guère.
    Malgré tout, j'ai vécu une partie de mon enfance à la campagne, lorsque j'allais en vacances chez ma grand-mère et elle avait une magnifique glycine.
    Bon dimanche à vous !

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    1. Je ne m'y entends pas beaucoup plus mais ça me passionne pas mal.

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  6. Je ne savais pas tout ça ! les plantes ont une vie merveilleuse que nous ignorons trop souvent nous autres gens des villes
    nous sommes passé hier devant votre ancienne cantine, beaucoup de monde mais ça à l'air bien

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    1. Nous ignorons jusqu'à leurs noms savants en Latin.
      Mon ancienne cantine a un succès mérité.

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