samedi, juin 23, 2018

La lèpre




C'est Manu qui l'a dit en creux à Quimper :
Défendre ses frontières, sa culture, son peuple et son histoire, dire que l'Europe n'est pas l'Afrique, qu'Islam de France est un oxymore, que la Hongrie est chrétienne et entend le rester, que l'immigration menace notre civilisation, serait comme une lèpre qui se répandrait sur le vieux continent.
Comment a-t-on pu en arriver à une telle inversion des valeurs ? Quelle malédiction nous aura frappé pour que nous tolérions de tels propos ? Quelle folie mortelle parcourt nos élites à la renverse jusqu'à son sommet ?
Pour moi le visage de la lèpre a celui de tous ces cosmopolites qui ne rêvent que notre perte : c'est celui du photographe de Benetton, de Dany le rouge, de l'affréteur de l'Aquarius, du président de Terre d'asile, de Cédric Herrou, de tous les sansfrontiéristes, et de Manu lui-même bien sûr, qui fait un si mauvais diagnostic de la situation. Elle est là et nulle part ailleurs la lèpre qui nous ronge depuis 40 ans.
Et si nous persistons à élire d'aussi mauvais médecins (Manu a les mêmes conseillers que Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande, c'est assez dire à quel monde ancien il appartient) alors cette lèpre véritable se révélera une peste qui nous emportera tous sous peu.
A moins que...
Manu : un vent frais souffle de l'est, de la Pologne à l'Italie. Emplis-t-en tes poumons encombrés des miasmes méphitiques qui ont fait tant de tort à tes prédécesseurs comme à nous. Congédie sans délais les souffleurs de mauvaises solutions : ils ont depuis trop longtemps leurs ronds de serviette à l'Elysée, ne plus les voir ni les entendre serait déjà un soulagement. D'ici le sommet Européen des 28 et 29 juin il n'est pas trop tard, tu peux encore retrouver le chemin de la raison, mettre au pas la cinglée teutonne, écouter ton meilleur et seul conseiller : ton peuple. Il te faut d'ici-là respirer librement un grand coup, retrouver le sens de l'histoire afin que nous puissions nous aussi respirer de nouveau : la lèpre n'est pas là où tu le penses, et peut-être en es-tu porteur sans le savoir.
Il t'appartient, toi le fougueux président, de faire vivre sans mentir, de donner un sens nouveau à un slogan de l'ancien monde : "le changement c'est maintenant", et il ne te reste que quatre ans pour nous démontrer que tu n'es pas seulement ce gamin fan de techno, de performances économiques accessoires et secondaires, de startups sans lendemain, mais un vrai chef d'état à la hauteur de l'héritage qu'il porte.
J'avoue cependant que ta fête de la musique à l'Elysée, tes déclarations récentes, irréfléchies, mécaniques et intempestives, me font un peu douter de toi .

4 commentaires:

  1. Un beau texte, c'est exactement ça, mais ces fous iront au bout de leur idéologie et nous entrainerons vers le fond, reste à savoir ce que le peuple va faire devant un tel naufrage, tout sera là, quitte où double !

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    1. Je crois que cette fois-ci nous sommes tous au pied du mur.

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Chacun peut ici donner libre cours à sa fantaisie.
A condition toutefois de rester dans les bornes habituelles, largement connues de tous.