mardi, novembre 24, 2020

Le confinement élastique



Si j'ai bien compris président ce soir, notre laisse va se relâcher : d'un kilomètre nous passons à vingt, et nous aurons trois heures pour faire nos besoins. 

Father Mackenzie...

 


... n'est pas mort, 

Il nous enchante encore. 

À propos du Pape et de ses délires pro-migrants :

Oui , j'avoue je suis bien nostalgique

Du temps des temples et des portiques
Quand on traitait la secte sans antalgiques
Au moyen de lions thérapeutiques
Par milliers alors , la gent christique
Dans les arènes du monde antique
Dans la peur , la diarrhée et les coliques
Contribuait au divertissement comique
Des gens de bien et de la plèbe euphorique
Et par cet excellente méthode fauvistique
César assurait la stabilité politique
Limitant l'expansion de la secte rabique
Et l'influence de son gourou post rabbinique .
Garantissant la paix , les arts et l'ordre publique
De la Gaule chevelue à la Cyrénaïque
Des bords du Rhin jusqu'au désert libyque
Tout en exerçant une pression écologique
Sur le stock de lions et de fauves d' Afrique
A la grande joie des tribus erratiques
Et de tous les autres éleveurs de biques
Qui en honorait César par des danses frénétiques
En battant des pieds et des mains de façon rythmique .

Sur ce médecin et ses fumeux conseils (laisser papy et mamie manger la bûche de Noël seuls dans la cuisine) :

A Noël  j'offre à ma Mamy
Un jeu de Covidoly
Passez par la case Rivotri
Prenez Vingt Mille
Avec la carte Ventilation
Sortez de prison
Rendez vous à la gare
Ne passez pas par la case Départ
Sans entrer en réanimation
Rue Salomon
Hypothéquez votre hôpital
Rue Gabriel Attal
Boulevard Blachier
Double loyer
Ah la carte Redemsivir
Il n' y a pas pire
Caisse de communauté
Vous êtes intubé
Oh que j'aime jouer avec Mamy
Au grand jeu du Covidoly
Avec Papy on ne peut plus jouer
Ils l'ont piqué en Février


dimanche, novembre 22, 2020

Initials BB

                                                       Et Dieu créa la Femme


Notre Marianne nationale livre cette semaine dans Paris-Match une interview que l'hebdomadaire intitule fort malencontreusement, à mon avis, "l'interview provoc". Pourquoi "provoc" (sic) ? Honnête, franche, sincère, libre, surtout libre, me semble des adjectifs plus appropriés. C'est en effet l'interview d'une femme qui ne se cache pas derrière son petit doigt, qui ne calcule pas ses mots, celle d'une femme forte à qui on impose pas son vocabulaire, ne se laisse pas impressionner par l'air du temps. D'ailleurs en cela elle ne nous surprend pas. Cette liberté de ton devrait faire d'elle, si l'époque était moins tordue, la véritable icône féministe, la porte-parole, la référence, l'exemple chimiquement pur de la femme libérée.

Voici quelques extraits choisis :

Et l'amour de votre mari, Bernard d'Ormale, que pèse t-il dans tout cela ?

C'est mignon, l'amour de Bernard, bien sûr; mais j'en ai eu d'autres... jamais l'amour d'un homme ne m'a donné envie de continuer de vivre. C'est la détresse animale qui me porte et me donne envie de me battre, de continuer...


Avec le confinement, retrouvez-vous un peu du Saint-Tropez que vous avez connu quand vous et vos parents y avez débarqué au début des années 1950 ?

Mais de quoi parlez-vous ? Quand j'ai connu Saint-Tropez, c'était un petit village de rien du tout, au trou du cul du monde, où vivaient trois pelés et quatre tondus, tous natifs de l'endroit. C'est devenu une horreur, un endroit pour milliardaires, sans âme, sans charme, défiguré. De toute façon, je n'ai plus rien à y faire : tous ceux que j'aimais sont morts et les petites boutiques qui me plaisaient ont toutes disparu, remplacées par des enseignes de luxe, comme on en trouve partout.

[...] c'est abominable, la manière dont on traite notre planète. Elle étouffe, implose sous le poids d'une démographie incontrôlable dont découlent tous les malheurs qui nous arrivent : réchauffement climatique, inondations, feux... Et ce n'est pas fini. Je crains que le coronavirus et d'autres épidémies qui déjà s'annoncent ne remettent douloureusement les pendules à l'heure. Quand les cinq milliards d'êtres humains en trop sur cette terre auront disparu, la nature reprendra ses droits.

Voulez-vous dire que, d'une certaine façon, ce virus est une bonne chose ?

