3/28/2018

Les nerfs à vif




La France a de nouveau les nerfs à vif. Ses crises d'urticaire violentes la reprennent, sont devenues chroniques et aucun médecin n'a le baume  miraculeux qui la calmerait, aucun médecin d'ailleurs n'en cherche la recette. On a bien un président qui devrait s'occuper d'elle, lui prodiguer des soins intensifs, mais lui son truc, son urgence, c'est de démolir le droit du travail, de piquer les dernières pièces de un euro qui traînent encore dans les poches des retraités. On l'applaudit pour ça. Toute la clique libérale qui rêve de son grand soir le trouve courageux. Lui au moins, c'est certain, en finira avec le statut exorbitant des cheminots. Et puis quelques points de croissance supplémentaires, deux ou trois années consécutives, calmeront les esprits, ramèneront le calme et le sourire, la joie de vivre aux Français, aboliront les passions tristes. Alors, comme jadis on caricatura Sarkozy en Napoléon, on fait de lui le nouveau roi Soleil, le président de la renaissance si désirée (preuve s'il en fallait que nous sommes bien embourbés depuis pas mal de temps). La comparaison est audacieuse mais surtout déplacée. Napoléon et Louis XIV avaient une vision de la France et un réel courage. Qui a-t-il de courageux à paupériser toujours plus les citoyens ? Quelle qualité faut-il pour les enfoncer davantage qu'ils ne le sont déjà ? Passent les défilés, lassent les grèves, il suffit d'attendre, nul besoin de bravoure pour cela, un peu de patience suffit.
Mais, dans cette France électrique où des politiques sont rejetés d'un défilé en mémoire d'une grand-mère juive assassinée, juste après une commémoration en l'honneur d'un gendarme qui eut ce geste grandiose d'offrir sa vie en échange de celle d'une femme otage de l'un de ces nombreux barbares qui peuplent nos villes et désormais nos villages, on attendrait en vain des mesures fortes, significatives, un changement de direction du paquebot France qui a pris il y a quelques décennies une bien mauvaise direction. On attendrait en vain le renoncement à cette idée folle, démentielle : remplacer un peuple par un autre. Et voici pourquoi :

Texte de Richard Millet :

Incompatibilité
28/03/2018

Chronique n°159



Incompatibilité



Qu’y a-t-il de commun entre les « attaques » de Carcassonne et de Trèbes, et le meurtre de Mireille Knoll, à Paris ? L’islam, encore et toujours, en sa version « radicale » – « radical » étant une épithète commode pour glisser sous le tapis les mots mêmes d’islam, islamisme, musulman, les noms propres parlant heureusement d’eux-mêmes, Radouane Lakdim et Yacine M. étant typiques de ces néo-Français par naturalisation ou droit du sol, qui font profession de haïr la France en s’attaquant par le meurtre à deux de ses composantes essentielles : chrétiens et juifs.

            L’alliance entre christianisme et judaïsme constitue la clé de voûte d’une civilisation, l’européenne, que le capitalisme mondialisé est en train de ruiner au nom du « relativisme » et de la « libre circulation des personnes » – en réalité l’exploitation d’un « matériel humain » prétendument menacé par les guerres ou le changement climatique –, les chiens de garde post-civilisationnels veillant à ce que les peuples autochtones trouvent naturelle, voire merveilleuse, l’immigration de masses extra-européennes dont la prépondérance est déjà manifeste dans certaines villes d’Europe. L’homme blanc étant coupable de tout, et pour l’éternité, il ne lui reste plus qu’à expier ses fautes en disparaissant, soit par la fatalité du métissage, soit par le suicide démographique, ou enfin en se reniant lui-même.

            À propos des récents meurtres islamistes, on n’entend certes plus parler d’« amalgames », de « déséquilibrés », de « vivre ensemble » : la propagande spectaculaire s’use aussi vite que le personnel politique et ses laquais médiatico-littéraires. Ça ne marche plus. Davantage : on commence à comprendre que l’immigration de masse est un facteur de destruction bien plus irréversible que les exactions de l’État islamique – l’immigration maghrébine et africaine, surtout, dont l’ubiquité et le nombre révèlent, à l’occasion d’attentats ou de faits de délinquance, un plan d’occupation des sols qui laisse peu de chances à la paix civile, de la même façon que l’industrie de la mendicité et de la rapine est désormais détenue dans toute l’Europe par les Roms.

