mardi, juillet 10, 2018

Le Camp des Saints




C'est un classique souvent cité dans la fachosphère (que je n'avais pas encore lu et que l'on m'a gentiment offert pour mon anniversaire afin de me faire une religion, comme si ma religion n'était pas déjà faite...) que je viens de terminer : Le Camp des Saints de Raspail. Un livre extraordinairement mal écrit mais pourtant tout à fait indispensable et qui, à presque cinquante ans d'intervalle, est d'une brûlante actualité. On y retrouve tous les personnages qui, aujourd'hui encore, sévissent en faveur de notre disparition par submersion : toutes les associations militantes, les chroniqueurs inamovibles (on pense à la dernière homélie pro-migrants de Monseigneur Attali dans l'Express de la semaine dernière), les mouvements gays et même le Pape avec son église au grand complet. Les politiques sont veules à souhait (déjà), irrésolus, et le peuple ne vaut guère mieux. Même l'armée y est décrite impuissante après trop de propagande émolliente ingurgitée depuis tant d'années. Devant l'invasion d'un million d'hères partis des rives du Gange, elle se montrera incapable d'arrêter la catastrophe. Seule une poignée d’irréductibles mènera un ultime combat aussi comique que perdu d'avance : un million d'hommes résolus, déterminés à rejoindre le paradis, notre pays, débarquera sans difficultés notables sur les côtes de Provence. Quand ils l'atteindrons ce paradis, les riches donneurs de leçons abandonneront micros et feuilles de choux pour fuir avec armes et magot vers la Suisse encore épargnée. Le peuple du sud remontera apeuré, abandonné à son sort, vers le nord, laissant aux pilleurs leurs riches villas provençales.
Et c'en sera fini du paradis.
Le livre sortit en 1973. Depuis nous savons que les flux (dont on ne voit jamais le reflux) ont probablement fait exploser ce chiffre d'un million à 12 ou 15 millions. On songe bien évidemment aussi à l'Aquarius, à A. Merkel, au fatal regroupement familial, au droit d'asile détourné ; aux mille astuces imaginées pour en finir avec le peuple français, sa race.
Car le livre de Raspail est ouvertement un livre raciste dans le sens ou l'auteur croit aux races précisément et il est un détail amusant : bien avant ce projet de loi que les députés viennent de voter qui vise à supprimer le mot "race" de la constitution, l'auteur l'envisage au niveau mondial, décidé par l'ONU.
Alors oui sans doute ce livre est-il bourré de lourdeurs et pourtant il est essentiel de le lire.

10 commentaires:

  1. je ne l'ai pas encore lu non plus, quelques extraits par-ci par-là, mais j'ai peur que ça me fiche le bourdon, je sais qu'il existe et ça suffit à mes idées

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    1. J'ai oublié de dire qu'il y avait beaucoup d'humour dans ce livre.
      Ça atténue le bourdon...

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  2. Un livre prémonitoire. Mon père me l'avait fait lire dans les années 70 et c'était vraiment le choc. Des rafiots de fortune croulant sous les migrants en provenance du sous-continent indien cette fois-ci, et non d'Afrique du Nord...

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    1. Oui, prophétique en diable.
      Ça va mieux vous ?

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  3. Oui, merci ! Mais j'ai des infirmiers qui viennent tous les matins m'administrer des médicaments, mais au moins je suis chez moi.
    Cela m'inspire d'ailleurs un nouvel article pour mon blog, on fait feu de tout bois...

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  4. Extraordinairement mal écrit, c'est pousser le bouchon un peu loin ! Mais il est vrai que c'est un mauvais roman. Sans doute parce qu'il est entièrement subordonné à une cause, à une thèse qui lui préexiste : rien de tel pour tuer un roman.

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    1. Sans doute parce qu'il est entièrement subordonné à une cause, à une thèse qui lui préexiste

      Mais n'est-ce pas un peu le cas de la plupart des romans ?
      Quoi qu'il en soit l'ensemble manque de légèreté, l'écriture est pataude.
      M'enfin comme je le dis c'est à lire malgré tout.

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    2. « Mais n'est-ce pas un peu le cas de la plupart des romans ? »

      Mais non, voyons ! Un roman au service d'une idée, ou d'une thèse, c'est ce qu'on appelle un roman "édifiant", c'est-à-dire rien (rien sur le plan artistique). Il peut être catholique, socialiste, tout ce que vous voudrez : le résultat sera toujours… rien.

      (Vous devriez lire les essais de Kundera dont je parle dans mon dernier billet.)

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    3. Je ne lis guère les essais mais pourquoi pas.
      Je note pour mes longues soirées d'été qui approchent.

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