Oui, c'est une sorte d'autorégulation de cette démographie que nous sommes incapables de contrôler. L'être humain n'ayant pas d'autres prédateurs que lui-même, seules les forces naturelles peuvent le contraindre à la raison.

[...] j'ai connu une époque où le sort des femmes était beaucoup moins rigolo. Au point que j'ai un peu l'impression qu'aujourd'hui on se plaint de tout et de rien. Trouver qu'une femme est belle va devenir un crime, si ça continue. Moi, j'ai aimé être regardée, et quand on me mettait la main aux fesses, ce qui arrivait rarement, je trouvais ça plutôt amusant.

Regrettez-vous, quelquefois, de ne pas avoir épousé un type de Neuilly possédant une usine, comme l'auraient souhaité vos parents ?

Non. Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir épousé un beau Gitan qui m'aurais emmenée vivre dans sa roulotte tirée par des chevaux et regardée danser au son de sa guitare. J'aurais adoré vivre comme cela.

Vous, la fille de bourgeois du 16e arrondissement de Paris, vous soutenez les gilet jaune... Vous avez le cœur à l'extrême gauche ou à l'extrême droite ?

J'ai le cœur au milieu.

Ne me dites pas que vous êtes centriste !

Non, je suis pour un gouvernement autoritaire, capable de mettre de l'ordre dans tout le fourbi que nous vivons. Mais je sais aussi peser le pour et le contre des propositions, des arguments développés par chaque parti politique. Quand je pense que le gouvernement actuel laisse en marge de pauvres citoyens qui, même en travaillant dur, doivent vivre avec moins que les aides concédées à tous ces migrants qui nous assaillent, ça me révolte je suis scandalisée de la détresse dans laquelle sont plongés les démunis. À travers le courrier que je reçois, j'en connais un bout de ce côté-là.

Vous semblez persister, pourtant vous avez été condamnée cinq fois, entre 1997 et 2008, pour incitation à la haine raciale. Cela nous a pas donné à réfléchir ? Vous ne regrettez jamais vos paroles ?

Pas du tout. Je m'en fous, et je vais être condamnée encore...[...] Je n'arrête pas d'être mise en examen pour tout un tas de trucs, et je continue, rien ne m'arrête. Ce qu'il m'en coûte ? Je m'en fous. Tout l'argent que j'avais, je l'ai donné à ma fondation. Le peu qu'il me reste, comme je n'ai pas besoin de beaucoup, je peux leur laisser. Et s'il n'y en a pas assez pour payer les dommages, j'irai en taule. Ça, ça me ferait rire.

Pour qui priez-vous ?

Pour les animaux. Je ne demande jamais rien pour moi. Parfois, cela m'arrive de le faire pour des proches, quand ils traversent des moments vraiment graves.

Et pour l'humanité ?

Je n'en n'ai rien à foutre de l'humanité... [...] chacun vit sa vie comme il peut. Moi aussi j'ai connu la guerre et y ai survécu.

 

Voilà, voilà...

Et merci à elle pour ces bonnes paroles (le reste dans Paris-Match de cette semaine).


vendredi, novembre 20, 2020

Vendredi noir

 


J'ai viré le précédent billet. D'ailleurs peut-on parler de billet quand ce n'était que le copier/coller de la page Wikipédia  consacrée à la société de consommation ? Non assurément. Et non mille fois non je n'ai pas chopé je ne sais quel Covid mental :) !

Ce que je tentais d'expliquer avec lui c'est que depuis la dernière guerre nous vivons dans ce qu'on a appelé dans les années 60 "la société de consommation", ces années qui firent la fortune des Leclerc par exemple, et que nous sommes encore voire plus que jamais en plein dedans. Le citoyen est devenu consommateur, consommateur interchangeable et aux identités variées. Mais nous étions encore au sortir de la guerre un petit peuple de 40 millions d'habitants rétif à l'endettement, aux offres promotionnelles et autres "Black Friday". Pour tout dire nous étions encore très conservateurs et dépensions que le juste nécessaire, allergiques aux découverts, aux crédits à 21% d'intérêts. L'immigration a fourni la masse supplémentaire de consommateurs qui manquait aux industries naissantes. Nous sommes aujourd'hui bientôt 70 millions d’habitants et de peuple de citoyens nous sommes devenus ce que d'aucuns ont nommé "le peuple masse" (venez comme vous êtes). La redistribution par l'impôt fut le carburant de cette nouvelle économie. Nous en sommes encore là aujourd'hui, même si l'expression "société de consommation" semble datée et n'est plus guère employée. Mais un virus est venu enrayer la machine. Pour la sauver on déverse des milliards naguère introuvables ; il n'y a pas "d'argent miracle" disait-on il y a peu. Aujourd'hui le nouveau mot d'ordre c'est "quoi qu'il en coûte". Et les complotistes voudraient nous faire croire qu'il s'agit là d'une conspiration à l'échelle mondiale... Pure folie ! Des secteurs économiques entiers (aéronautique, loisirs, etc...) mis à mal, menacés de faillite ! Pour quel but inavoué ? On peut me dire ?  

