dimanche, avril 01, 2018

Chez Alexandre D.


Ma belle et moi n'avons pas suivi les grandes migrations de Pâques qui font se vider la capitale comme au mois d’août. Notre bas Vivarais nous irons le visiter dans quelques jours quand les températures seront remontées et la foule citadine rentrée.
Alors, pour nous divertir un peu, faire semblant de partir tout de même (dix mn d'autoroute, rendez-vous compte), nous nous sommes rendus en la demeure d'Alexandre D., à quelques lieues de la nôtre, du côté de Marly. Dans ce coin de l'ouest parisien qui au 19ème devait être le bout du monde ou presque, A.D. s'y fit construire un château. Bien que coincé entre un réseau routier aussi dense que bruyant et des logements sociaux en abondance, l'endroit reste assez charmant même si A.D. ne le reconnaîtrait probablement plus.
Après avoir traversé le parc, apparaît le "château" de style vaguement renaissance. Et tout de suite on devine que le mot est usurpé, qu'au plus il faudrait parler de folie. Sautent aux yeux un aspect étriqué, des proportions incorrectes, on se dit que le nombre d'or n'y est pas. Pourtant pour concevoir le bâtiment il y eut bien un architecte, mais A.D. ne devait pas avoir encore vendu assez de feuillets du Comte de Monte-Cristo pour voir un peu plus grand. Il s'en faut de peu : deux ou trois mètres à gauche, à droite, et l'affaire était belle. L'intérieur s'en ressent : toutes les pièces sont minuscules, étriquées elles aussi par conséquence, et dans la salle de réception aujourd'hui visitée par une vingtaine de Chinois, nous avions peine à nous mouvoir.
Mais il ne faut jamais bouder son plaisir : ce morceau d'histoire a bien failli disparaître tant l'endroit était convoité par les spéculateurs. C'est à Alain Decaux que nous devons qu'il soit encore debout.
De ce périple insensé je ramène quelques photos, cliquables et libres de droits comme il se doit :






Pour finir une vue de la grand-rue de Marly-le-Roy qui, avec ses couleurs ocres, rouges, jaunes et orangées m'évoqua une province (mais laquelle ?) figée dans un temps lointain.
Ou un Suquet pas encore parcouru par les starlettes et les paparazzis :



4 commentaires:

  1. il y a des siècles que je me dit qu'il faudrait y aller, mais voilà, faut passer le périf ! quelle galère :)
    bonne fin de week end

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    1. C'est vrai que de chez vous ça fait une sacrée marche ! :)

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  2. Ah, tiens, c'est un projet que j'avais il y a quelque temps, et jamais mis à exécution. Pourtant, ce n'est pas si loin de chez nous…

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    1. Et bien je vous aurais évité le déplacement.
      D'ailleurs la visite étant assez rapide, il est préférable de grouper avec autre chose.

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