samedi, novembre 28, 2020

Du hasard et de son corollaire

 


Le hasard n'existe pas.

Et pourtant, je pourrais en témoigner longuement, je lui dois tout. 

Ce billet n'est pas adressé aux presque vieux comme moi pour qui la vie a quasiment tout dit. En ces temps pandémiques où la muselière est de rigueur, où nos libertés de mouvements sont réduites par d'obscurs bureaucrates, il est à destination des jeunes qui pourraient tomber sur ce blog.

Le hasard n'existe pas sans son corollaire indispensable : le mouvement. Si vous restez dans votre canapé devant Netflix ou la dernière Play-Station de Sony, il est très improbable que vous le rencontriez un jour, le hasard et ses surprises, ses bonheurs et ses déceptions aussi, ces moments qui parfois décident de votre vie. Le hasard n'existe pas si vous ne décidez pas d'aller à sa rencontre. Tachez par tous les moyens d'être libres, et vous finirez bien par le rencontrer pour, je vous le souhaite, le meilleur.

C'est pourquoi à rebours de tout ce que vous pouvez entendre et lire, je vous dis : bougez ! Sortez ! Vivez !

Bon an mal an on ne vit qu'une heure.

vendredi, novembre 27, 2020

Ne l'oublions pas


Ce n'est pas parce que les temps sont pénibles qu'il faudrait oublier les bonnes traditions (même si celle-ci est relativement récente : 1951 avec des dates changeantes pour sa commercialisation avant que cette dernière ne soit définitivement fixée au troisième jeudi de novembre en 1985).

Je veux bien sûr parler du Beaujolais nouveau. 

Hier dans un souci de facilité, Covid oblige, c'est dans la supérette de mon quartier j'ai jeté mon dévolu sur le "Dubœuf Villages 2020". Eh bien je dois dire que c'est une vraie réussite. Il est long en bouche et ensoleille durablement nos papilles gustatives. Ce vin nouveau, que beaucoup se plaisent à étriller, c'est le printemps qui chante en plein hiver, c'est une fête dans la grisaille et la morosité en attendant le retour des jours heureux, comme dirait l'autre.

Une fête à 6,60 €, ce serait bête de s'en priver !

Derrière minute :

J'ai voulu savoir ce que la célèbre application Yuka (qui note l'alimentation) en pensait de mon beaujolpif. Voici son verdict (en se trompant sur l'année d'ailleurs...) :



jeudi, novembre 26, 2020

Gérald...!!!

 



Gérald...!!!

Tu la veux comment ta police ? Armée de petits bâtons en mousse ?

Tu as semblé meurtri, choqué, affligé par ce croc-en-jambes fait à ce migron (contraction de mignon-migrant) l'autre jour place de la République. Pourtant ça n'avait rien à voir avec un tir de LBD ! C'est moche mais ça fait moins mal. Non ? Et ce soir c'est SANS MÊME CONNAÎTRE le fin mot de l'histoire que tu scelles le sort de trois policiers, sans rien savoir de ce qu'il s'est passé AVANT les images.

Gérald...!!! 

Tu vas trop vite en besogne, tu crois bien faire et tu te plantes. Reste calme si tu le peux. Souviens toi de ce qu'endurent nos policiers, tes policiers, tous les jours, tous les soirs dans nos banlieues sensibles. Tu es leur ministre et ils attendent de toi un soutien indéfectible. INDÉFECTIBLE !

N'écoute pas les donneurs de leçons, les moralisateurs, les curés des droits de l'homme : trop peu se sont émus des mâchoires arrachées, des yeux perdus, lors des manifestations des gilets jaunes.

Gérald...!!! 

Sois ministre de l'intérieur ou cède la place. 

Aphorisme du matin

 


Quoi de pire que de se réveiller un matin avec l'air de "Tata Yoyo" dans la tête ?

J'ai beau chercher je ne vois pas...

mardi, novembre 24, 2020

Le confinement élastique



Si j'ai bien compris président ce soir, notre laisse va se relâcher : d'un kilomètre nous passons à vingt, et nous aurons trois heures pour faire nos besoins. 

Father Mackenzie...

 


... n'est pas mort, 

Il nous enchante encore. 

À propos du Pape et de ses délires pro-migrants :

Oui , j'avoue je suis bien nostalgique

Du temps des temples et des portiques
Quand on traitait la secte sans antalgiques
Au moyen de lions thérapeutiques
Par milliers alors , la gent christique
Dans les arènes du monde antique
Dans la peur , la diarrhée et les coliques
Contribuait au divertissement comique
Des gens de bien et de la plèbe euphorique
Et par cet excellente méthode fauvistique
César assurait la stabilité politique
Limitant l'expansion de la secte rabique
Et l'influence de son gourou post rabbinique .
Garantissant la paix , les arts et l'ordre publique
De la Gaule chevelue à la Cyrénaïque
Des bords du Rhin jusqu'au désert libyque
Tout en exerçant une pression écologique
Sur le stock de lions et de fauves d' Afrique
A la grande joie des tribus erratiques
Et de tous les autres éleveurs de biques
Qui en honorait César par des danses frénétiques
En battant des pieds et des mains de façon rythmique .