Le report du Black Friday, saloperie importée comme tant d'autres des USA, illustre assez bien mon propos : il faut sauver le système et avec lui le soldat consommateur.

samedi, novembre 14, 2020

De la résurrection et de ses inconvénients

 


Moi qui navigue entre deux âges, comme le chantait le regretté Brassens, qui suis volontiers agnostique ascendant catholique, je me pose souvent la question de la mort et de la résurrection portée par le message chrétien.

Non parce que de vous à moi ressusciter c'est vachement risqué quand on y songe ! 

C'est prendre le risque d'avoir une vie encore plus merdique que la précédente, je vous laisse imaginer les scénarios.

À tout prendre je crois que je préfère devenir carbone et finir dans quelques millions d'années diamant au cou d'une belle.


Hold-Up

 


 

Bon  ben je l'ai vu ce film dont Libération faisait sa "une" hier, ce film qui a reçu l'opprobre de toute les chaînes d'info en continu ce vendredi. 

Qu'en dire ?

D'abord qu'il est très bien réalisé, on voit que leurs auteurs maîtrisent la technique. On pourrait se croire dans un numéro "d'Envoyé Spécial" ou de "Pièces à conviction" mais en beaucoup (trop?) plus long : 2h50. C'est d'ailleurs son principal défaut. Il est accusé ce film, d'être complotiste, de diffuser des "fake-news". C'est vrai et ce n'est pas vrai. Les deux premiers tiers du film reposent sur des faits connus de tous, ressemblent aussi à un grand plaidoyer pour le protocole du Professeur Raoult. Ils posent aussi la question aujourd'hui encore sans réponse de l'origine réelle du virus. Les intervenants sont de célèbres ou moins célèbres docteurs, professeurs, avocats, quelques anonymes aussi. Ces faits sont sourcés et parfaitement vérifiables mais ne nous apprennent pas grand-chose que nous ne savions déjà. En revanche oui, le dernier tiers bascule dans le complotisme le plus total. Que vient faire le "grand reset" dans toute cette histoire ? Et celui d'un projet de gouvernance mondiale dont la pandémie offrirait opportunément l'occasion ? Étant comme nous dans le flou face à l'épidémie, les auteurs semblent chercher une justification, une explication, dans des thèses fumeuses et peu crédibles. Ce dernier tiers est de trop et rien que pour lui Douste Blazy, qui a apporté sa contribution au projet, a bien raison de se désolidariser du film. 

Cette histoire de grand reset et de gouvernance mondiale sont la nouvelle tarte à la crème des nouveaux complotistes comme naguère l'était  celle des Illuminati. Quand on me sert cette théorie je demande toujours si la Grande-Bretagne brexiteuse, l'Iran, la Russie (notre ennemie héréditaire), les USA isolationnistes, la Chine expansionniste et dominatrice, la pauvre Afrique, les pingouins du Groenland, font partie du complot, si la capitale de ce nouvel ordre mondial sera Jérusalem comme le rêvait à voix haute Jacques Attali. Dans l'idée du "grand reset" il y aurait par exemple l'effacement des dettes. Et alors ? Le procédé existe depuis toujours : dettes de guerres effacées, dettes africaines annulées etc... Que veulent d'ailleurs encore dire ces dettes dont on serait bien incapable de mettre le bon nombre de zéros après le chiffre initial ? Elles sont devenues ridicules par leurs montants exorbitants, ne disent plus grand-chose. On a suffisamment d'emmerdes comme ça je trouve, sans nous en fantasmer d'autres...

Bref...

Si on veut se faire une idée du film, on peut le visionner ICI.     

jeudi, novembre 12, 2020

L'affaire des mollets anonymes




Comme on peu le constater j'ai changé l'illustration de mon billet précédent. Ça le rend beaucoup moins glamour, plus terne, mais ça a le mérite de lever toute équivoque. 

