3/07/2018

Florence


Ainsi, mon cher, tu t'en reviens
Du pays dont je me souviens
Comme d'un rêve
De ces beaux lieux où l'oranger
Naquit pour nous dédommager
Du péché d'Eve
Tu l'as vu, ce fantôme altier
Qui jadis eut le monde entier
Sous son empire
César dans sa pourpre est tombé
Dans un petit manteau d'abbé
Sa veuve expire
Tu t'es bercé sur ce flot pur
Où Naples enchâsse dans l'azur
Sa mosaïque
Oreiller des lazzaroni
Où sont nés le macaroni
Et la musique
Qu'il soit rusé, simple ou moqueur
N'est-ce pas qu'il nous laisse au cœur
Un charme étrange
Ce peuple ami de la gaieté
Qui donnerait gloire et beauté
Pour une orange


4 commentaires:

  1. Raffinement et chaleur humaine. Exquise cuisine...

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  2. Ah! flûte, je n'avais pas lu l'article de presse. Ce petit esclandre ne va pas arranger leur cas, aux migrants...

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  3. Voilà, je suis sortie de la phase hibernation grâce à vos bienveillantes exhortations !
    http://seuilcritique.blogspot.ch/

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Chacun peut ici donner libre cours à sa fantaisie.
A condition toutefois de rester dans les bornes habituelles, largement connues de tous.