            J’aimerais jouer les Maghrébins et les Africains contre l’islam et les sectes para-protestantes qui pullulent comme le paludisme. J’aimerais les voir jouir de ce qui nous a faits ce que nous sommes. Jamais je ne les vois, hélas, se vouloir réellement français, encore moins s’insurger contre les actes antichrétiens et antisémites, hormis les condamnations de principe. Bien au contraire, on hurle à l’ « islamophobie », et les « quartiers » d’où viennent  les jihadistes sont fiers de cette nouvelle alliance entre délinquance et jihad, le vice et le crime se donnant la main dans la haine du chrétien et du juif ; et, dans le cas de Radouane Lakdim, on sourirait presque de savoir qu’il vivait dans une cité portant le nom d’Ozanam, le fondateur de la société de Saint-Vincent de Paul, et où il est devenu impossible de circuler librement.

            La cause est entendue. Mireille Knoll et Arnaud Beltrame, la rescapée de la rafle du Vel d’Hiv’, assassinée parce que juive, et l’officier catholique qui s’est sacrifié en prenant la place d’autrui, au super U de Trèbes, semblable au père Maximilien Kolbe qui avait choisi de mourir à la place d’un père de famille, à Auschwitz, ces deux personnes seront honorées le même jour, l’une par une « marche blanche », l’autre par un hommage national. Le hasard est ici battu en brèche par la puissance et la concomitance du symbole, comme par la réalité de la guerre civile.

            Si on ne suit pas ceux qui ironisent sur les insuffisances de l’État (combien risible, néanmoins, cette récente « convocation » de Lakdim à un « entretien d’évaluation dans le cadre d’un suivi de la DGSI » !) ;  si on a envie de ricaner au visage de ceux qui voient une panacée dans des mesures de « rétention administratives » des « fichés S » ( i.e. des terroristes) ; si on ne comprend pas que Macron reçoive à l’Élysée une « imame danoise » (ça existe donc, comme le salami danois ou le camembert québécois ?), si on ne comprend pas qu’après tout ça Junker plaide encore pour l’adhésion de la Turquie à l’U.E., on s’étonnera encore et toujours que les hommages post-mortem soient une manière de réponse (sinon la seule) – et qu’ils empêchent de s’interroger vraiment sur le terrorisme du capitalisme anglo-saxon, où l’argent détruit tout au nom même de sa vie propre, l’innombrable migratoire et les cours de la bourses, la fin de l’humanisme et le désastre écologique entretenant des relations dans lesquelles la spiritualité de l’islam est constamment dénaturée, révélant la seule dimension politique de cette religion, donc son incompatibilité avec la civilisation européenne.


6 commentaires:

  1. Votre texte est poignant, de réalisme et d'émotion.
    Par contre, j'éprouve un parfait malaise à l'ajout dans le même corps du texte de Millet (au lieu de le citer en annexe avec un lien),
    Cela fait pâtisserie viennoise bourrée de crème chantilly, trop c'est trop.
    Amitiés.
    Barbara S,

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  2. C'est pourtant bon les pâtisseries viennoises...

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  3. En pâtisserie madame Schreyer préfère bien évidemment les Makrouds, ou peut être les Zlabias?

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    1. Je les aime aussi.
      A dose homéopathique.

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  4. "On attendrait en vain le renoncement à cette idée folle, démentielle : remplacer un peuple par un autre..."
    Et voici pourquoi :
    Comme le renard dans le poulailler ou l'ours polaire au milieu des pingouins, les espèces invasives perturbent les écosystèmes. S'en débarrasser est quasi impossible, tout au plus peut-on en limiter la prolifération....
    Oui, bien sur, cette affirmation concerne essentiellement des animaux ou des plantes comme l'écureuil gris, le frelon asiatique, la jacinthe d’eau, la tortue de Floride ou l'écrevisse de Louisiane... mais il n'est pas interdit de tirer des conclusions erronées ?

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    1. Je n'ai rien contre les renards ! :)

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