C'est Maître Goux qui, sur le ton de la plaisanterie bien sûr, a attiré mon attention sur le fait qu'elle pourrait passer pour une forme de "harcèlement sexuel", le fait d'un pervers fétichiste. Il n'en est rien évidemment, et je la trouvais bien innocente cette image. Sur la Croisette durant la quinzaine on en voit de plus croustillantes, et les appareils photos crépitent sans arrêt avec ou sans le consentement des intéressés(ées). Qu'importe : le commentaire de DG a semé le trouble dans mon esprit, d'où cette antenne en noir et blanc pour illustration désormais, antenne qui était sur les toits des studios des Buttes-Chaumont du temps de la défunte ORTF. Tant pis pour ceux qui l'avaient commentée cette photo de mollets anonymes et dont j'ai viré les remarques.

D'où venait cette photo ? 

Il s'agissait d'un extrait, d'une modification, d'un recadrage d'une photo beaucoup plus large à l'origine où pour le coup il aurait été facile de reconnaître les propriétaires de ces jolies gambettes. Mais même dans ce cas je ne suis pas sûr qu'il y aurait eu une quelconque atteinte à la vie privée, la photo ayant été prise il y a près de deux décennies dans un contexte tout ce qu'il y a de plus public. Mais dans cette époque pudibonde, où tout devient prétexte aux poursuites et à l'incompréhension, il est préférable de rester sur ses gardes : il n'y a guère en effet que les rappeurs qui peuvent encore publier en toute impunité les pires insanités. Je garderai donc à l'avenir mes photos pour moi. 

Puisse la sérénité revenir sur ce blog et paix aux hommes de bonne volonté. 

mercredi, novembre 11, 2020

Voilà, c'est fini

 

 

                                            Je suis l'âme en peine qui secoue ses chaînes

                                                                             Aux studios des Buttes-Chaumont...

C'est fini,

je ne remettrai plus les pieds sur un plateau de télévision. En tout cas pas pour y travailler. L'âge, les profondes mutations du métier comme on dit pudiquement, et pour finir le Covid 19, auront eu raison de ce qui constitua toute mon activité professionnelle depuis mes 20 ans. Depuis ce jour de septembre 82 où je gravissais fébrile les escaliers des studios des Buttes-Chaumont, sans savoir encore que plus jamais je ne quitterais ce milieu. J'allais découvrir étonné, émerveillé, tout un monde de paillettes, de costumes, de décors en carton-pâte, une bulle enchanteresse, le plateau des Carpentier, ceux de Polac et des dramatiques en direct, leurs coulisses et tous ses soutiers qui devinrent mes compagnons, les grands ateliers dits de pré-montage que traversaient les Coco-Girls dans leurs tenues affriolantes sous le regard attendri ou concupiscent des ouvriers (rêve pas, c'est pas pour toi coco...). 

Que dire de ce métier (sans trop m'étendre) ? Il m'aura apporté une liberté exceptionnelle, l'impression aussi (surtout au début) de vivre une fête perpétuelle, même si souvent les journées étaient d'une durée invraisemblable. Plus tard, bien après mes activités rue des Alouettes, combien de fois suis-je rentré tard dans la nuit, tôt le matin, avec les yeux ne demandant qu'à se fermer. Il me fallait lutter pour ne pas m'endormir au volant et je redoutais plus que tout l'interminable tunnel de la Défense, ses lumières latérales orange qui avaient sur moi, après une journée de 14 heures, un effet hypnotique. Parfois un coup de klaxon appuyé me ramenait dans ma file, mon cœur se mettait à battre à 200 : j'avais frôlé l'accident. Trois heures... Je m'écroulais enfin dans mon lit, épuisé mais heureux. J'avais participé à un évènement historique, travaillé dans un lieu improbable, je revenais d'Afrique ou d'Italie, de Cannes ou des plages de Normandie, d'un terrain de foot ou d'un théâtre, de la chapelle Royale de Versailles, dans laquelle un grand chef d'orchestre Anglais venait de donner un éblouissant concert devant un public choisi, souvent d'un lieu où personne ne va ou n'aurait idée que l'on puisse s'y rendre.  

C'est fini, et si je regarde en arrière j'ai l'impression d'avoir vécu un songe.

lundi, novembre 09, 2020

We're all living in Amerika

 

Ces derniers jours, parcourant les chaînes d'info en continu qui toutes nous abreuvaient de "direct live", de "  breaking news" du Nevada ou de la Géorgie, un titre du groupe Rammstein s'est incrusté dans mon cerveau, s'est imposé comme une évidence. Il faut dire qu'il illustre à la perfection notre soumission à l'influence nord-américaine :

We all live in amerika.


dimanche, novembre 08, 2020

On ne devient pas homme


On l'est ou pas :

Les deux policiers qui ont tué le terroriste islamiste lundi soir dernier ont été honorés par leur pays :



SOURCE



C'est tout pour aujourd'hui.