vendredi, mars 02, 2018

La cuisson des homards




Les emmerdeurs ça a toujours existé. C'est probablement la seule espèce dont on est assuré qu'elle n'est pas en voie d'extinction. En France on a même pris l'habitude, de longue date, de leur offrir des postes ministériels. Jusqu'à ce jour d'ailleurs je pensais que nous étions imbattables dans ce domaine. La récente actualité n'est pas avare d'exemples.  Mais je constate, un peu consterné, que nous venons de nous faire coiffer au poteau par nos voisins Helvètes :
 A compter de ce 1er mars, la loi interdit de mettre dans l'eau bouillante un décapode marcheur, c'est-à-dire un homard, un tourteau ou une araignée de mer, sans l'avoir au préalable assommé, par choc électrique ou en leur brisant la tête.

Je crois que le homard sera éternellement reconnaissant envers nos voisins Suisses qui démontrent par cette mesure qu'ils ont en matière d'humanisme bien compris deux longueurs d'avance sur les barbares engraisseurs d'oies que nous sommes, pour combien de temps, encore.
J'attends le jour où je devrai assommer mon huître et lui demander pardon avant de l'ingurgiter.
Reste que c'est à ce genre de menus détails que l'on se convainc que ce monde, décidément, ne tourne pas rond. 

9 commentaires:

  1. Non Monsieur, c'est à ce genre de menus détails qu'on reconnaît un peuple civilisé. Pas seulement en pensée, mais aussi en actes...
    Tuer proprement une bête qu'on s'apprête à manger est le minimum syndical, devenir végétarien étant le raffinement du véritable civilisé.

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    1. Devenir végétarien ?
      Ce sera sans moi !

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  2. comme quoi on peut être banquier et avoir de l'humanité, ce dont je doutai jusqu'à présent

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  3. Ne serait-il pas judicieux de créer un corps de vétérinaires chargés de vérifier que ces bêtes ont bien été assommées. Se faire ébouillanter, bien que je n'en aie pas fait l'expérience, doit être désagréable, si en plus on souffre d'un mal de crane consécutif à un coup de marteau, ce doit être l'enfer !

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  4. Et qui va vérifier ?...

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