jeudi, avril 12, 2018

Mamans d'hier et d'aujourd'hui




Je n'étais qu'un enfant mais je m'en souviens. En ces temps là les femmes étaient surtout des mamans qui sentaient bon le muguet de Dior ou le talc parfumé pour les moins fortunées. Au printemps elles envahissaient les trottoirs de larges et hauts landaux qu'elles poussaient jusqu'au square avant d'aller préparer le dîner. Les landaux ont disparu mais j'ai l'impression, peut-être fausse, que les poussettes aussi. Pourtant je connais les chiffres de la natalité, le dynamisme de notre démographie, mais ça ne se vérifie pas vraiment dans nos rues, nos parcs et jardins. Il faut croire que ces nouveaux bébés sont élevés dans la clandestinité, dans l'obscurité de chambres aux rideaux tirés, dans le noir, comme les champignons de Paris. A moins que le gros de ces troupes fraîches ne naisse et grandisse dans des coins de France où je ne vais guère. Avant de nous apparaître plus tard en brouillons d'hommes agités, vindicatifs et hostiles. En tout cas ils naissent ça c'est certain. Déjà nous savions que nous étions près de 67 millions d'habitants, François Héran, démographe, nous apprend dans la vidéo ci-dessous que la part d'origine immigrée de cette population en représente à ce jour près d'un quart. D'emblée il précise que l'on aurait tort de parler de remplacement, qu'il convient plutôt de parler "d'ajout". Je veux bien François, je veux bien... va pour "ajout" si tu préfères. Mais jusqu'à quand, dis-nous, ce mot conviendra-t-il mieux que "remplacement ? Un tiers, deux tiers ? Puis il nous ressort le couplet de l'enrichissement, de la contribution de ces migrations au "dilatement" de notre économie. En gros ce surplus humain ferait carburer le PIB. Mais il ne s'attarde guère sur les phénomènes connexes qu'engendre cet ajout, l'impossible "vivre ensemble", l'insécurité, physique et culturelle, qui font de certaines zones autant de bandes de Gaza que Juifs et Français de souche fuient. Le quotidien qu'implique cet ajout et dont l'actualité s'en fait parfois l'écho brutal, en bon démographe qu'il est, c'est à dire en comptable, François s'en fout.
Les Français dont je suis n'ont rien a priori contre l'immigration ; ils ont un problème en revanche avec cette immigration avec laquelle ils ont du mal à coexister. C'est ce constat que se refusent à faire les démographes du genre de Monsieur Héran. Pourtant ils devront bien le faire un jour, avant que l'ajout ne devienne remplacement définitif.
Si le dilatement économique n'est pas une fin en soi, le dilatement démographique l'est encore moins, et la démographie ne saurait être qu'une science consistant à additionner tout et son contraire.


11 commentaires:

  1. Il ne faudrait pas oublier que ce fameux quart comprend des immigrés d'Europe. Mais ça ne change rien au à la justesse de votre raisonnement.

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    1. Vous avez raison.Mais c'est la portion congrue je crois savoir...

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  2. Moi je les voient à l'école et à la crèche ces moutards nouveaux, rien qu'avec les prénoms, je peux dire que le quart annoncé est bien là et je ne parle pas des prénoms à la con que les bobos parisiens s'obstinent à donner à leur progéniture, mais bien des prénoms venus d'ailleurs

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    1. Aaaah !
      Y m'semblait bien aussi... 😁
      Et les mamans sentent le muguet ?

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    2. Les mamans moi je les voient pas, mais je vous pari qu'elles sentent le patchouli pour certaines

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    3. ah au fait, mes enfants ont eu un beau landau avec des grandes roues, c'était élégant

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  3. Question immigration, suivez mon regard, vous n'avez au fond qu'à vous en prendre à vous-même ! En effet, qui allait gaiment par le passé établir des colonies autour du monde ?

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    1. Mais... Barbara !
      Nous sommes allés porter la civilisation voyons ! Et nous devrions en être châtiés de retour ?

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    2. Moi, je ne suis allé nulle part établir des colonies. Je ne vois pas pourquoi des gens viendraient en établir chez moi.

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    3. Et quand bien même d'ailleurs.
      Depuis quand les colonisés devraient à leur tour devenir des colonisateurs ?

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