Sur ce médecin et ses fumeux conseils (laisser papy et mamie manger la bûche de Noël seuls dans la cuisine) :

A Noël  j'offre à ma Mamy
Un jeu de Covidoly
Passez par la case Rivotri
Prenez Vingt Mille
Avec la carte Ventilation
Sortez de prison
Rendez vous à la gare
Ne passez pas par la case Départ
Sans entrer en réanimation
Rue Salomon
Hypothéquez votre hôpital
Rue Gabriel Attal
Boulevard Blachier
Double loyer
Ah la carte Redemsivir
Il n' y a pas pire
Caisse de communauté
Vous êtes intubé
Oh que j'aime jouer avec Mamy
Au grand jeu du Covidoly
Avec Papy on ne peut plus jouer
Ils l'ont piqué en Février


dimanche, novembre 22, 2020

Initials BB

                                                       Et Dieu créa la Femme


Notre Marianne nationale livre cette semaine dans Paris-Match une interview que l'hebdomadaire intitule fort malencontreusement, à mon avis, "l'interview provoc". Pourquoi "provoc" (sic) ? Honnête, franche, sincère, libre, surtout libre, me semble des adjectifs plus appropriés. C'est en effet l'interview d'une femme qui ne se cache pas derrière son petit doigt, qui ne calcule pas ses mots, celle d'une femme forte à qui on impose pas son vocabulaire, ne se laisse pas impressionner par l'air du temps. D'ailleurs en cela elle ne nous surprend pas. Cette liberté de ton devrait faire d'elle, si l'époque était moins tordue, la véritable icône féministe, la porte-parole, la référence, l'exemple chimiquement pur de la femme libérée.

Voici quelques extraits choisis :

Et l'amour de votre mari, Bernard d'Ormale, que pèse t-il dans tout cela ?

C'est mignon, l'amour de Bernard, bien sûr; mais j'en ai eu d'autres... jamais l'amour d'un homme ne m'a donné envie de continuer de vivre. C'est la détresse animale qui me porte et me donne envie de me battre, de continuer...


Avec le confinement, retrouvez-vous un peu du Saint-Tropez que vous avez connu quand vous et vos parents y avez débarqué au début des années 1950 ?

Mais de quoi parlez-vous ? Quand j'ai connu Saint-Tropez, c'était un petit village de rien du tout, au trou du cul du monde, où vivaient trois pelés et quatre tondus, tous natifs de l'endroit. C'est devenu une horreur, un endroit pour milliardaires, sans âme, sans charme, défiguré. De toute façon, je n'ai plus rien à y faire : tous ceux que j'aimais sont morts et les petites boutiques qui me plaisaient ont toutes disparu, remplacées par des enseignes de luxe, comme on en trouve partout.

[...] c'est abominable, la manière dont on traite notre planète. Elle étouffe, implose sous le poids d'une démographie incontrôlable dont découlent tous les malheurs qui nous arrivent : réchauffement climatique, inondations, feux... Et ce n'est pas fini. Je crains que le coronavirus et d'autres épidémies qui déjà s'annoncent ne remettent douloureusement les pendules à l'heure. Quand les cinq milliards d'êtres humains en trop sur cette terre auront disparu, la nature reprendra ses droits.

Voulez-vous dire que, d'une certaine façon, ce virus est une bonne chose ?

Oui, c'est une sorte d'autorégulation de cette démographie que nous sommes incapables de contrôler. L'être humain n'ayant pas d'autres prédateurs que lui-même, seules les forces naturelles peuvent le contraindre à la raison.

[...] j'ai connu une époque où le sort des femmes était beaucoup moins rigolo. Au point que j'ai un peu l'impression qu'aujourd'hui on se plaint de tout et de rien. Trouver qu'une femme est belle va devenir un crime, si ça continue. Moi, j'ai aimé être regardée, et quand on me mettait la main aux fesses, ce qui arrivait rarement, je trouvais ça plutôt amusant.

Regrettez-vous, quelquefois, de ne pas avoir épousé un type de Neuilly possédant une usine, comme l'auraient souhaité vos parents ?

Non. Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir épousé un beau Gitan qui m'aurais emmenée vivre dans sa roulotte tirée par des chevaux et regardée danser au son de sa guitare. J'aurais adoré vivre comme cela.

Vous, la fille de bourgeois du 16e arrondissement de Paris, vous soutenez les gilet jaune... Vous avez le cœur à l'extrême gauche ou à l'extrême droite ?

