mercredi, juin 27, 2018

Le recours de la méthode




C'est un livre refermé depuis presque un an que je viens de retrouver, un livre qui devait clore ma découverte d'un auteur chaudement recommandé par un homme qui consacre le reste de son temps à la lecture. Je l'avais refermé ce livre, et le marque-page en témoigne, aux tous premiers chapitres. J'avais bloqué sur quelque chose mais je ne savais plus quoi. Peut-être sur cette façon déconcertante de la narration qui passe du "je" au "il" sans raison ni préavis.
Mais ce n'est pas tout.
Reprenant la lecture interrompue du "Recours de la méthode", du même qui écrivit l'inoubliable "Partage des eaux"  et l'épopée magistrale du "Siècle des lumières", voulant en quelque sorte conclure mon aperçu de l'oeuvre d'Alejo Carpentier, je me suis replongé dans la vie mouvementée du Premier Magistrat, dictateur éclairé (comme tous les dictateurs) d'un pays sud-américain jamais cité. Et je sais ce qui m'avait déplu dans ce livre : la surabondance de références culturelles. Alejo semble nous dire à chaque page "regardez quel puits de science je suis !" Les aventures et mésaventures du dictateur ne prennent jamais vraiment corps tant elles semblent d'avantage un prétexte à un étalage de savoir. Jusqu'à l'overdose.
Le style baroque, en architecture, je ne l'ai approché qu'une seule fois en vacances à la Havane, mais je sais qu'il peut être assez lourdingue. En littérature quand trop c'est trop c'est carrément indigeste. Et je me dis que c'est une chance que de ne pas avoir découvert Alejo Carpentier par son "Recours de la méthode". Si tel avait été le cas il est fort probable que je serais passé à côté du "Partage..." et du "Siècle...".
Pour finir la version que j'ai entre les mains, éditée par Gallimard, est truffée d'un nombre invraisemblable de coquilles qui, pour les cas les plus sévères, rendent certains mots incompréhensibles.
Mais de cela Alejo n'y est pour rien.

2 commentaires:

Chacun peut ici donner libre cours à sa fantaisie.
A condition toutefois de rester dans les bornes habituelles, largement connues de tous.