J'ai le cœur au milieu.

Ne me dites pas que vous êtes centriste !

Non, je suis pour un gouvernement autoritaire, capable de mettre de l'ordre dans tout le fourbi que nous vivons. Mais je sais aussi peser le pour et le contre des propositions, des arguments développés par chaque parti politique. Quand je pense que le gouvernement actuel laisse en marge de pauvres citoyens qui, même en travaillant dur, doivent vivre avec moins que les aides concédées à tous ces migrants qui nous assaillent, ça me révolte je suis scandalisée de la détresse dans laquelle sont plongés les démunis. À travers le courrier que je reçois, j'en connais un bout de ce côté-là.

Vous semblez persister, pourtant vous avez été condamnée cinq fois, entre 1997 et 2008, pour incitation à la haine raciale. Cela nous a pas donné à réfléchir ? Vous ne regrettez jamais vos paroles ?

Pas du tout. Je m'en fous, et je vais être condamnée encore...[...] Je n'arrête pas d'être mise en examen pour tout un tas de trucs, et je continue, rien ne m'arrête. Ce qu'il m'en coûte ? Je m'en fous. Tout l'argent que j'avais, je l'ai donné à ma fondation. Le peu qu'il me reste, comme je n'ai pas besoin de beaucoup, je peux leur laisser. Et s'il n'y en a pas assez pour payer les dommages, j'irai en taule. Ça, ça me ferait rire.

Pour qui priez-vous ?

Pour les animaux. Je ne demande jamais rien pour moi. Parfois, cela m'arrive de le faire pour des proches, quand ils traversent des moments vraiment graves.

Et pour l'humanité ?

Je n'en n'ai rien à foutre de l'humanité... [...] chacun vit sa vie comme il peut. Moi aussi j'ai connu la guerre et y ai survécu.

 

Voilà, voilà...

Et merci à elle pour ces bonnes paroles (le reste dans Paris-Match de cette semaine).


vendredi, novembre 20, 2020

Vendredi noir

 


J'ai viré le précédent billet. D'ailleurs peut-on parler de billet quand ce n'était que le copier/coller de la page Wikipédia  consacrée à la société de consommation ? Non assurément. Et non mille fois non je n'ai pas chopé je ne sais quel Covid mental :) !

Ce que je tentais d'expliquer avec lui c'est que depuis la dernière guerre nous vivons dans ce qu'on a appelé dans les années 60 "la société de consommation", ces années qui firent la fortune des Leclerc par exemple, et que nous sommes encore voire plus que jamais en plein dedans. Le citoyen est devenu consommateur, consommateur interchangeable et aux identités variées. Mais nous étions encore au sortir de la guerre un petit peuple de 40 millions d'habitants rétif à l'endettement, aux offres promotionnelles et autres "Black Friday". Pour tout dire nous étions encore très conservateurs et dépensions que le juste nécessaire, allergiques aux découverts, aux crédits à 21% d'intérêts. L'immigration a fourni la masse supplémentaire de consommateurs qui manquait aux industries naissantes. Nous sommes aujourd'hui bientôt 70 millions d’habitants et de peuple de citoyens nous sommes devenus ce que d'aucuns ont nommé "le peuple masse" (venez comme vous êtes). La redistribution par l'impôt fut le carburant de cette nouvelle économie. Nous en sommes encore là aujourd'hui, même si l'expression "société de consommation" semble datée et n'est plus guère employée. Mais un virus est venu enrayer la machine. Pour la sauver on déverse des milliards naguère introuvables ; il n'y a pas "d'argent miracle" disait-on il y a peu. Aujourd'hui le nouveau mot d'ordre c'est "quoi qu'il en coûte". Et les complotistes voudraient nous faire croire qu'il s'agit là d'une conspiration à l'échelle mondiale... Pure folie ! Des secteurs économiques entiers (aéronautique, loisirs, etc...) mis à mal, menacés de faillite ! Pour quel but inavoué ? On peut me dire ?  

Le report du Black Friday, saloperie importée comme tant d'autres des USA, illustre assez bien mon propos : il faut sauver le système et avec lui le soldat consommateur.

samedi, novembre 14, 2020

De la résurrection et de ses inconvénients

 


Moi qui navigue entre deux âges, comme le chantait le regretté Brassens, qui suis volontiers agnostique ascendant catholique, je me pose souvent la question de la mort et de la résurrection portée par le message chrétien.

Non parce que de vous à moi ressusciter c'est vachement risqué quand on y songe ! 

C'est prendre le risque d'avoir une vie encore plus merdique que la précédente, je vous laisse imaginer les scénarios.

À tout prendre je crois que je préfère devenir carbone et finir dans quelques millions d'années diamant au cou d'une belle.